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CHAPITRE XIV. — MESURE DES ANGLES DES CRISTAUX

Le bouton qui porte Taxe des deux alidades peut d^ailleurs se moavoir dans deux rainures que portent celles-ci, et que représente la figure. Cette disposition est nécessaire pour les observations à faire sur les cristaux engagés dans la gangUe.

Les conditions à remplir pour Texactitude de l'observation, c'est-àdire le parallélisme de Taxe de rotation à Taréte, et l'application exacte des règles sur les faces, sont assez difficiles à remplir, surtout pour les petites faces, et il a fallu à Hafiy son habileté et sa longue expérience pour obtenir avec un semblable instrument les admirables résultats qui ont fait une partie de sa gloire.

Le goniomètre de Carangeot, qu'on appelle encore goniomètre d'Haûy ou goniomètre d'application, n'est plus employé que pour les cristaux dont les faces sont dépourvues de pouvoir réfléchissant.

fionloinètre h réflexion. — Pour tous les autres cristaux, qui sont heureusement de beaucoup les plus nombreux, on a recours à un procédé ingénieux, imaginé par Malus et rendu tout à fait pratique par WoUaston. Ce procédé est fondé sur les lois de la réflexion de la lumière, et le principe en est très-simple.

Soit un cristal, portant deux faces réfléchissantes PQ, Pi/ (flg. 244), dont

Fig. 244.

l'arête commune est perpendiculaire au plan de la figure. Dans ce plan se trouvent : un point lumineux A qui sert de signal, un autre point lumineux B qui sert de point de repère, et l'œil de l'observateur. On suppose ces trois points tellement placés que sur là ligne qui joint et B se trouve l'image virtuelle de A par rapport au miroir PQ. Si déplus l'œil est placé de telle ,sorle qu'il puisse recevoir en même temps des rayons émanés du point B et les rayons réfléchis par le miroir, il verra la superposition se produire entre B et l'image de A. L'œil étant supposé rester immobile, on fait tourner le cristal autour de l'aréle commune aux deux faces PQ, PQ'; l'œil, pendant ce mouve-

m PREMIÈRE PARTIE. — CRISTALLOGRAPHIE GÉOMÉTRIQUE.

ment, cesse de voir la coïncidence entre B et Timage de A, mais cette coïncidence est rétablie lorsque PQ' est parvenu en PQ", sur le prolongement de PQ, c'est-à-dire lorsque le cristal a tourné d'un angle Q'TQ' égal au supplément de l'angle dièdre des deux plans.

Pour faire l'observation, on fi^e le cristal C (fig. 245) au moyen d'un peu de cire sur une tige Tt enfilée à frottement doux à l'extrémité d'un

quart de cercle mobile autour d'un axe A perpendiculaire â son plan ; Taxe est fixé à l'extrémité d'une tige AA' terminée par le bouton B. Cette tige^ posée à frottement doux dans un tube CC portant à son extrémité inférieure le bouton B', est reliée en haut â un limbe horizontal .circula ire LL' divisé en degrés et mobile en regard du vernier fixe V. L'appareil tout entier est porté sur trois pieds à vis calantes. Une vis de pression munie d'une vis de rappel permet de rendre à volonté .solidaires ou indépendants le vernier V et le limbe LL'.

Au moyen de niveaux à bulle d'air, on rend d'abord horizontal le limbe LL', 'ce qui, grâce à la construction spéciale de l'appareil, amène la tige AA' à être verticale. On place ensuite le cristal C de manière que l'arête du dièdre soit à peu près verticale et à peu près sur Je prolongement de l'axe de la tige AA,'. Il faut d'abord amener la verti-

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