AZE
cj = 712-i-7
OBSERVÉ
10».v=2Ii
CALCULÉ
D1FFÉRÈ.XCE
OBSERVA
CALCULÉ
DirrfRRRCB
CUAP. XIIL — COiNSTANTES OPTIQUES. 519
Les différences entre les nombres obseiTés et calculés sont du m(?mc ordre de grandeur que lorsqu'il s'agit des indices eux-mêmes. La formule de Cauchy à deux termes représente donc correctement la dispersion cristalline pour les radiations lumineuses.
Nous avons vu que cette formule ne peut, au moins pour le quartz, représenter à la fois la dispersion des radiations lumineuses et celle des radiations obscures. 11 en est autrement pour la dispersion cristalline, comme il résulta du tableau suivant, dans lequel les d corrcspondant aux radiations obscures ont été calculés en employant la formule appliquée plus haut aux radiations lumineuses.
QUARTZ I0».a=88i-HU.4rî
OBSERVÉ (llO0TO?lj
CALCULÉ
DIFFÉREKCE
11 résulte de là que si l'on cherchait à représenter l'indice extraordinaire du quartz par la formule de Briot, le coefficient de "k* serait sensiblement le même que pour l'indice ordinaire. On trouverait en effet
d'où Ton déduirait
Le terme en X*, dans l'expression de $, est, on le voit, négligeable.
La formule de Cauchy paraît donc représenter la dispersion cristalline dans une portion de réchello des radiations plus étendue que celle dans laquelle elle représente la dispersion ordinaire.
Quant au gypse, d'après les observations deM. vonLang, il fait exception, comme il le faisait déjà pour la dispersion ordinaire» et la disper-
sion cristalline ne peut être correctement représentée qu'en ajoutant
un terme en ri . Des nombres données plus haut, on déduit
iO'.trf = 8 16 — 44.64 i + 6.8587 i
iO».v = 165 + 25.09 i — 4.592 :i
Cette anomalie pourrait être mise sur le compte des erreurs d*observation; toutefois M. von Lang en a appuyé la réalité en montrant qu*elle se manifeste aussi dans Fécartement angulaire des axes optiques, comme il résulte des nombres suivants, mesurés à la température de \S^:
2V=57M8' Raie B
L*écartement SV passe par un maiimun pour D.
D'après M. von Lang une anomalie analogue se retrouve encore dans Torientation de rellipsoîde.
Dans le cas, qui parait être le plus général, où la formule deCauchy
à deux termes suffit à représenter la dispersion cristalline, on peut
considérer comme une mesure de la grandeur de ce phénomène le
rapport . ,,, Ce rapport parait être ordinairement assez petit; pour
les substances qu*on vient d*étudier, on a
Quartz 5^'^ ^'^^^
Calcite 0.025
Apatite 0.052
Baryte trf 0.019
Âragonite xj 0.051
Topaze xi 0.011
Nous avons vu, dans le chapitre précédent, quelle importance avait
. COAP. Xni. — CONSTANTES OPTIQUES. 521
le rapport ., lorsqu'il s'agit d'employer le compensateur à mesurer
la biréfringence des lames cristallines.
M^craioB de* axe* opcMime*. — C'est ordinairement par l'observation de la dispersion des axes optiques qu'on apprécie la dispersion cristalline des substances biaxes. Nous avons déjà parlé de ce phénomène et des procédés au moyen desquels on peut Tobserver.
Nous avons vu également que si V est le dcmi-écartement angulaire des axes optiques, on a sensiblement
Si l'on peut écrire
on aura
ï + rt «' + 5
h hf
et, si Ton peut considérer t\ et ri comme petits par rapport à 9 et à g', il viendra sensiblement
h h' Lorsque ->-;» le V correspondant aux grandes valeurs de X, c*est-
à-dire au rouge, est plus petit que le V correspondant aux petites valeurs de X c'est-à-dire au violet, on a p<;v. L'inverse a lieu lorsque h k'
Dana l'un et l'autre cas, les valeurs de V croissent ou décroissent régulièrement lorsqu'on va du rouge au violet. Cependant nous avons vu dans le paragraphe précédent, que le gypse fait, sous ce rapport, exception, si l'on s'en rapporte aux recherches de H. v. Lang.
Dans les cristaux rbombiques, les axes optiques sont astreints à se trouver dans l'un des trois plans de symétrie, et le plus habituellement» ils sont, pour toutes les couleurs, contenus dans le inéme plan. Le plus souvent même, leur ècartement diffère ftert peu, de l'extrémité
à Tautre du spectre; la différence dépasse rarement !<" ou 2", ci est souvent inférieure à ce chiffre.
C est ainsi qu'on a pour l'aragonite, d'après M. Kirchhof :
ltJ'45''
iM.
Des Cloizeaux,
rouge
jaune
bleu.
Le sulfate de baryte est considéré comme ayant une dispersion considérable avec les nombres suivants :