‹ Traité de cristallographie géométrique et physique (volume 2)Chapitre 114 sur 177 · D (>V. Schmidt · texte numérisé non relu

D (>V. Schmidt

Les différences ne dépassent guère ^â de la valeur. Toutefois il ne

semble pas que ces différences puissent être mises sur le compte des erreurs d'observation, et il parait nécessaire d'admettre que les molécules du sel, en «e dissolvant, subissent une modiflcation moléculaire plus ou moins considérable.

L'exemple de Tazotate de potasse est intéressant. Ce sel est isomorphe de Taragonite et a une biréfringence très élevée, presque égale à celle de ce minéral. Les 3 indices principaux sont en effet 1,5064, 1,5056, 1,3346 (Schrauf). L'indice médian est 1,4488. Or on voit que Tèneipe réfractive déduite de cet indice médian est bien celle qui persiste dans la dissolution. Les propriétés biréfringentes de la molécule persistent donc dans la dissolution, mais elles se compensent par Torientation des molécules dans toutes les directions, de manière à produire le même elfet que celui qui serait produit par une molécule uniréfringente douée de Tindice médian.

Énergie rélk^eUve spéeillqae des eomblaalsoas. — Après avoir constaté que Ténergie réfractive spécifique d'un mélange est à peu près la moyenne arithmétique des énergies des corps mélangés, on peut se demander s'il n'en serait pas encore de même lorsqu'au lieu d*on simple mélange, il y aurait combinaison des corps entre eux.

Si la loi de Gladstone pouvait encore s'appliquer dans ce cas extrême, on devinait en conclure que les propriétés réfringentes d'une molécule résultent en quelque sorte de la somme des propriétés réfringentes de chaque atome.

On pourrait donner à la loi de Gladstone ainsi étendue une forme très simple. Si l'on multiplie l'énergie réfractive spécifique d'un coips quelconque par son poids moléculaire, on aura ce que nous appellerons Vénergie réfractive moléculaire. Si deux corps. Cl et H par exemple, dont les énergies de réfraction moléculaire sont respectivement E^ et Eg se combinent entre eux pour former un composé ayant CIH pour molécule, l'énergie réfractive moléculaire du composé serait E^ -h E,. En d'autres termes, l'énergie spécifique moléculaire d'un composé serait la somme des énergies spécifiques moléculaires des atomes composants.

Cette loi serait très analogue à celle qu'a émise M. Wœstiu et d'après laquelle la chaleur spécifique moléculaire d'un composé serait égale à la somme des chaleurs spécifiques atomiques des composés.

Ces deux lois paraissent l'une et l'autre s'appliquer approximativement dans un assez grand nombre de cas, mais être tout à fait en défaut dans d'autres. On pourra en juger, pour ce qui concerne les énergies réfractives, par le tableau suivant, se rapportant à des substances qui, presque toutes, se présentent à l'état gazeux. •

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