‹ Traité de cristallographie géométrique et physiqueChapitre 281 sur 339 · D (ys\ Schmidt · texte numérisé non relu

D (ys\ Schmidt

Les différences ne dépassent guère ^ de la valeur. Toutefois il ne

ttroble pas que ces différences puissent être mises sur le compte des erreurs d'observation, et il parait nécessaire d'admettre que les molécules du sel, en se dissolvant, subissent une modification moléculaire plus ou moins considérable.

L*exeinple de Tazotate de potasse est intéressant. Ce sel est iscniorplt de Taragonite et a une biréfringence très élevée, presque ^;ale à celle de ce minéral. Les 3 indices principaux sont en effet 1,5064, 1,5056, 1^3346 (Schrauf). L'indice médian est 1,4488. Or on Yoît que Véotrpt réfractive déduite de cet indice médian est bien celle qui persiste dass la dissolution. Les propriétés biréfringentes de la molécule persisteai donc dans la dissolution, mais elles se compensent par rorienfatioa des molécules dans toutes les directions, de manière à produire le même eifet que celui qui serait produit par une molécule uniréfringeote douée de l'indice médian.

Éacrgle réfimcUvc spéeiflqae des combUialflons. — Après avoir

constaté que l'énergie réfractive spécifique d'un mélange est à peu pr% la moyenne arithmétique des énergies des corps mélangés, on peut se demander s'il n'en serait pas encore de même lorsqu'au Heu d'au simple mélange, il y aurait combinaison des corps entre eux.

Si la loi de Gladstone pouvait encore s'appliquer dans ce cas ei£n^, on devrait en conclure que les propriétés réfringentes d'une molèode résultent en quelque sorte de la somme des propriétés réfringentes de chaque atome.

On pourrait donnera la loi de Gladstone ainsi étendue une forme très simple. Si l'on multiplie l'énergie réfractive spécifique d'un corps quelconque par son poids moléculaire, on aura ce que nous appellerons V énergie réfractive moléculaire. Si deux corps. Cl et H par exonplev dont les énergies de réfraction «moléculaire sont i^spectiveraent E^et

Eg se combinent entre eux pour former un composé ayant CIH poar

molécule, l'énergie réfractive moléculaire du composé serait E^ + E,.

En d'autres termes, l'énergie spécifique moléculaire d'un composé serait la somme des énergies spécifiques moléculaires des atomes composants.

Cette loi serait très analogue à celle qu'a émise H. Wœstiii et d*après laquelle la chaleur spécifique moléculaire d'un composé serait égale à la somme des chaleurs spécifiques atomiques des composés.

Ces deux lois paraissent Tune et l'autre s'appliquer approximativement dans un assez grand nombre de cas, mais être tout à fait en défaut dans d'autres; On pourra en juger, pour ce qui concerne les énei^gies réfractives, par le tableau suivant, se rapportant à des substances qui, presque toutes, se présentent à l'état gazeux.

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