SPÉCIAL ET COMPARATIF DES MALADIES DES CAPILLAIRES
689. i"" Angioliémie (congestion sanguine). Rougeur plus ou moins vive des capillaires, le plus souvent momentanée, et accompagnée d'une tuméfaction en rapport avec son degré.
690. 2''Angiite (inflammation proprement dite(i )) . Action d'une cause stimulante. Celle-ci peut agir de dehors en dedans ou de dedans en dehors (par le sang qui traverse les vaisseaux , par des agens mécaniques ou chimiques qui sont mélangés avec ces liquides). Douleur, rougeur, chaleur, tanneur de la partie où les capillaires s'enflamment; plus tard exîravasation d'abord de sérosilé plus ou moins plastique ; celle-ci prend ultérieurement, suivant des circonstances variées, l'aspect du pus qui s'accumule dans les tissus, de fausses membranes, de matière tuberculeuse, cancéreuse, crétacée, cartilagineuse, osseuse, etc. Troubles nombreux dans les fonctions des parties où ces phénomènes ont leur siège, [Voyez le Diagnostic spécial des affections des divers organes. )
(1) Il ne faut pas oublier qu'il y a aussi dans rinilamaiation des modifications dans l'innervaliun.
316 ANGIECTASIE (lUMEURS ERECTILES.)
691 . 5'' Jngiectasie (tumeurs érectiles). Développement anormal des vaisseaux capillaires; tumeurs rouges si elles sont superficielles ; elles donnent souvent lieu à des pulsations. Elles peuvent être souvent confondues avec des artériectasies ; (anévrismes artériels), ceci a surtout lieu si elles se déclarent sur le trajet d'une artère. De semblables méprises ont été commises par les hommes les plus habiles. En général, ces tumeurs sont moins exactement circonscrites que celles formées par les artères dilatées, leur base n'est pas plus dure que leur sommet; leur toucher est mollasse, fluctuant; leurs pulsations donnent lieu à une sensation d'expansion générale différente du battement sec de l'artériectasie. Si on les intéresse, elles donnent lieu à des hémorrhagies difficiles à arrêter. [Voyez^ pour plus de détails, les Traités de chirurgie.)
692. l^"" Angiorrhagie (hémorrhagies capillaires ). Écoulement sanguin d'une couleur ordinairement rutilante, ayant lieu sans jet, sur plusieurs points de la surface d'une membrane et d'un tissu , et donnant lieu tantôt à une hémorrhagie externe, si la surface saignante est située au dehors, ou à des collections sanguines internes, si elle est située au dedans.
693. S^^y^i^ïorrAeVfécoulement de fluides blancs par les capillaires). Mêmes considérations que les précédentes, appliquées non plus à des fluides rouges tels que du sang, mais à la sueur, à la sérosité, au piucus , etc.