‹ Traité de cristallographie géométrique et physique (volume 3)Chapitre 82 sur 164 · Phil, Mag. (3), 29, p · texte numérisé non relu

Phil, Mag. (3), 29, p

rement au plan d*incidence, qui est bleu blanc pâle pour toutes les incidences, et Tautre vibrant dans le plan d*incidence, qui est jaune d*or pour les petites incidences, et bleu pour les fortes incidences.

Aaaeaax d*lnterférence observés daiM les sabstanecs eiisUil- Usées eolorées sans polarisear al analysear. — Toutes les substances que nous venons de passer en revue absorbent complètement, au moins, pour certaines directions de vibrations, une partie plus ou moins considérable du spectre, et c'est à cette absorption complète de certaines radiations que sont dues la réflexion métallique pour ces radiations et la couleur superficielle. Mais il bien vraisemblable qu'une absorption incomplète de certaines Vibrations doit produire des faits plus ou moins analogues, quoique naturellement moins intenses, à ceux que produit une absorption complète. On ne «ait encore que fort peu do choses sur ce sujet, mais une observation faite par M. Bertin est de nature à donner quelques indications.

Lorsqu'on place devant Tœil une lame cristalline bien colorée, taillée perpendiculairement à un axe optique, outre les houppes dont nous avons parlé dans la première partie de ce chapitre, on voit autour de Taxe les mêmes anneaux d*interférence que Ton observe si nettement loi*sque la lame est placée entre un polariseur et un analyseur. Ces anneaux sont d*ailleurs peu nombreux et on en voit seulement la partie qui traverse les houppes sombres; mais ils deviennent très nets et très visibles lorsqu'on place une tourmaline, soit en avant, soit en arrière de la lame.

Gomme les anneaux d'interférence ne peuvent se produire que lorsque la lumière est polarisée à l'entrée et à la sortie de la lame cristalline, il faut nécessairement que la surface même de la lame absorbante soit à elle seule un polariseur, et c'est évidenmient la réfraction à la surface qui doit produire ce phénomène. On sait en effet que la réfraction polarise partiellement la lumière de manière que l'amplitude de la vibration contenue dana le plan d'incidence soit la plus grande. Toutefois les formules de Fresnel ne donnent pour les incidences peu éloignées de la normale, comme celles dont il s'agit ici, qu'un écart très faible entre l'amplitude des deux vibrations principales du rayon réfléchi ou du rayon réfracté; et en fait on ne voit ainsi, à l'œil nu, sans polariseur ni analyseur, les anneaux d'interférence, que lorsque le cristal est absorbant.

Le phénomène signalé par M. Bertin me semble donc devoir être

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