‹ Traité de composition musicaleChapitre 53 sur 328 · CAS EXCEPTIONNELS · texte numérisé non relu

CAS EXCEPTIONNELS

MODULATIONS HATIVES

$ 171$.— Connue exemples de modulations hâtives, voici le début de deux scherzos bien connus, dont la modulation au ton de la dominante se produit dès la seconde mesure.

TON PRINCIPAL- \.\ \> MAJELB

BEETHOVEN-Sonnfe (0p.S6.l ttji'ii r

la \> maj.

TON PRINCWAL-Kt \> MAJEUR BEETHOVEN-Sono/e (Op. Î7, X? î.)

Re\, '■ lai majeur «ODILATIOX

■ ? VlflJ .

M;iis, il convient d'observer: I" que le scherzo en la \> fait suite à Yandante con variazîoni, qui lui-même est en la b majeur, et que conséquemment, le ton principal se trouve préparé d'avance; 2- que de son côté, le scherzo en /-<; !> est attaqué immédiatement après l'adagio en do % mineur, synonyme de rtf b,et que par conséquent, si le wiorfe change à l'attaque du scherzo, le ton du moins en est 6 t'en préparé.

§ 174.— Il est rare que la tonalité principale ne soit pas celle par laquelle débute le premier motif d'un morceau.

Voici cependant ta première phrase de la Marche nuptiale du Songe d'une nuit d'été de MENDELSSOHN.qui commence par le ton de mi mineur, bien que le morceau soit en do majeur.W est vrai que les sonneries de trompettes, qui la précèdent et y conduisent, accusent nettement le ton de du.

MENDELSSCHN- Le Songe (l'une nuit dVté (Man-he nuptiale) Allegro.

IV MOTIF )li mineur

Voici, en outre, une mélodie de SCHUBEltï qui commence en ré mineur alors que sa tonalité principale est do majeur.

SCHUBERT — La verrai-je encore? (Mélodie) Publié avrc l'autorisation de UVE.CAS1MUT et C'-^Ed.-Propriétaii

Lento.

£ 175. — A moins d'avoir un talent éprouvé, il serait imprudent de s'autoriser de ces exemples Ituul excellents qu'ils sont) pour les imiter.

Des musiciens de génie tels que Beethoven, hexdei ssoiin et Schubert, (sûrs de leur science) ont pu se permettre ces hardiesses,- mais un élève qui voudrait en l'aire autant risquerait fort de se fourvoyer.

» I. UH'.l .'

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