‹ Traité de cristallographie géométrique et physique (volume 5)Chapitre 78 sur 193 · CHAPITRE III. — SYSTÈME TERNAIRE OU RHO^fliOKDUÎQUE. Ul · texte numérisé non relu

CHAPITRE III. — SYSTÈME TERNAIRE OU RHO^fliOKDUÎQUE. Ul

composent une des colonnes du tableau des pôles de la foiine lioloêdrique; les symboles des pôles inférieurs conservés sont ceux des pôles supérieurs supprimés, mais changés de signe. Si l'on projette ortho-

; Fig. U2.

gonalement les pôles sur le plan principal, on a la projection (fig, 14!2S où les points noirs désignent les projections des pôles supérieurs, et Les points blancs celles des pôles inférieurs. La forme la plus générale est

Fig. 143.

Fjg. Uï.

donc celle de deux pyramides à trois faces qui viennent se raccorder suivant un hexagone en zigzag, dont les arêtes sont peipendiculaires en leurs milieux sur les axes binaires (fig. 143 et iHy

U2 ï'BËHIÊaK PAIïTiE, ^ CRISTALLÙGRAPIUE GÉOMÉTRIQUE.

Les deux formes hémièdriques conjuguées ne sont pas superposables- On appelle formes hémiédriques droites » celles pour lesquelles, des deux p<)les supérieurs de la forme holoêdrique placés dans le mt^rae secteur de 60"*^ celui-là est cDuservè qui est à droite en regardant la tranche du plan de symétrie. Gela revient à dire que^ dans les figures ci -contre, la forme droite est celle dans laquelle en regardant une face supérieure, Tarète de Tlie^agone un zigzag la moins inclinée est située a droite de T observateur.

L*hémiédrie peut s'appliquer aux isoscéloèdres, et donne deux pyramides Iriédres accolées suivant une base commune qui est un triaugle équi latéral situé dans le plan principaL Les deux formes conjuguées sont alors s uperpo sables.

1/hémiédrie peut encore s'appliquer aux prismes dodécaèdres qui se transforment en prismes hexagonaux non réguliers ; les deux formes conjuguées sont encore superposables.

Les prismes hexagonaux de la première espèce donnent deux prismes superposables, dont la base est un triangle êquilatéral.

Les rhoniboèdres et les prismes hexagonaux de deuxième espèce sont à eux-mêmes leurs hémiédriques.

En parlant de la convention faite, il est aisé, h l'inspection d'une forme liémiédrique huloaxe, de voir si elle est droite ou gauche. On sait bien, en outre, que celle hémiédrie delà forme dévoile une dissymétrie spéciale de. rédince, et que celui-ci est alors tellement disposé que son image ne lui est pas superposable. Mais il est impossible de savoir si un édi/iee qni possède une telle dissymélrie portera exclusivement des formes du genre de celles que nous avons nommées droites, ou s'il pourra porter â la fois des formes droites et des formes gauches. La théorie est muette à cet égard; c'est à l'observation seule à nous éclairer.

Malheureusement les observations de ces phénomènes sont nécessairement fort limitées j car on ne connaît que le quartz qui présente nettement Vhémiédric holoaxe ternaire, et l'étude cristallographique du quartz est singulièrement compliquée par des phénomènes de groupement très-habituels à cette substance et sur lesquels nous reviendrons plus tard.

Quoi qu'il en soit, l'observation a montré que, parmi les cristaux de quartz^ les uns ne montrent à peu près que des formes directes droites, et les autres que des formes directes gauches. Les premiers sonl appelés cristaux drolU, ils dévient à droite Je plan de polarisation; les

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autres sont appelés cristanx gauches, ils dévient à gauche le plan de polarisation; toutefois les droits montrent très-rarement, et à Tétat de petites facettes tout-à-fait subordonnées, des formes inverses gauches. 11 est d'ailleurs à remarquer que l'observateur qui regarde un plan de symétrie bisséquant un secteur direct, a à sa droite et le pôle de la face directe droite et celui de la face inverse gauche.

Fig. 145.

Réciproquement les cristaux gauches ont très-rarement, et à l'état de facettes trés-subordonnées, des formes inverses droites. 11 résulte de ce qui précède que les cristaux de quart? dont la

forme dominante est le prisme e * = J21ll surmonté des deux rhomboèdres conjugués p^ |iOO| et e« = |221 L portent des facettes hémié-

driques qui, pour l'observateur regardant une face p, sont à droite lorsque le cristal est droit, à gauche lorsque le cristal est gauche. La figure 145 représente un cristal de quartz droit qui porte Thémiiso-

céloèdre droit «=>d Ui5|, et Thémiscalènoèdre droit a:=>d Uî5| . La

figure 146, représente un cristal de quartz gauche qui porte les formes conjuguées des précédentes.

Le deuxième mode d^hémiédrie ou parahémiédriey défini par le symbole

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