‹ Traité de cristallographie géométrique et physique (volume 4)Chapitre 154 sur 181 · CONDUCTIBILITÉ MAXIMA · texte numérisé non relu

CONDUCTIBILITÉ MAXIMA

Parallèle â Taxe.

Perpendiculaire à l'axe

Idocrase

Cassitérite

Calcite

Rutile

Apatite

Quartz.

Tourmaline

Ëmeraude

Corindon?

Avec les cristaux rhombiques, on employait des lames parallèles aux plans cristallographiques p, flf* ou A*. La conductibilité maxima était dirigée suivant l'un des axes binaires contenus dans le plan de la lame, c'est-à-dire suivant la plus grande diagonale du rhombe de la ba^e, a, ou la plus petite diagonale de ce rhombe, fr, ou la hauteur du prisme, A.

CONDUCTIBiUTÉ MAXIMA.

Barytine .

Célestine.

Soufre. .

Topaze. .

Stibine. .

Aragonite Staurotide Sel de Seignette Muscovite. . .

Avec une lame p»

Avec une lame g*. Avec une lame h*.

h suivant la face m.

perpendiculaire au plan des axes optiques.

Sénarmont a en outre étudié les substances clinorhombiques suivantes :

(îypse.

Borax.

Borax. Orthose.

Épidote.

Lame de clivage j/^ — Conductibilité maxima perpendiculaire à /i< (clivage vitreux). — En taillant l'ouverture de la lame de clinquant suivant la forme d'une ellipse dont les axes sont dans le rapport de 1,34 à i, la lueur électrique s'épanouit régulièrement.

Lame 9' conductibilité maxima faisant un angle de %lfi à 85<^ avec la hauteur, de 11<> à 14® avec la base.

Lame A*. — Conductibilité maxima, suivant A.

Lame p — — a (diag. inclinée).

Lame p — — a.

Lame ^* — — presque perp. à A.

Lamep — — a.

Glaubérite. Lame perp. à la bissectrice optique — perp. à l'axe de symétrie.

Expériencea de ■• 6. iviedemaBn. — Le {)rocédé expérimental de H. 6. Wiedemann se rapproche, beaucoup plus que celui de Sénarmont, du procédé qu*avait employé Sénarmont lui-même pour l'étude de la conductibilité calorifique. 11 saupoudrait de poudre de lycopode la lame cristalline, et il posait sur celle-ci une pointe en communication avec une source d'électricité positive. L'électricité, en se répandant à la surface de la lame, chassait la poudre, qui allait former, à quelque distance, un bourrelet elliptique. Le plus grand axe de cette ellipse indiquait le sens suivant lequel la propagation électrique était la plus facile.

Les résultats de H. Wiedemann sont, au reste, d'accord avec ceux de Sénarmont, sauf pour le quartz dans lequel H. Wiedemann a indiqué la conductibilité maxima suivant Taxe, et Sénarmont suivant une direction

perpendiculaire. Hais H. Wiedemaim note que les expériences ont été difficiles.

Avec certaines substances telles que le feldspath et l'asbeste, la poudre delycopode n*était pas repoussèe par la pointe; elle adhérait, au contraire, à la lame cristalline, et en retournant celle-ci, on faisait tomber toute la poudre qui n'avait pas subi Faction électrique, tandis que celle qui avoisinait la pointe restait adhérente et était limitée par une courbe elliptique dont le grand axe était encore considéré comme dirigé suivant la conductibilité maxima. H. Wiedemann attribue cette particularité à la conductibilité notable de Forthose.

Les phénomènes mis enjeu par Sénarmont et H. G. >Yiedemann sont analogues à la production des figures dites de Lichtenberg. Or la production de ces figures, quoiqu'elle ait été Tobjel d*assez nombreuses recherches, est encore peu expliquée. On comprend donc qu'il soit impossible de dire, avec précision, quelle est, avec les propriétés électriques de la matière, la relation des directions de plus facile conductibilité superficielle observés par ces deux savants.

Page 1