‹ Traité de cristallographie géométrique et physiqueChapitre 327 sur 339 · Wien. Akad. Ber. 15,59. T · texte numérisé non relu

Wien. Akad. Ber. 15,59. T

2. Pogg. Ann. 138,503 (1869); 140,271; 142,32i; 145,460; 150,619. Groth ZelUchr. depuis 1876. — Voir aussi Exner, Pogg. Ann. 153.

584 DEUXIÈME PARTIE. — CRISTALLOGRAPHIE niYSIQUE.

les cas, de distinguer les faces qui appartiennent ou non à la forme simple. Bien plus, lorsque le cristal ne présentera qu*im petu nombre de faces naturelles, nous pourrons en provoquer d'arliiicielks. et étudier la forme des figures de corrosion qu'on y peut produire.

Si le cristal a une structure intérieure complexe, comme il anÎTe soovent, Texamen des figures de coiTosion provoquées dans les difTèrPute^ plages d*unc même lame naturelle ou taillée artificiellement poum concourir, avec Texamen optique, à dévoiler la nature des encbevètrements intérieurs. Si les renseignements qu*on obtient aîAsî sont toujoui*s moins précis et moins faciles à acquérir que ceux qui sool donnés par Tétiiile optique, ils n*en sont pas moins précieux cominr confirmation de ceux-ci.

Les règles qu*il faut suivre pour conclure de la symétrie du cristal à celle des figures de corrosion, ou invei'semcnt, sont d'ailleurs très simples et peuvent s'énoncer comme il suit.

S*il y a un plan de sy!iiélrie perpendiculaire à la face corrodée, les figures de corrosion seront symétriques par rapport à la trace de o^t axe sur le plan.

Tout axe de symétrie d*ordre n perpendiculaire au plan de la lame est un axe de symétrie d'ordre n pour les figures de corrosion.

Toute droite tracée dans le plan de la face corrodée et dont lr5 deux directions peuvent être crislallographiquement distinguées Vunv (le Tautre, sera en général terminée de façon diiTérente aux deux extrémités d'une figure de corrosion.

Exemples divers de tkgurem de eorre«loB. — CSnlelte. — - Mmrj-

Une. »- Htea. -— Qn^rts. — CUsmine. — flolfate de stryehniae» —

Les figures suivantes, empruntées au Manuel de minéralogie que publie m ce moment le savant minéralogiste dr Vienne, H. G. Tschermak, donneront quelques exemples de Tapplication de ces régies.

La figure 178 représente des figures de corrosion de la calcite par lacidi* chlorhydrique; a est le rhomboèdre p Fig. 178- sur les faces duquel les figures de cor-

rosion ont la forme représentée agrandie en b; ces figures sont symétriques par rapport à la trace du plan de symétrie vertical passant

Fig. 179.

CITâP. XVI. — CORROSION DES CRTSTÂCX. 585

par Taxe tenuiire, elles tournent leur pointe vers le sommet culminant.

La figure e représente les figures de corrosion produites par Tacide sulfurique ; la forme est différente» mais la symétrie est la même. Kn c est représenté un plan taillé artificiellement dans une direction perpendiculaire à Taxe ternaire; les figures de corrosion représentées agrandies en d ont une symétrie ternaire autour de la normale au plan.

La figure i79 représenté les figures de corrosion sur un cristal rhombique de barytine. Les figures de la base p sont symétriques par rapport aux deux diagonales du rhombe. Les figures des faces

latérales du prisme m ne sont plus symétriques que par rapport à la trace du plan de symétrie parallèle à la base.

La figure i80 représente un cristal de quartz droit, et la figure i8l un cristal de quartz gauche. Il suffit de jeter les yeux sur les figures d(* corrosion relatives aux diverses faces pour voir que celles qui se rnpportent aux faces /> ne sont pas semblables à celles qui existent £ur les faces e « et que les faces e' ne sont semblables que de deux en deux. De Texamen <ieces figures on peut ainsi déduire sans peine que le cristal ne possède aucun plan de symétrie, mais qu*il possède un axe ternaire et trois axes binaires. La nature de Thémiédrie est donc complètement dévoilée. On peut même distinguer les cristaux droits des cristaux gauches, par le sens de Tinclinaison des figures de corrosion qui se trouvent sur les faces e ^ de part et d*autre d'une face p.

La figure 1 82 représente les figures de corrosion sur la face g^ d*uii cristal de calamine ; elles sont symétriques par rapport à la trace du plan A*, et ne le sont pas par rapport à un plan parallèle à /), puisque les deux extrémités ne sont pas semblables. L*hémiédrie spéciale de cette substance est ainsi accusée.

La figure 183 représente les figures de corrosion sur une lame de mica

Fi};. 180.

Fi.,'. 181.

:m DEUXIÈME Partie. — cristallographie physique.

rnuscovitc. On voit qu*il n*y a de symétrie que par rapport à uo {u perpendiculaire à la lame et allant de l'angle obtus antérieur à Iid.obtus postérieur. Le cristal n*est donc pas hexagonal, il n est même pi tcrbinaire, car alors les figures de corrosion seraient symétriques ^\ rapport à un second plan de symétrie perpendiculaire au premier el la face du clivage. La symétrie binaire de la muscovile, que M. Tsebermi'» a confirmée par l'examen des figures de choc, se trouve ainsi établi d'une façon certaine. Si l'on s'en tenait aux phénomènes cnstal^i, phiques, on devrait conclure à la symétrie hexagonale; si l'on y ajob-

Fig. 182.

Fi«. 185.

tait seulement les phénomènes optiques, c'est la symétrie lerbinai! qu'il faudrait adopter.

En observant Ks figures de corrosion sur des rhomboèdres de iltlomie (CaO,MgO,2CO«) de giobertile (MgO,CO*) de sidérose (FeO,C0- M. Tschermak' a remarqué que ces figures ne sont pas syméti'iquesp»? rapport au plan passant par l'axe ternaire et normal aux faces du rhoœ Uoèdre. 11 en a conclu que ces substances ont une hémiédrie holoaL' analogue à celle du quartz, tandis que la calcite et l'azotate de soud. sont holoédriques.

Le sulfate de strychnine présente, comme nous l'avons flil plus haul. la polarisation rotatoire, bien que les cristaux paraissent holoèdriqueî M. Baumhauer', en provoquant avec de l'eau ou de l'alcool la pioduc tion des figures de corrosion sur la base, a trouvé qu'elles ont /a foriu de carrés dont les côtés sont parallèles à ceux de la base. Mais si l^'" attaque avec l'acide chlorhydrique étendu, on voit alors apparaître subi

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