PALPATION DES GANGLIONS LYMPHATIQUES
riations de volume, et les tégumens ne sont pas colorés; lorsque le tissu cellulaire et la peau participent à cette affection , celle-ci rougit et sa nuance correspond à l'intensité et à l'ancienneté des phénomènes inflammatoires.
707. La palpation présente ici plus d'utilité que l'inspection, elle fait souvent distinguer des tumeurs lymphatiques profondes que la vue ne découvrait pas; elle sert à reconnaître si elles sont ou non adhérentes ; elle fait juger du poli ou des inégalités de leur surface, de leur dureté générale ou partielle; de leur mollesse totale ou circonscrite ; quelquefois par la fluctuation, elle conduit à constater la formation du pus dans le centre ou dans la totalité de la masse affectée. Par les battemens qu'elle fait ressentir, la palpation porte à juger des rapports de la tumeur avec les vaisseaux voisins. Par la forme qu elle fait reconnaître dans les ganglions malades, elle fait préjuger, quoique d'une manière peu certaine, de la nature des engorgemens dont ceux-ci sont atteints; c'est ainsi que dans la dégénération encéphaloïde, vous observerez qu'ils sont très globuleux et très durs , souvent bien circonscrits , tandis que dans l'engorgement dit scrophuîeux ils sont inégaux, moins durs et quelquefois peu distincts des parties environnantes, etc. , etc.
708. La percussion n'est vraiment utile pour apprécier l'état des ganglions lymphatiques, qu'autant qu'ils sont profondément placés dans degrandescavités ou dans leurs parois; c*est ainsi que dans l'entérite chronique du jeune âge, la plessimétrie jointe à la palpation , fait découvrir la présence de ganglions en-