‹ Traité de critique et de statistique comparée des institutions financières, systèmes d'impôts, et réformes fiscales des divers états au XIX siècle; Première Série; de nombreux tableaux son affectés aux impôts et aux finances de chaque étatChapitre 294 sur 377 · PROGRÈS DE LA. RICHESSE EX ALLEMAGNE · texte numérisé non relu

PROGRÈS DE LA. RICHESSE EX ALLEMAGNE

D'après les calculs de M. SoelhecM- et de M. le docteur Broch sur les résultats de Veinkommensteiœr et de la classensteucr, M. Paul de Foville a estimé à environ 10 milliards de francs les revenus généraux de rAllemagne. Au taux de 12 0/0, ce revenu représenterait un capital de J55 milliards. M. Mulhall s'est arrêté au chiffre de 150 milliards, qui n'est peut-être pas exagéré (1). M. Mulhall estime que de 1870 'a 1880, la richesse s'est accrue en Allemagne de 18 milliards, dont 7 milliards représenteraient la valeur de l'Alsace-Lorraine. L'accroissement normal aurait été de 11 milliards. La France, malgré cette grande perte, aurait encore gagné plus de 7 milliards. Quant à l'Angleterre, l'accroissement aurait été de 15 milliards. Quelle que soit la part d'incertitude a faire dans de si vastes évaluations, elles me paraissent mériter assez de confiance, parce qu'elles sont d'accord avec les faits généraux. Or, la richesse de la France est assez exactement connue. On peut se servir des chiffres qui fixent cette richesse comme d'un critérium applicable aux autres peuples, dès qu'on connaît approximativement leurs revenus. Le taux d'intérêt de capitalisation est le même ; pas de perte de change ; correspondance complète dans les prix généraux. Etant donnés les revenus bruts, on arrive a connaître la richesse. A cet égard, les deux impots sur le revenu, fonctionnant automatiquement en Prusse, fournissent un élément précieux pour le calcul. Il en est de même quant a la Saxe, à la Hcsse, aux villes libres. Qu'il y ait eu un accroissement très considérable, cela est établi par les revenus sur lesquels Yeinkommoisteuer et le classensteiœr sont assis (2).

Page 1