AXES
CRISTALLOCnAPIIIQUCS
Aragonite CGaœ.
GénisUe CPbO^
bca
AïoialedepoUs. KAzO'.
Asolate d'amm. AmAiC.
cûb
Sulfate de polas. K'^O*.
abc
Cbromatedcpot. K*CO«.
abc
Sulfate d'amm. Am<SO«.
bca
» derubid.Rb<SO«.
bac
> de thaï. Tl*SO«.
bca
(«)bj = w^— f
On peut y voir le degré avec lequel ces diverses substances s'approchent de la forme hexagonale, car le prisme de l^O^" exige
a : fr = 1 : r^ = i : 0,577. On voit que Taragonite, la cérusite et l'azotate dépotasse s'éloignent assez notablement d'avoir pour forme primitive un prisme de ISO""; cependant ce sont, parmi les substances pseudo-sénaires, celles qui s'approchent le plus d'avoir pour ellipsoïde optique un ellipsoïde de révolution, car la bissectrice aigûe est dirigée suivant Taxe pseudo-sénaire et l'angle des axes optiques est très petit. Au contraire, le sulfate et le chromate de potasse dont le prisme primitif s'approche bien davantage de l'angle, de 120^, ont les axes horizontaux de l'ellipsoïde extrêmement inégaux. Pour le chromate de potasse, la bissectrice aiguë ne coïncide même plus avec Taxe pseudosénaire, ce qui se rencontre encore dans les sulfates d'ammoniaque, de rubidium et de thallium.
CaiiTAIlOCiUPBIB, T. u, 3S
498 DEUXIÈME PARTIE. -, CRISTALLOGRâPBIE PHYSIQUE.
II y a donc, comme Tindiquait la théorie, une yéritable indépendance entre les paramétres cristallographiques et les paramètres optiques, et cela explique suffisamment ce fait déjà signalé, que lorsque la symétrie de la molécule (c est-à-dire celle de l'édifice cristallin), ne régie pas l'orientation des axes de Tellipsoîde optique, celle-ci n'a pas de rapport simple avec l'orientation des axes cristallographiques.
Toutefois on ne peut pas dire que Tindépendance entre les paramètres cristallographiques et les paramètres optiques soit absolument complète, car les uns et les autres sont régis par une même cause, qui est la forme et la nature de la molécule. On peut s'expliquer de la sorte certains rapprochements remarquables. C'est ainsi que dans le tableau qui précède, les trois premières substances, dont les formes cristallines sont très voisines, ont des propriétés optiques assez semblables, et cette analogie estd'autaiit plus remarquable que ces propriétés optiques sont véritablement exceptionnelles par l'énergie tout à fait inaccoutumée de la biréfringence.
S*^ RBLATIONS ENTRE LA BIRÉFRINGENCE ET LA COMPOSITION CHIMIQVX,
Nous avons vu que la réfringence simple est déterminée principalement par la composition chimique de la molécule. On peut se demander s'il n'en est pas ainsi de la biréfringence. Comme celle-ci dépend certainement de la structure du groupement, puisqu'elle peut disparaître par exemple, quelle que soit d*ailleurs la composition, lorsque cette structure possède la symétrie cubique, on ne peut étudier l'influence propre qu'exercent les divers atomes ou groupements atomiques qu'en comparant deux molécules ne difTérant entre elles que par le remplacement d'un atome par un autre.
Or les substances cristallisées forment des groupes, composés de substances dont les formes cristallines sont, sinon identiques, du moins extrêmement voisines. Les substances comprises dans un de ces groupes sont dites isomorphes. Le plus souvent des substances isomorphes ont une composition chimique analogue, et ne diffèrent que par la substitution d'un atome à un autre, ou d'un groupe d'atomes à un autre groupe analogue. Les cinq dernières substances inscrites dans le tableau précédent composent un groupe isomorphe, dans lequel K* peut être remplacé successivement par Am*, RbS Tl*, tandis que SO* peut être remplacé à son tour par GrO^
Il est vraisemblable que les corps qui font partie d'un groupe isomorphe sont formés de molécules identiques entre elles par leur structure. Nous pouvons donc, en les comparant entre eux, voir quelle
GHAP. XUL — CONSTANTES OPTIQUES. 490
influence exerce sur la biréfringence la substitution d*un atome ou d'un groupe d*atome8 à un autre atome ou groupe d*atomes. Malheureusement les propriétés optiques n*ont été observées complètement que pour un nombre comparativement très restreint de substances cristallisées, et Tëtude ne peut porter que sur un bien petit nombre de groupes isomorphes. Les trois tableaux suivants comprennent à peu près tous ceux de ces groupes qui sont suffisamment connus.
!• CRISTAUX UNIAXES
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