‹ Traité de cristallographie géométrique et physique (volume 3)Chapitre 107 sur 164 · D (W. Schmidt · texte numérisé non relu

D (W. Schmidt

Les différences ne dépassent guère ^ de la valeur. Toutefois il ne

lemble pas que ces différences puissent être mises sur le compte des erreurs d*observation, et il parait nécessaire d'admettre que les molécules du sel, en se dissolvant, subissent une modification moléculaire plus ou moins considérable.

L'exemple de Tazotate de potasse est intéressant. Ce sel est isomorphe de Taragonite et a une biréfringence très élevée, presque égale à celle de ce minéral. Les 3 indices principaux sont en efTet 1,5064, 1,5056, 1^5346 (Schrauf). L'indice médian est 1,4488. Or on voit que Ténergie réfractive déduite de cet indice médian est bien celle qui persiste dans la dissolution. Les propriétés biréfringentes de la molécule persistent donc dans la dissolution, mais elles se compensent par Torientation des molécules dans toutes les directions, de manière à produire le même effet que celui qui serait produit par une molécule uniréfringente douée de Tindice médian.

Éaerf^e réfimetlTC spéclllque des combinaisons. — Après avoir

constaté que Ténergie réfractive spécifique d*un mélange est à peu prés la moyenne arithmétique des énergies des corps mélangés, on peut se demander s*il n*en serait pas encore de même lorsqu'au lieu d*un simple mélange, il y aurait combinaison des corps entre eux.

Si la loi de Gladstone pouvait encore s'appliquer dans ce cas extrême, on devrait en conclure que les propriétés réfringentes d'une molécule résultent en quelque sorte de la somme des propriétés réfringentes de chaque atome.

On pourrait donner à la loi de Gladstone ainsi étendue une forme très simple. Si l'on multiplie l'énergie réfractive spécifique d'un corps quelconque par son poids moléculaire, on aura ce que nous appellerons Vénergie réfractive moléculaire. Si deux corps. Cl et H par exemple, dont les énergies de réfraction moléculaire sont respectivement E^^ et

Eg se combinent entre eux pour former un composé ayant CIH pour

molécule, l'énergie réfractive moléculaire du composé serait E^^ + E^.

En d'autres termes, l'énergie spécifique moléculaire d'un composé serait la somme des énergies spécifiques moléculaires des atomes composants.

Cette loi serait.très analogue à celle qu'a émise M. Wœstiii et d'après laquelle la chaleur spécifique moléculaire d'un composé serait égale à la somme des chaleurs spécifiques atomiques des composés.

Ces deux lois paraissent l'une et l'autre s'appliquer approximativement dans un assez grand nombre de cas, mais être tout à fait en défaut dans d'autres. On pourra en juger, pour ce qui concerne les énergies réfractives, par le tableau suivant, se rapportant à des substances qui, presque toutes, se présentent à l'état gazeux.

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