NOMENCLATURE ORGANO-PATHOLOGIQUE. XVII
myélo-pathies (souffrances du cerveau et de la moelle), coïncidans avec les états organiques précédens, et d'autres fois étant les effets de plusieurs d*entr'eux , etc.
Or, s'il n est pas vrai que tous ces états organopathologiques existent ordinairement d'une manière simultanée, sur un malade atteint de fièvre typhoïde, il est exact de dire qu'il est des cas où l'on observe la réunion de beaucoup d'entre eux , et que presque constamment trois ou quatre coexistent. Il est non moins conforme aux faits d'admettre que ces mêmes états organiques varient sur des malades divers et dans les époques différentes des maladies, suivant les âges, les sexes, les épidémies. Qu'en conclure, si ce n'est qu'il sera à peu près impossible de trouver deux cas où il y ait absolument la même réunion d'états organiques existans au même degré? Il est donc impossible aussi de trouver ici Tm/i^ï^' : maladie; car vous aurez toujours sous cette dénomination des collections de phénomènes très différentes de celles que présentera une autre maladie dite semblable.
Or , il est pour nous prouvé que chacun des états organiques précédens se prête à une ou plusieurs indications spéciales ; que la typhohémie exige l'aération, les boissons à haute dose, et peut-être les chlorures; que dans l'entérite , il est utile de porter sur les surfaces ulcérées, ou du moins enflammées , des substances douces, et aussi d'évacuer les matières qui continuent à irriter les intestins ; que la polyhyperhémie doit conduire à pratiquer les saignées; la polyanhémie, à nourrir et à s'abstenir des