‹ Traité de critique et de statistique comparée des institutions financières, systèmes d'impôts, et réformes fiscales des divers états au XIX siècle; Première Série; de nombreux tableaux son affectés aux impôts et aux finances de chaque étatChapitre 136 sur 377 · I. LA COLOIVISATION DU DOMINION · texte numérisé non relu

I. LA COLOIVISATION DU DOMINION

La race française aurait-elle pu conserver le Canada, après avoir perdu la vallée du Mississipi et vendu la Louisiane ? Etait-elle douée de cette prodigieuse puissance de vitalité et de cette faculté d'émigration qui expliquent seules, avec l'action certaine delà Providence, que les 3 millions d'Anglo-Saxons de la fin du xvni" siècle se soient convertis aux 60 millions, fait qui ne s'est jamais produit encore 'a la surface de notre planète? Ces questions se présentent nécessairement à l'esprit quand on s'occupe du Dominion britannique (1). Avant le traité dUtrechl, la race française dominait dans ces régions, alors 'a peine connues : 50 an» plus tard, Louis XV les cédait définitivement a l'Angleterre, abandonnant la plus belle colonie que la France ail jamais possédée, celle qui convenait le mieux, 'a tous égards, 'a la race française puisque, malgré les souffrances de la conquête étrangère et la concurrence d'une population anglo-saxonne plus que double, 1,298,920 Français existent au Canada, a côté de 2,558,679 Anglais, dont 1 57,403 Irlandais, 284,731 Allemands et Danois, 108,547 Indiens, 21,594 nègres, 4,585 Chinois, 50,400 Hollandais, 4,588 Suisses, 4,585 Scandinaves, 5,010 Italiens et Espagnols, 1,227 Russes et Polonais et 45,587 de diverses ori-

(1) Gerbié, le (M)iada, 1885, livre remarquable.

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