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FORME GÉNÉRALE DE L'OUVERTURE

§ 994.— li existe quelques ouvertures à un seul mouvement, lequel, en pareil cas, est un mouvement vif. Telles sont celles des Noces de Figaro de mozart et du Mariage secret de CIXAHOSA.

Le» A'oces de Figaro. Oim-riur Presto.

Le Mariage secret , Ouverture.

A f (»- " i <j inolln.

Lare

( Itien entendu, nous considérons comme quantité négligeable les/rois mesures en mouvement large qui servent deprf/tfifeàcedi'rnier morceau,)

rs

§ 995.— Mais, le plus souvent, une ouverture se compose de deux mouvements principaux. dont l'un est plus ou moins lent et l'autre plus ou moins vif. sans préjudice de ceux qui peuvent se présenter incidemment .(bon* appellerons Andante le mouvement lent, et Allegro le mouvement ci/, quel que soit leur degré de vitesse nu de lenteur.)

Voici quelques exemples d'ouvertures a (/eiu- mouvements. MOZART La fViî/p enchanle'e

Don Juan

CHERUBINI Lfs dems journées

ROSS INI L'Italienne a Alger.

ta Gazza ladra

weber Obéron

» /.r Freischiitz .

Adasin.

^Ts, Allegro ccn fimco.

Adagin.

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Comme ouverture» à deux mouvement», citons encore celles de La Dame blanche <%t des 0?«.r riuifti de BOÏELDltl . celles de tu Muette de l'or/ici et d'Haydée d'Al'BKK

55 99t>.— Il y ;i aussi des ouvertures Si trois, quatre mouvements et />/ms. Tarmi les Ouvertures a trûi» maniements nous citerons les suivantes: R0SS1N1 -Maometto secondo - Maestoso (|) Amiante maestoso (|) Allegro moderato (c.Y >

\n.iiu -Preciosa— Allegr oderato (|) Moderato (|] Allegro cou fuoeo (C.)

Al But -Le Domino noir- Allegretto (2) Allegro non troppo ($) Allegro assai (§) mini -Charles VI— Moderato assai (c) Adagio (**) Allegro non troppo (c.) Le Val d'Andorre-^ Andantino (§) Allegretto (§) Allegro moderato (C.j

£ 997.— L'ouverture de Guillaume Tell de rossini a quatre mouvements: Audaute(g) Ulegro (c) second Amiante (j* ) Allegro ivace f|).

§ 998.— L'ouverture de La Part du diable d'Ai'BER change sept fois de mouvement; celle de Gatathée de VICTOR MASSÉ en change dix fois. Ces dernières coupes sont tout à l'ait exceptionnelles.

§ 999— Du reste, quand on puise dans un opéra les éléments constitutifs de son ouverture, la COM^e de celle-ci dépend beaucoup, on le conçoit, de la nature, du nombre et de {'importance de ces éléments, qui sont les matériaux au moyen desquels on la construit.

§ lOOO.-Quant à l'ouverture que l'on compose de toutes pièces (§ 991) on lui donne la/orme que l'on veut, puisque les thèmes dont on se sert pour la bâtir sont imaginés en rue de sa construction.

§ 1001.— Certaines ouvertures sont de véritables tableaux.TeWe est celle du Jeune Henri de mf.hu., qui représente une chasse à courre, ainsi que celle de Guillaume Tell ci-dessus mentionnée, qui est une peinture de différentes scènes de la nature Alpestre.

§ 1002.— La coupe de pareilles ouvertures (genre descriptif ) est, nécessairement,; subordonnée aux programmes que s'imposent leurs auteurs.

USITÉ TONALE ET RAPPORTS DE TONALITE qui doivent exister entre les diverses parties de l'ouverture

£ 1003— Sauf des exceptions extrêmement rares, l'unité tonale a été observée dans la composition des ouvertures, qui, presque toutes, commencent et finissent dans le même ton.-Cest la un principe qui doit être généralement suivi.

^ 1004.— Mais, s'il en est ainsi du ton, il en va différemment du mode.

§ 1005.— tu effet, un grand nombre d'ouvertures commencent en mode mineur et finissent en mode majeur (même tonique)

Telles sont celles des ouvrages suivants:

Don Juan (ré mineur, ré majeur;) Guillaume Tell (mi mineur, mi majeur;)

Le Domino noir (fa mineur, fa majeur; ) Charles VI (ré mineur, ré majeur;) etc.

(*) Il esl à remarquer que cette ouverture commence par deux- mouvements lent» de suite, donl le premier a quatre-vingt-cinq mesure* et le second quatre-vingt-dix, alors que {'allegro moderato qui la termine n'en a que cinquante-quatre.— C'est le seul cas que nous connaissions d'une ouverture où les mouvementé lents tiennent une aussi large place.

t.L.'.lf't-.'

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