Juunt. Phys. 10 (1881) f
478 DEUXIÈ^IE PARTIE. -^ CRISTALLOGRAPHIE PfiYSIQCE
montrer que — -z — s'approche notablement plus de la constance que
ne le fait — j — .11 faudrait en conclure que les modifications intra-
moléculaires produites par les variations de la température ont une influence plus marquée sur les termes d*où dépend là dispersion.
Toutefois la différence n*est pas très considérable et, quoiqu'elle donne peut-être une moindre approximation, on peut ordinairement employer la formule, d'ailleurs beaucoup plus commode, qui suppose
la constance de — r— • a
Tériflcatloii de la loi de Ctladatone loreqve la pression varie seale. — On peut vérifler l'exactitude de la loi de Gladstone en se servant de deux ordres de phénomènes très différents, c'est-à-dire en faisant varier la densité du corps, soit par la pression, soit par la chaleur. Nous nous occuperons d'abord du cas où la pression seule varie.
Pour les gaz, lorsqu'on fait varier la pression en laissant la température constante, la loi de Gladstone paraît être presque rigoureusement exacte. G*estce que l'on peut déduire des observations de Biot et Arago, de celles dé Dulong, et plus récemment de celles de H. Ketteler, qui a fait varier la pression jusqu'au delà de deux atmosphères.
M. Jamin a étudié par la méthode des interférences, les variations d'in-
dice de l'eau comprimée, et il a déduit de ces observations que ■ ■*. ^
reste sensiblement constant; mais, dans la limite des expériences, on
fi I fit \ '
peut substituer sans erreur sensible — = — à — t — , et conclure de la
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constance d'une des quantités à celle de l'autre.
Les expériences de H. Jamin ont été reprises récemment par M. G. Quincke^ et étendues à un certain nombre de liquides. Dans le tableau suivant, on trouvera à côté de la conipressibilité fi obsenée (c'est-à-dire la variation de volume pour une pression de 1 atmosphère),
la compressibilité u« que l'on déduirait de la constance de — r-, et la
compressibilité p^ qui serait déduite de la constance de — -z — . On pourra ainsi constater que p^ s'éloigne généralement plus de jx que ne le fait fjia*