‹ Traité de cristallographie géométrique et physique (volume 2)Chapitre 19 sur 177 · Diamant · texte numérisé non relu

Diamant

Pour définir la dureté d'un corps, on dit, par exemple, que celui-ci

est rayé par l*orthose et raie l*apatite ; ce qu'on peut encore exprimer en disant que la dureté est comprise entre 5 (numéro d'ordre de Tapilite dans Téchelle) et 6 (numéro d'ordre de l'orthose), ou encore que la dureté est 5»5.

On comprend qu*on pourrait ainsi ranger tous les corps de la nature suivant Tordre croissant des duretés, mais la dureté elle-même reste une propriété inabordable à toute spéculation mathématique qui pourrait éclairer Texpérience et en augmenter la portée, car la manière dont elle a été définie n*en fait pas une quantité.

Expériencep •cléroméirl^pies. — Seebeck a eu le premier ridée de mesurer la dureté relative de deux corps en cherchant la pression qu*il faut appliquer sur le corps rayant pour commencer à produire une rayure. Ce procédé, d'un emploi fort délicat, surtout à cause de li difficulté d'apprécier le moment où commence la rayure, a été mis en œuvre par Franz*, par MM. Grailich et Pekarek», et plus récemment par M. Exner^. Nous allons exposer les principaux résultats obtenus par ces observateurs.

L'instrument utilisé dans ces recherches et que Franz a désigné sous le nom de scléromètre se compose essentiellement d'un petit chariot C

(fig. 10) porté par dos roues mo- ^? biles sur des rails parallèles. Le

chariot est sollicité à se mouroir

Fiff. 10.

» .y Y 1 ivjiciriui CCI suiiiuiic a j«: iiiuutuii

^■^ Jgi| par un fil passait sur une poulie

' ^ fixe et tiré à son extrémité par

un poids P. Le chariot porte un plateau E, maintenu horizontal par des vis calantes; sur ce plateau est un limbe divisé^ au centre duquel une pièce mobile autour de Taie porte la plaque cristalline, à laquelle on peut ainsi donner des azimuths variés et mesurés avec précision. Un levier L, supporté par un pilier fixe A, porte d*un côté le niveau n qui en marque l'horizontalité, de l'autre côté une tige d'acier -vi terminée par une pointe fine qui repose sur la plaque cristalline. Un plateau fixé sur le levier au-dessus de la pointe reçoit des poids qui mesurent la pression exercée sur celle-ci.

La plaque cristalline étant placée dans un azimuth tel que la direction des rails soit parallèle à une ligne cristal lographiquement con-

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