LES CÔTES
La vibration des côtes sous la main augmente lorsque le tissu du poumon est devenu, par le fait d'un état morbide, plus dense et moins perméable à Tair, et cela dans le point correspondant à l'altération matérielle. C'est le signe diagnostique de la pneumonie chez les enfants et chez l'adulte. — La vibration thoracique cesse complètement dans la pleurésie, lorsqu'il s*est fait dans la poitrine un épanchementde liquide, qui empêche l'ébranlement de la voix d'être transmis aux parties solides du thorax. Sous ce rapport, Vexistence des vibrations thoraciqttes indique la pneumonie et leur absence indique au contraire une pleurésie.
La bronchophonie, due à une résonance très forte de la voix dans rinlérieur de la poitrine, engendre une vibration nette, éclatante, sem**
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i)lable an hniit de (|uol(|iruii qui voiispulr liaiil dans roroill»*, «m vav vibration clu'vrotanlc, coninie la roi.r do jifdirh'uu'Ue, mélan::^ df hi.inchophoîii" et d'éiiophunio, d'en la bronclio-rgophrniif.
Ka hronolioplionie coïncide pres(|ne tonjours avec la respiration tuni.chi(|ue; et an point de vne dn diagnostic, ces deux phénomènes aiinonciMit; l'un diamètre pins grand des bronches où ils se produisent, et t w.y densité pins grande du parenchyme pulmonaire: altérations dépendant "i d'une dUat'fhoïi f/^'s Inouchcs, circonstance qui est la plus rare, ou d'uu-: indfdation imlnionairc iW nature tuberculeuse, apoplecticjue ou pneum »nique. — La première et la dernière de ces trois affections étant les plus communes, il s'ensuit que la bronchophonie esl un des signes presjii»' pathognomoni(|ues de la congestion pulmonaire chronique, de la IuUtculisation conmiencante, d'une j)neumonie aigne parvenue à la seconde ou à la troisième période, ou enfin dune pneumonie chronique. — La marche de la maladie, le lieu où Ton entend la bronchophonie, la coexistence des autres synipt<*tmes suffisent le plus souvent pour permeltrd'éviter toute rrnnu'. Pour de [»lus amples détails, voyez dans le Ch(ii>itr' lie rai(.<rnll(iti()ti, page ♦'»*, ce (|ue j'ai dit de la respiration bronchique,
Ouel(juetV»is. on entend la bronchophonie dans des cas de pleurésie a\t' épanchement : mais alors elle n'est j).is aussi franche et aussi nette qn lorsqu'il \ a hepatisation pulmonaire. Elle prend le caractère chevn»taiit de broncho-e::oph(ini«' que j'ai indiqué plus haut; de plus, elle dui^ moiu> longtemps, paraît mi»in> >u|)erticielle que dans la pneumonie : enfin il peut arriver qu'elle se déplace lorsque l'«in fait changer de position au malad»*, le liquide tendant touj«>urs à rester dans les points les plus déclives; nia:> ces cas sont rares. Tou!el<»is. ch« z un <ujet dans la poitrine duquel «»u a constaté mi epanchem» nt. si l'on entend la bronchophonie forte et rapproclh\^ de l'oreilie, on >era «n droit de conclure à l'existence d'une induration juilmonaire. avi-c jdeur'SU'. e"esl-à-dire à une pleuro-pneuuionio. Kn rrsunie. /</ hr om icij.hnn'r >liihS u/n^ ifi'ilufir niijiie fihtih^ du jnifiiii"n ind(jii''f'i }'ti''i(itfvhi^ fviiiih' 't d'm< (inr i/nihidif chronitiue h^
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Lego[^iionie vu r > i: .•'<( .*./»..'• .|ue peut entendre l'or^nlie placée sur la poilnne. vav.e d'ii.'.r nsitt-. >u:\a::t les fKdnts ou l'on ausculte: dans le \oismage d^ s gro>sts î-:.-!.^ !>•>. p.îr exemple, il s'y joint un retentissement remarqiîaî»it'. Le \\' w .i\ !•/« : ,.r. de iViroi-iewiie esl à la partie postérieure et nuneîr.:- de la ;» •:: :>:•. .Lt\- l.i :'-jî:»n de 'a f.»sse sous-epineuse, quelque :ois ur. IV u ; !:;> :k\>. 11 t-si .\>>rz r.ire de l'entendre en avant et sur les iôlts; e .V ni;:.:, e a. v ':;<:a:' ^ *:\ avant et en haut, presque sou> la davuue. Liitî.i.h .i.in> l..qi'i.t un la constate le plus ordiuairtMuent e>t a>st .^ Imîtv: < »^ n ^ >t ^a^\** que dans un espace de l'"^ à
SIGNES FOURNIS PAR l'ÉGOPHONIE. 511
12 centimètres carrés; et c'est près de l'angle inférieur de Tomoplale qu'elle a son maximum d'intensité. — L'égophonie coïncide toujours avec la respiration ou souffle bronchique, et avec l'absence du murmure vésiculaire et de la vibration vocale perceptible à la main, appliquée sur les parois de la poitrine.
L'égophonie est un signe diagnostique de l'aplatissement des tuyaux bronchiques comprimés par un épanchement de liquide situé dans la cavité de la plèvre, et par l'agitation du liquide déterminée par les vibrations sonores.
L'égophonie annonce constamment la présence d'une certaine quantité de liquide dans la plèvre, et sa valeur est d'autant plus grande que le phénomène est plus manireste. Presque toujours, c'est à la pleurésie aiguë qu'il faut rattacher cet épanchement, le chevrotement de la voix étant plus rare dans la pleurésie chronique et dans ce que l'on est convenu d'appeler l'hydrothorax.
De l'absence du phénomène chez des malades qui ont d'autres signet évidents de pleurésie, il ne faudrait pas conclure absolument à la noneiistence de l'épanchement pleurétique. En effet, si le liquide esl très abondant et comprime entièrement le poumon, l'égophonie ne se produit pas ; de même, si l'épanchement est limité par des adhérences ou des fausses membranes, elle manquera de même. Si son existence est un signe positif, certain d'épanchement pleural, sa non-existence n'est pas un signe négatif absolu.
Lorsque le retentissement de la voix se rapproche de la bronchophonie, ou se mélange avec elle, cette broncho-égophonie indique une pleuropneumonie, au diagnostic de laquelle viendra concourir la présence d'une réaction fébrile très intense, toujours plus forte dans la pneumonie franche que dans la pleurésie simple. La coexistence de quelques bulles, de râle crépitant, ne ferait que confirmer le diagnostic de cette complication.
Dans quelques cas rares, on a constaté l'existence de l'égophonie chez des sujets affectés de péricardite avec épanchement ; mais ce sont là de ces exceptions que Ton doit signaler pour être complet, et auxquelles il faudrait se garder d'accorder une valeur trop grande.
Chez quelques individus, et surtout chez des vieilles femmes, dont la voix a naturellement un timbre chevrotant, on pourrait quelquefois croire à l'existence d'une égophonie qui, en réalité, n'existe pas. Dans ces cas, l'auscultation comparative de la résonance vocale des deux côtés de la poitrine suffira pour éviter toute erreur de diagnostic. S'il existe d'un seul cêté, le chevrotement est pathologique; s'il est perçu des deux côtés également, avec conservation de la sonorité normale à la percussion, c'est un phénomène naturel.
En résumé, l'égophonie est un signe diagnostique certain de l*épanehe' ment séreux de la pUvre.
SlGNtS FOURNIS AU DIAGNOSTIC PAR LA FECTORILOQUIE
La pectorUof]ni(\ transmission directe delà voix à travers les paro:de la poitrine, tantôt parfaite, tantcH imparfaite et douteuse, se produil s'il existe dans le poumon une cavité de grandeur moyenne, dont l'^ parois soient suffisamment denses, qui soit complètement vide, qui cummunique librement avec un ou plusieurs rameaux bronchiques, ne soilpa> trop proibndémenl située dans l'épaisseur du parenchyme ; enfin il tsl nécessaire que la partie correspondante à la caverne soit adhérente au\ cotés. De plus, il faut que le malade ail encore assez de force pour pouvoir parlera haute voix; la pectoriloquie ne se produira pas dans cesca^dn phthisie laryngée où la voix est éteinte, non plus que chez ces sujets Itll»menl épuises par la maladie qu'ils ne s'expriment ])lus qu'à voix bas^e.
La pectoriloquie a son siège principal dans la partie supérieure elaiikrieure de la poitrine; cependant elle peut s'entendre dans tous les points où le poumon est creusé d'une caverne superlicielle adhérente aux cùles.
Elle peut disparaître momentanément, lorsque la cavité se remplit de nmcus, lorsqu'elle en contient seulement une certaine quantité, et lorsque les communications bronchiques avec la caverne sont oblitérées [ur quehjue nmcosité visqueuse et tenace. Il suffit alors de quelques efforts de toux et d'une expectoration qui débarrasse les bronches et vide rexca\alion pulmonaire pour faire reparaître la voix caverneuse pecloriloquée.
Elle est toujours accompagnée de souffle caverneux ou de râle muqutu\ à grosses bulles, et de gargouillement ; au point de vue du diagoo^tn, elle indique toujours l'existence d'une cavité creusée dans le tissu pulin«" naire, par la fonte de masses tuberculeuses ramollies, ou par une deslruition gangreneuse du parenchyme. Il serait à la rigueur possible de la rencontrer dans des cavités qui auraient succédé à des foyers apoplecticjU'*? purulents ; mais ceci est beaucoup plus rare, et jamais, dans ces cas. \r retentissement de la voix n'est aussi fort que dans les cavernes dt- ii tubercnlisalion pulmonaire.
En résumé, la pectoriloquie est le signe pathognomonique des ejnaf'i' lions tuberculeuses ou autres du poumon.
A côté de cette pectoriloquie vraie, découverte par Laennec, et caractéristique des excavations pulmonaires, il faut placer une pseudo-pectorikquie signalée par Raccelli, désignée par lui sous le nom de pectoriloguif aphouique ou aphone. Cette variété serait l'indice des épancheraents séreux de la plèvre et permettrait de les distinguer des épancheiiMil^ purulents.
Voici en quia consiste ce phénomène :
Si l'on prie le malade de chuchoter les nombres trente et un, tiviiltdeux, trente-trois, etc., on entend ^ur les parois de la poitrine une pectuti-