‹ Traité de composition musicaleChapitre 320 sur 328 · ORGUE · texte numérisé non relu

ORGUE

§ H 21.— Sans entrer dans rie longs détails sur le mécanisme compliqué de Yorgue d'église, nous croyons utile de donner quelques explications à son sujet, afin d'éclairer les musicien* qui, n'ayant pas pratiqué ce merveilleux instrument, veulent écrire, pour lui, des morceaux ou des accompagnements,

S 1122.— C'est qu'en effet, il arrive souvent que ces musiciens traitent l'orgue absolument comme le piano, par la raison que l'un et l'autre étant des instrumenta a clavier,leor doigte est le même, ou a peu près.

^ 1123.— Mais, si lu piano et l'orgue ont, jusqu'à un certain point, cela de commun, ils différent sensiblement l'un de l'autre, sous bien des rapports.

§ 1124.— Effectivement, les sons de l'orgue ayant pour agents de production des tuyau.r et un soufflet, alors que ceux du piano sont obtenus par le choc de petits marteaux sur des cordes métalliques, il en résulte que l'émission des premiers est yu/«.s /c/j/e que celle des seconds ce qui fait que l'orgue est moins apte que le piano à bien rendre les traits d'agilité et de légèreté, \insi, entre autres choses, les trémolos et les répétitions rapides de notes ne lui conviennent pas du tout.

S$ 1125.— En revanche, les sons de l'orgue sont beaucoup plus pleins, plus puissants, plus moelleux et plus colorés que ceux du piano; et de plus, on peut les prolonger indéfiniment et dans toute leur plénitude; qualité très précieuse pour le style /jo*e et //V qui convient si bien à

la m«.s*(/«e religieuse. m ce .W à I aigu.

te i/o s

au grau* —

§ 1126.— Dans la notation de la musique d'orgue on ne dépasse pas ^" no-^ ^ ^— — mh^-

D'après cela, il semblerait que l'étendue de cet instrument n'est que de quatre octaves et demi.

§ 1127.— Mais, nous devons faire observer que certains Jeux de l'orgue produisent des sons, à une ou plusieurs octaves au-dessus de ce qui est écrit; et que d'autres lus produisent à une ou plusieurs octaves au-dessous ; ce qui augmente considérablement son étendue réelle, laquelle peut dépasser neuf octaves.

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