‹ Traité de cristallographie suivi d'une application des principes de cette science a la détermination des espèces minérales et d'une nouvelle méthode pour mettre les formes cristallines en projectionChapitre 51 sur 74 · Fer oxidulé titanifère et titane oxidè ferrijère · texte numérisé non relu

Fer oxidulé titanifère et titane oxidè ferrijère

On trouve dans le voisinage des volcans une grande quantité de grains ferrugineux qui a été fournie par la destruction des basaltes et autres roches regardées comme étant d’origine ignée. M. Cordier, dont les belles recherches ont répandu un grand jour sur la nature et sur la formation de ces roches, a reconnu que le sable ferrugineux dont je viens de parler était composé de fer oxidulé et de titane oxidé.

D’une autre part, on trouve en Norwège et dans divers autres pays une substance métallique engagée dans des roches primitives, et dont on retire aussi, à l’aide de l’analyse, du titane oxidé et du fer oxidulé.

La Cristallographie fait voir que ces deux substances sont deux mélanges différens qui doivent être réiuiis chacim à l’espèce dont sa forme offre l’empreinte. Une partie des grains ferrugineux qui appartiennent aux terrains volcaniques sont cristallisés et présentent, comme primitive, la forme de

l’oclaèdre régulier, qui est celle du fer oxidulé, avec des variétés de cette forme qui se retrouvent parmi celles du même fer à l’état de pureté. L’autre substance , quoiqu’en masses informes , a un tissu sensiblement lamclleux, et le résultat de sa division mécanique est un prisme droit quadr angulaire rectangle, analogue à celui qui, dans le titane oxidé, fait la fonction de forme primitive. La première substance sera donc , d’après les principes de la nomenclature que j’ai adoptée, un fer oxidulé titarûfère, et l’autre, un titane oxidé ferrifère.

L’action énergique que les deux substances exercent sur l’aiguiUe aimantée , et qui n’aurait pas lieu dans le cas d’une combinaison intime du fer avec le titane, achève de prouver qu’elles ne sont que des mélanges ( i). Celte act^ion n’est ordinairement qu’at-

(i) L’oxigène , en se combinant avec le fer , ne lui enlève pas sa vertu magnétique, surtout si le métal est cristallisé et pourvu de l’éclat métallique. J’ai môme reconnu des effets |

sensibles de cette vertu dans la mine de fer brune en grains^ |

connue sous le nom àe fer limoneux. Mais l’union du fer avec le soufre, un acide ou un autre métal, fait disparaître la vertu magnétique , comme cela a lieu dans le fer sulfuré, le fer arsé' niatéetle fer arsenical. Les légers indices d’action sur l’aiguille aimantée que ces substances offrent quelquefois, dans l’ex- i périence du double magnétisme , Sont probablement du^ a ' quelques molécules ferrugineuses qui ont échappé à la combinaison. Voyez la description détaillée de cette expérience. Traité élément, de Phys. , t. II , p. ni et suiy.

traclive ; mais j’ai trouvé des grains de la substance volcanique qui avaient naturellement des pôles, et quant à ceux qui n’ont que le magnétisme simple, il suffît de les placer pendant quelques secondes entre les extrémités de deux barreaux aimantés situés en sens contraire, pour qu’ils acquièrent la vertu polaire. 11 en est de même des fragmens de l’autre substance.

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