‹ Traité de cristallographie géométrique et physiqueChapitre 298 sur 339 · QUARTZ · texte numérisé non relu

QUARTZ

OBSEHVt (MOOTOH)

CkLCVLÈ

Dirr£EB!(CE

11 résulte de là que si l'on cherchait à représenter l'indice extraordinaire du quartz par la formule de Briot, le coefficient de X* serait sensiblement le même que pour Tindice ordinaire. On trouverait en effet

Cl) = 1.53461 + 0.003795 -^, — 0.00357 X* € = 1.54340 + 0.003916 i — U.00359 X*

d'où l'on déduirait

lO'.S = 879 + 12.1 i — 2.3X\

Le terme en X*, dans l'expression de d, est, on le voit, négligeable.

La formule de Cauchy parait donc représenter la dispersion cristalline dans une portion de Téchellc des radiations plus étendue que celle dans laquelle elle représente la dispersion ordinaire.

Quant au gypse, d'après les observations deM.vonLang, il fait exception, comme il le faisait déjà pour la dispersion ordinaire, etladisper-

sioû cristalline ne peut être correctement représentée qu^en zjofsSm

un terme en ri . Des nombres données plus haut, on déduit

W.xi = 846 — 44.64 ^, + 6.8387 i

Cette anomalie pourrait être mise sur le compte des erreurs d observation; toutefois H. von Lang en a a^lpuyé la réalité en montrant qu'elle se manifeste aussi dans Técartement angulaire des axes optiques, connDt" il résulte des nombres suivants, mesurés à la température de IS*:

2V= 57018' Raie B

L*écartement 3V passe par un maxinlun pour D.

Diaprés H. von Lang une anomalie analogue se retrouve encore dans Torientalion de Tellipsoîde.

Dans le cas, qui parait être le plus général, où la formule deCaucby

à deux termes suffit à représenter la dispersion cristalline, on peut

considérer comme une mesure de la grandeur de ce phénomène le

B-— B' rapport . .,, Ce rapport parait être ordinairement assez petit; pour

les substances qu'on vient d'étudier, on a

Quartz |^^= 0.015 .

Calcite 0.023

Apatîte 0.052

Baryte ijj 0.019

— vr 0.054

Âragonite xj 0.051

Topaze xi O.Oli

Nous avons vu, dans le chapitre précédent, quelle importance avait

CHAP. XlII. — CONSTANTES OPTIQUES. Ml

B — — ÏV

i rapport ■ lorsqu'il s'agit d'employer le compensateur à mesurer

1 biréfringence des lames cristallines.

i»i«i»er«ioa des axes opti^vea. — C'est Ordinairement par Tobseralion de la dispersion des axes optiques qu'on apprécie la dispersion cristalline des substances biaxes. Nous avons déjà parlé de ce phénomèue et des procédés au moyen desquels on peut lobserver.

Nous avons vu également que si V est le dcmi-écarlement angulaire àe% axes optiques, on a sensiblement

Si l'on peut écrire

on aura

xi = g + h^^, v = (/' + /i'^,,

IrrSY = 11,

l/' + ri /%

et, si Ton peut considérer rî et r^ comme petits par rapport kg et h g'^ il viendra sensiblement

Lorsque ->-;, le V correspondant aux grandes valeurs de A, c'està-dire au rouge, est plus petit que le V correspondant aux petites valeurs de X, c'est-à-dire au violet, on a p<iv. L'inverse a lieu lorsque h h'

Dans l'un et l'autre cas, les valeurs de V croissent ou décroissent régulièrement lorsqu'on va du rouge au violet. Cependant nous avons ^u dans le paragraphe précédent, que le gypse fait, sous ce rapport, exception, si l'on s'en rapporte aux recherches de H. v. Lang.

Dans les cristaux rhombiques, les axes optiques sont astreints à se trouver dans l'un des trois plans de symétrie, et le plus habituellement, ils sont, pour toutes les couleurs, contenus dans le même plan. Le plus souvent même, leur ècartement diffère fort peu, de l'extréiùité

52â DEUXIEME PARTIE. — GRISTALLOGRiraiE PHYSIQUE.

à Tautre du specti*e; la dilTérence dépasse rarement 1* oui*, etcà souvent inférieure à ce chiffre.

C*est ainsi qu^on a pour Taragonite, d*aprës H. Kirchhof :

Sl'SO" G

et pour le soufre, diaprés M. Des Cloizeaux,

2V=69o 2' rouge 5' jaune 13' bleu.

Le sulfate de baryte est considéré comme ayant une dispersion considërable avec les nombres suivants :

27=36012' rouge D. Cl.

360 4/ jaune

37028' vert

380 28' violet.

L*hyposulfate de soude (NaH),S'0'+2aq) a une dispersion des aies

encore plus grande

27=73058' rouge D. Cl.

74046' jaune 77036' vert.

Pour la santonine, la dispersion prend une grandeur exceptionnelle :

Écartement dans Tair : 2E= 58039' rouge D. Cl.

42013' jaune

47046' vert

5003? bleu.

Elle est cependant plus grande encore dans le sphène

2E=55o à 530 30' rouge 410 470 vert

320 27' bleu.

Comme nous Favons déjà fait remarquer page 252, la dispersion des axes peut se faire de telle manière que les axes soient contenus, pour certaines couleurs» dans un plan principal, et pour d'autres couleursi dans un plan principal perpendiculaire. Tel est le cas de certaine échantillons de brôokite (TiO* rhombique) dont les axes rouges 801H

CHAP. Xm. — CONSTANTES OPTIQUES. 5^

>ntenus dans le pion p» tandis que les axes verts sont contenus dans ! plan g*.

Aettoift dto kmk ehalear mmr 1« diapersloo. — La réfringence est

codifiée par la chaleur; il faudrait donc, pour que la dispersion ne ùt pas modifiée piu* 1& même influence, que la variation de l'indice ivec la température fût la même pour toutes les longueurs d*onde.

B" après quelques observations de H. Stefan* la variation de Tindice avec la température est en effet bien près d'être la même avec toutes les coulevirsy au moins pour un certain nombre de corps; c'est ce qui résulte des nombres suivants.

VARIATIONS DE n X 10* POUR 100»

KCl. . . .

CaFl«. . .

¥o\ir le verre au contraire, les variations sont très différentes pour les différentes valeurs de "k.

ce qui peut se traduire par la formule

"k étant exprimé en millièmes de millimètres.

On peut mentionner aussi les expériences de H. Ârzruni^, que nous avons déjà citées (p. 505), sur les trois sulfates isomorphes de strontiane» de baryte et de plomb ; elles montrent que les variations d'un quelconque des indices principaux sont peu différentes, quelle que soit celle des 5 raies C, D, F, auxquelles cet indice correspond.

laflnenee d« la chaléar uur la dispersion cristalline. — Les renseignements que nous possédons touchant Tinfluence que la chaleur exerce sur la dispersion cristalline sont extrêmement peu nombreux.

Nous citerons cependant les expériences de M. Ârzi*uni qui ont donné les résultats suivants.

\. Wien. Ak, Ber. 63, p. 223 (1871).

Page 1