‹ Traité de cristallographie géométrique et physiqueChapitre 320 sur 339 · Bull, de la Soc, mMr · texte numérisé non relu

Bull, de la Soc, mMr

576 DEUXIÈME PARTIE. — CaiïSTALLOGRAPHIE PHYSIQUE.

Avec la blejtde qui cristallise dans le système cubique en j^fèm,^, rhémiédrie tétarloèdrique, H. Friedel a montré que Taxe teroaÎRun axe de pyro-électricité.

11 en est de même pour la hdvine, aussi tétraédrique, et poor i chlorate de soude, qui est tétartoédrique.

Lorsque riiémisphère, que H. Friedel place sur la lame pour l'échaui!: a une surface égale ou supérieure à celle de la lame cristalliDe, il fr clair que la marche de la température se fait suivant des surfaces bâthermes parallèles à la surface, et toule trace de pyro-électricité disparu', sur la face qui porte Thémisphére.

Pyro-éleetri«i«é de la feonicite. — La boracite présente des phén»mènes pyro-électriques particuliers qui ont été tout dernièrement éUidit^ par Mit. Friedel et Curie ^ Cette substance cristallise dans le s^mc cubique, au moins à en juger par sa forme extérieure, et nous avoQ^ déjà dit dans le tome I^ que cette substance pouvait être considérée comme un type de rhémiédrie tétraédrique. On a reconnu depuis Joa^ temps que la boracite est pyro-électrique au vrai sens du mot, ei qu'une lame taillée perpendiculairement à un axe ternaire se diar]g^e, par refroidissement, d'électricité positive du côté où ne se trouTentpii^ les faces du tétraèdre. MM. Friedel et Curie ont constaté d'une manike positive la pyro-électricité de la boracite, qui paraît contraire à la rèst^ formulée plus haut.

Mais j*ai montré, il y a un certain nombre d'années', que labondle n*est pas réellement cubique. Les phénomènes optiques démooM péremptoirement que chaque cristal de boracite est formé parlajuit»position de douze pyramides ayant pour sommet commun le centre du cristal, et pour bases respectives les faces du dodécaèdre rhomboiàl Chacune de ces pyramides est un cristal terbinaire dont les aes binaires sont dirigés Tun suivant la normale à la base, et les deux iutm suivant les deux diagonales de la face rhombe. De plus ces cristaux terbinaires sont hémimor'phes et Taxe d*hémimorphisme est dirigé suivaut la petite diagonale du rhombe. En un sommet du pseudo-dodécaèdre rhomboïdal viennent aboutir trois de ces axes hèmimorpbes ({ni se réunissent par leurs extrémités de même nom. 11 en résulte que les droites qui vont d'un angle ternaire à Tautre du pseudo-dodécaédrejoi gnent un point de croisement des extrémités des axes binaires de même

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