TAXES PROVINCIALES
née h l'agriculture qui comporle partout une certaine indépendance ; l'autocratiiî absolue préside au gouvernement central, d'où la nécessité d'en tempérer l'action par une certaine somme de libertés locales. Enfin l'émancipation comporte avec elle une sorte d'alfranchissement politicpie de la nation. De là les réformes opérées par le tzar Alexandre II dans les institutions locales (provinces, communes et villes) de l'Empire. Une réaction s'est faite depuis contre ces réformes, sous l'inlluence du progrès des idées révolutionnaires en Russie. Le gouvernement central a restreint en fait, plutôt qu'en droit, les attributions des pouvoirs locaux ; mais cette réaction ne saurait avoir de durée, l'émancipation politi(pie de la Russie, dans la mesure où elle peut cadrer avec le maintien de l'empire irême, étant la conséquence inévitable de l'émancipation sociale ; le développement des institutions locales s'impose, comme condition de l'avenir de la Russie. Telles qu'elles ont été établies, ces institutions peuvent suffire pendant de longues années, au moins jusqu'à la liquidation complète du racbat; reste 'a sauvegarder leur libre fonctionnement.
Ces institutions ne sont pas les mômes dans les campagnes que dans les villes. Les villes ont été traitées avec moins de laveur que les campagnes ; elles contiennent, en effet, les éléments qui s'accommodent le moins à la nature du gouvernement. En outre, les villes n'ont pas encore pris en Russie l'importance qu'elles ont en Europp. et aux Etats-Unis. Leur population s'élève a peine 'a 0 millions d'âmes sur 1 15 millions.
Les taxes locales sont nécessairement en rapport avec les dépenses et celles-ci avec les attributions (1).