PROSODIE
lj 1111.— Ou»' les paroles soient lutines ou françaises, lu prosodie doit en être absolument correcte. (Pour la prosodie française, >oir les pages liiy à 251.)
^ 111*2.— Quant à la prosodie latine, an fera bien délire le $ 735 qui la concerne; mais, cela ne saurait suffire aux //<■* nombreux musiciens qui ne savent pas le latin.
Kl même, parmi les musiciens français qui ont fait leurs classes latines, il en est beaucoup qui ignorent cette question de là prosodie, car, dans les collèges et lycées de France on ne s en préoccupe nullement, et l'on accentue le latin comme lefrancais, en appuyant sur la dernière syllabe sonore de chaque mot; ce qui est une grosse faute, une grâce erreur.
S 11 Kl.— .Nous conseillons donc, instamment, aux compositeurs qui sont dans ce cas, de se faire indiquer à l'avance, par quelqu'un de compétent, les syllabes d'appui des mats latins qu'ils veulent mettre en musique, afin de leur faire porter l'accent ftmiV/ue.c est-à-dire l'accent le jilus marque. ($ 727,1
§ 1114.— Quant a ceux qui ignorent le latin, il est indispensable, en outre, qu'ils se procurent la traduction littérale du /c.r/e sacré sur lequel ils doivent composer leurs cA«w/s,afin de ne pas commettre d'hérésies, c'est-à-dire des non-sens ou des contre-sens; ce qui ne manquerait pas d'arriver s'ils ne prenaient cette précaution.
CHŒURS RELIGIEUX et CHANTEURS D'EGLISE
$ 1115.— Les choeurs religieux sont, généralement, composés pour des voix de soprano rontraita, ténor et basse.
§ 1116. — On sait que les parties de soprano et de contralto sont chantées à l'église par de jeunes garçons de neuf à quatorze ans.
8 1117. — Or, sauf de rares exceptions, ces voir de garçons montent moins facilement que les voir de femmes qui leur correspondent. (Voir les exemples des !j$ «?r> et bk.ïj
KTKXIHK (IKIlIXAlHK IIKS NOIX IIK JRUNKS GAIIMIXS
ClINTHU IU
TT
y.-B. — On doit user très su h reine il I îles unies indiquées parités points noirs.
^ 1118.— Quant aux chanteurs ailultes qui font partie des chœurs d'église, il s'en trouve, assurément, dont les voix sonl belles et étendues; mais, beaucoup d'entre eux sont d'anciens artistes de théâtre, qui n'ont plus tout-à-fait leurs moyens vocaux d'autrefois.
$ 111'.). — tu conséquence, le compositeur qui désire que ses chants religieux soient souven'exécutés dans les églises, doit se renfermer dans les limites des voix ordinaires.
I*) Ici. nous nous plaçons au point di1 vue txeliittiii'meni franeai*.
\ 1 ns'.e.-