DU SECOND VOLUME
Les développements auxquels m'a entraîné l'importance toujours croissante de l'optique cristallographique ne m'ont pas permis de compléter dans ce volume, comme je l'espérais, l'exposé de la science des cristaux. J'ai dû m'y borner à l'étude des modifications que. subissent les divers phénomènes physiques lorsqu'ils ont pour siège la matière cristallisée.
La plupart de ces modifications sont susceptibles d'une représentation géométrique remarquable.
Lorsque, sous l'influence d'une certaine cause, il se pro* duit dans un corps un phénomène physique suivant une direction déterminée» la cause restant la môme en grandeur mais variant en direction, la grandeur et la direction du phénomène varient en général à la fois. Si, sur chacune des directions de l'espace issues d'un même point, on porte une longueur proportionnelle à la grandeur du phénomène qui lui est propre, le lieu des extrémités des rayons vecteurs ainsi définis est un ellipsoïde.
Je me suis attaché à montrer que cette loi est générale ; qu'elle ne dépend ni de la nature du phénomène physique, ni même de la structure réticulaire des cristaux, mais qu'elle est une simple conséquence de l'homogénéité supposée de la substance, de la