II. — La prodlction agricole
La terre est, avant tout, en Russie, l'élément générateur de la richesse et de l'état social. Ivolb évalue que de 1815 a 1878 la production des céréales serait passée de I 11,795,000 quarters à 178,870.000. Vers 1860, M. Jourdier estimait a .j"27 millions d'hectolitres la proi'uction de toutes les céréales dans la Russie d'Europe. M. Xeumann Spallart n'élève cette quantité qu'a 052 millions en 1881, après 682 millions en 1877, La production ne se serait pas développée parallèlement à la population. Cette masse comprenait seulement 95 millions d'hectolitres froment, avec 220 millions hectolitres seigle,2!4avoine, 40 orges. L'infériorité à l'égard de la production des céréales aux États-Unis est considérable. La Russie récolte moins de pommes de terre que r,\llemagne, 1 70 millions d'hectolitres au lieu de 274 millions.
L'augmentation du bétail a également été moindre que la population: Bétes'acornes 1852, 19,000,M3Ô; 1881,24.287,000; moutons 1852. 56,000,000; 1881, 48,198,000; porcs 1852, 13,800,000; 1881, 10,574,000.
Ces chiffres sont importants: néanmoins ils ne sont pas proportionnels il l'accroissement de la population de la Russie d'Europe qui a triplé en ce siècle et qui a doublé depuis 1815.
COMMERCE ET INDUSTRIB 287
En 1885 la production des céréales a été aux États-Unis de 937 millions d'hectolitres dont 177 m. froment, avoine 160, maïs 569. Le bétail comprenait il millions bêtes à cornes, 49 millions de montons et 45 millions de porcs.
De 1829 a 1S85 la production du colon avait passé de 870,400 a 5,669,000 balles.
Les (lillérences sont moins accusées quant à l'industrie et au commerce.