‹ Traité de cristallographie géométrique et physiqueChapitre 310 sur 339 · CONDUCTIBILITÉ MAXIMA · texte numérisé non relu

CONDUCTIBILITÉ MAXIMA

ParaUèle à l'axe.

Perpendiculaire i Taie

Idocrase

Cassitérite

Calcite

Rutile

Apatite

Quartz.

Tourmaline

Éuieraude

Corindon?

Avec les cristaux rhombiques, on employait des lames parallèles aux plans cristallographiques p, g^ ou h^. La conductibilité maxiuu était dirigée suivant l'un des axes binaires contenus dans le plan df la lame, c'est-à-dire suivant la plus grande diagonale du rhombedela ba&e, a, ou la plus petite diagonale de ce rhombe» b^ ou la hùulevr du prisme, h.

Baryline . .

Célestine. .

Soufre. . .

Topaze. . .

Stibine. .• . Aragonite .

Slaurotide .

Sel de Seignette Muscovite. . .

CONDUCTIBILITÉ MÂXIMA.

Avec une lame p. Avec une lame g^. Avec une lame h*.

h suivant la face m, perpendiculaire au plan des axes optiques.

Sénarmont a en outre étudié les substances clinorhombiques suivantes :

Gypse. Lame de clivage ^». — Conductibilité maxima perpendiculaire à /**

(clivage vitreux). — En taillant Touverture de la lame de clinquant suivant la forme d*une ellipse dont les axes sont dans le rapport de 1,34 à 1, la lueur électrique s^épanouit régulièrement.

Borax. Lame g^ conductibilité maxima faisant un angle de 83® à %h^ avec la hauteur, de 11^ à 14^ avec la base.

Borax. Lame /i'. — Conductibilité maxima, suivant h,

— Lame p — — a (diag. inclinée).

Orthose. Lamep — — a.

— Lame g^ — — presque perp. à A.

Ëpidote. Lamep — — <ï.

Glaubérite. Lame perp. à la bissectrice optique — perp. à l'axe de symétrie.

Expériences de H. G. H'iedemanB. — Le procédé expérimentai de M. G. Wiedemann se rapproche, beaucoup plus que celui de Sénarmont, du procédé qu^avait employé Sénarmont lui-même pour Tétude de la conductibilité calorifique. Il saupoudrait de poudre de lycopode la lame cristalline, et il posait sur celle-ci une pointe en conununication avec une source d'électricité positive. L*électricité, en se répandant à la surface de la lame, chassait la poudre, qui allait former, à quelque distance, un bourrelet elliptique. Le plus grand axe de cette ellipse indiquait le sens suivant lequel la propagation électrique était la plus facile.

Les résultats de M. Wiedemann sont, au reste, d*accord avec ceux de Sénarmont, sagf pour le quartz dans lequel M. Wiedemann a indiqué la conductibilité maxima suivant Taxe, et Sénarmont suivant une direction

perpendiculaire. Hais M. 'Wiedemami note que les expériences ont él? difficiles.

Avec certaines substances telles que le feldspath et Tasbeste, la poodi? delycopode n'était pas repoussée par la pointe; elle adhérait, aucontraire, à la lame* cristalline, et en retournant celle-ci, on faisait tomber toute la poudre qui n*avait pas subi Faction électriqpie, tandis qw celle qui avoisinait la pointe restait adhérente et était limitée par une courbe elliptique dont le grand axe était encore considéré comme dirigé suivant la conductibilité maxima. H. Wiedemann attribue celte particularité à la conductibilité notable de Torthose.

Les phénomènes mis en jeu par Sénarmont et H. G. Wiedemann sonl analogues à la production des figures dites de Lichtenberg. Or ia production de ces figures, quoiqu'elle ait été Tobjel d*assez nombreuses recherches, est encore peu expliquée. On comprend donc qu'il soit impossible de dire, avec précision, .quelle est, avec les propriétés électriques de la matière, la relation des directions de plus facile oomlactibilité superficielle observés par ces deux savants.

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