‹ Traité de correspondance commercialeChapitre 7 sur 118 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

CIBCdiAIBl» OV ATI» «ESTEBAinKL.

Une circulaire est une lettre dont on adresse la copie à beaucoup de personnes pour leur donner un même avis ; c'est ce qui fait qu'on imprime toujours les circulaires.

La circulaire a communément pour objet de faire part de rétablissement d'un commerce, de la formation ou de la dissolution d'une société^ de quelque changement survenu dans une maison^ d'une nouvelle signature sociale^ de la retraite ou du décès d'un associé^ etc., etc. ; enfin, son but est de donner aux correspondants un avis général ou de leur faire part d'un événement quelconque.

Une circulaire^ par ce seul fait qu'elle est adressée à un grand nombre de personnes^ n'offre qu'un intérêt secondaire à celui qui la reçoit^ bien qu'elle soit d'une utilité indispensable pour celui qui l'écrit ; aussi est-il admis qu'on peut^ sans être taxé d'impolitesse^ la laisser sans réponse.

Les circulaires les plus essentielles sont celles qui contiennent des offres de services^ et dans lesquelles tout en annonçant la fondation d'un établissement^ on cherche à se créer des correspondanls.

12 GOaRESPONBANGE GOMMERGIALB.

Cette espèce de lettres circulaires diffère peu des lettres d'offres de services auxc^ielles nous avons coasacré le chapitre suivant.

Il faut d'abord^ dans toute circulaire^ faire connaître le genre de commerce qu'on se propose d'exercer^ la raison sociale de la maison^ la signature de chacun des associés ; exposer ensuite les divers avantages de nature à mériter la préférence : tels que des capitaux considérables, les connaissances spéciales qu'on a pu acquérir^ la position sur les lieux de production ou toute autre circonstance qui puisse nous faire distinguer de nos rivaux (t).

Mais ceux qui ne peuvent s'appuyer de ces avantages positifs^ 7 suppléent le mieux possible en protestant de leur zèle ou de leur activité ; enfin, la circulaire est terminée par les signatures différentes des divers associés^ avec invitation de n'ajouter foi qu'à elles seules.

Dans le passage des lettres où l'on fait l'offre de ses services, on comprend qu'il faut s'exprimer avec beaucoup de liant et d'urbanité, mais cependant sans affectation : car, ce que la circulaire renferme de flatteur et de poli étant imprimé pour tout le monde, ne peut être considéré que comme une espèce de formule dont il est de bon go&t d'user avec mesure.

C'est seulement dans les lettres d'offres de services écrites à la main^ et destinées à une seule maison, qu'il est

(i) On écrit de doubles circalaires, lorsque lo chef d'une maison de commerce cède la suite de ses affaires à un successeur; l'un écrit pour remercier ses correspondants de la confiance qu'il en a obtenue, et leur recommander son successeur; celui-ci écrit pour réclamer la continuation de cette confiance et faire Toffre de ses serylces particuliers.

Souvent encore on ajoute à la circulaire imprimée, faisant part du principal objet qui la motive, une lettre écrite à la main sur la seconde feuille, lettre plus intime où Ton donne des avis spéciaux, et où l'on entre en propositions particulières avec certaines maisons.

On fait aussi timluer les circulaires pour pouvoir les envoyer sous bande par la poste, les affranchir, et profiter ainsi de la grande modicité du prix du port.

GIRCVLAIIIES. i 3

permis de se répandre en offres affectueuses et pleines d'aménité.

Il y a dans ces lettres bien des nuances à observer, selon le rang plus ou moins élevé de la maison qui les écrit, ou la position relative des commerçants auxquels on les adresse.

Quelques négociants, pour donner plus de poids aux offres de services qu'ils adressent à des maisons dont ils ne sont pas connus, font accompagner ces offres d'une référence, indiquant le nom des maisons généralement estimées dans le commerce, et sous le patronage desquelles ils se placent. Cette précaution, si elle était généralement adoptée, donnerait aux offres faites par lettres circulaires un caractère plus recommandable, et leur assurerail de la part du destinataire une attention qu'on refuse souvent aux offres de maisons inconnues ou non recommandées.

Paris, le... 18...

Monsieur,

J'«i l^honoeur de tous faire part que , pour témoigner à mon fils aîné ma satisfaction de ses services éclairés et du zèle dont li a fait preuve auprès de moi depuis plusieurs années, je me suis déterminé à l'associer au commerce que j*exerce sous la raison B. Lupin et C*.

Je TOUS remercie de la confiance dont vous aves honoré mon. ancienne maison, et vous prie de vouloir bien en favoriser la nouvelle, qui fera tous ses efforts pour la mériter.

Notre nouvelle société prendra la raison B. lupin père, fils et O:

Vous avez ci -dessous nos signatures respectives, dont veuillez bien pren* dre note pour n'ajouter foi qu'à elles seules.

Madame Lupin continuera de signer par procuration.

Veuillez accueillir. Monsieur, l'a^iirance de notre parfaite considération

B. LUPIN et C".

Notre sieur Lupin père signera :

Notre sieur Lupin fils signera :

Madame Lupin signera : ...

14 GOERESPONDANGE GOMVERGIÀLE.

Mexico, le... 18...

Monsieur,

Nous aTons Hionneur de tous préTenlr qu'à dater du !•' Janvier prochain nous formerons dans cette Tille une maison de commerce, sous la raison Fomachon, Escher et O*.

Nous nous occuperons essentiellement de la Tente en commission de toute espèce de marchandises.

Veuilles prendre note de nos signatures, et agréer, Monsieur, aTee roffre de nos services, nos salutations respectueuses.

FORNACHON, ESCHER et Ci*.

Notre sieur Ch.-Alex. Fornachon signera:

Notre sieur Lucien Escher signera

aéfébeucbs.

MM. Adoue frères, à Mexico et Yera-) MM. Balguerie et 0«, au Havre et à

Crus.

Bernier et Prom, J , „ Levi et Briavoine, ) Eohn, Daron et Gi«, ) à New- Frank Perret et Gally,) Orléans.

Bordeaux.

J.-F. Mail, à Bordeaux.

H.-L. Moller, ) „

' au Havre.

Jules Mathey,

Page 1