‹ Traité de composition musicaleChapitre 67 sur 328 · AT · texte numérisé non relu

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45 Enfin, tout l'orchestre reprend à quatre parties réelles, avec de nombreux redoublements. (Voir la fin de l'exemple )

I*) On -.ait que la Contrebasse y , a l'octave |>lu?< bas, ce qui est e'i i il

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OCTAVES fcl UNISSONS CONSECUTIFS

|5 215.— On a vu (§210) comment, dans la musique d'ensemble (vocale pu instrumentale) certains dessins mélodiques peuvent être exécutes par plusieurs parties à la fois, ce qui produit, entre ces parties, des octaves ou des unissons consécutifs.

§ 216.— Cependant, dans les traités d'harmonie et de contrepoint, ces suites d'unissons ou doctares sont absolument défendues.

D'où provient donc cette apparente contradiction entre la règle et la pratique?

sj 217. —C'est que, comme nous le disons plus haut (S 2**6 ) les leçons d'harmonie et de contrepoint ne se composent que de parties réelles, c'est-à-dire de parties qui. toutes, doivent être toujours différentes les unes des autres, chacune remplissant un rôle particulier dans l'ensemble.

j| 218. —Or, quand l'oreille s'est habituée aux richesses harmoniques produites par {accord Ai ces parties diverses, si tout-à-coup, deux de ces parties, se confondant en une seule, se mettent à marcher, accidentellement, a Vunisson ou à Yoc/ave, il en résulte un appauvrissement de l'harmonie qui cause une sensation pénible.

>; 219.— Mais quand il y a parti pris, et que les redoublements à l'octave ou à Vunisson ne font que renforcer un dessin mélodique et lui donner plus de relief, sans rien retrancher de l'harmonie, ceci ne constitue pas une pauvreté, bien au contraire.

§ 220.— Le piano et i'oraue, instruments polyphoniques qui, chacun à sa manière, résument, plus ou moins, toute espèce de musique d'ensemble, jouissent du même privilège que Yorehestre, en ce qui concerne les redoublements de parties à ['octave.

$ 221.— Quant aux unissons, an piano seul ne pouvant en donner la sensation,/'/ n'existe pas, pour cet instrument, d'unissons consécutifs.

EXEMPLES DE REDOUBLEMENTS qu'on peut se permettre Al l'UNO malgré les suites d'octares qu'ils produisent

CHOPIN- Op.y.y: I. Nocturne

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QUINTES CONSECUTIVES

j> 222.— Ainsi que les octaves, les quintes consécutives sont généralement détendues en harmonie comme en contrepoint. M;iis la raison de cette défense n'est pas la même pour ces dernières que pour les premières.

Comme nous l'avons dit précédemment, les octaves consécutives sont détendues a cause de la pauvreté harmonique quelles produisent, tandis que la prohibition des quintes consécutives vient de ce que leur effet est généralement dur.

§ 223.— Donc, octaves consécutives: pauvreté; quintes consécutives: dureté.

§ 224.— Seulement, cette dureté est plus ou moins grande selon la manière dont les quintes se succèdent; et, de plus, elle peut être atténuée et adoucie par certaines dispositions des accords employés, ainsi que par la nature même de ces accords.

DES CAUSES QUI PEUVENT ATTÉNUER LE MAUVAIS EFFET DE DEUX QUINTES CONSÉCUTIVES

§ 225.— L' atténuation du mauvais effet de deux quintes consécutives peut tenir à des causes diverses.— De ces diverses causes, les plus fréquentes sont:

1- la diminution de lune des deux quintes, ( principalement de la seconde) OU du toutes 1rs deux,

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2" l'état de 1eS renversement

du 2'! accord de l'enchaînement;

■i" le redoublement, par mouvement contraire,

de la fondamentale de ce 2- accord; et particulièrement celui qui a lieu par H ton diatonique ascendant l'i''-' mineure) '."P min.

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