‹ Traité de cristallographie géométrique et physique (volume 4)Chapitre 21 sur 181 · DURETÉ · texte numérisé non relu

DURETÉ

iltloB de la dureté. — Échelle de Molis. — Malgré rim-

portance pratique du caractère de la dureté dans les études mineralogiques» il est difficile d*en donner une définition précise.

On dit qu'un corps A est plus dur que le corps B, loi'sque, taillé en pointe, promené sur le corps B, et soumis à une pression convenable, il détermine sur celui--ci une rayure, c'est-à-dire une désagrégation linéaire plus ou moins profonde.

Si A raie B, l'inverse n'a pas lieu, et B taillé en pointe ne peut, quelle que soit la pression exercée, désagréger A; sous l'augmentation graduelle de pression la pointe de B se brise avant qu'aucune rayure se soit produite sur A.

D'un autre côté si A raie B, il raiera toutes les substances que raie B lui-même.

On a donc pu se servir de ces remarques pour dresser des échelles, comprenant un nombre plus ou moins grand de corps rangés sui- Tant l'ordre croissant des duretés. Lorsqu'on veut donner une idée de la dureté d'un corps quelconque, on la comprend entre celle de deux corps de l'échelle ; l'un rayant le corps donné et l'autre en étant rayé.

L'échelle la plus usuelle est la suivante qui est due à Hohs :

i. Talc. 6. Orthose.

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