‹ Traité de diagnostic et de sémiologieChapitre 260 sur 295 · XVII.— MIOROBKS ET AUTRES PARASITES DANS l'URINE · texte numérisé non relu

XVII.— MIOROBKS ET AUTRES PARASITES DANS l'URINE

On trouve un grand nombre de parasites dans les urines, d'abord le penicillum glaucum, puis le mycoderme de la levure^ mais il s'agit alors

B. — Diagnostic. it

058 Lî:sioNs in: l'ai^paheil rniNAiRE et altéuation dhs i rines.

d'urine do glycosuricjiies, surtout (|uaiui on y conslale la dernière de ce> productions.

On y trouve aussi dilTérenls produits cryplogamiques, qui sont des eojp> vésiculaires voisins dos ^ein-es torula el chez d'autres des ijlobuhx th> fer mot t.

On y a découvert dos holniinlhes. niais cela est rare. Toutefois, nou^ citerons: les Injdatides, — le diplosoma cvouitla, — le didactijUns aculeatuSy — U'strontjlryrant, le distowa hœmalohitnn. — Le micro.>cope peut seul permettre de reconnaître la conli^iiuralion anatomi(|ue de ces divers animaux.

il s'v trouve souvent aussi un ijrand nombre de microbrsi^ldv barirf les. M. Uoherts de Manchester appelle cette altération de la bactrrnvit\ Il Ta étudiée avec soin, mais il n'est pas le seul. Rirsch llirsclifeld, Kkl)>. Marix, liouchard ont fait des recherches analoiîues. — Il ressort de ces éludes (juc toutes los nialadies graves infectieuses, diphthérile, fièvre typhoïde, variole, scarlatine, roui^eole, etc., sont souvent acconifiairnoos iVitlbumhuiru' el de bncUninie. — Je suis le premier qui ai signalé 1'///bumiuvi'ic dans io choléra en 1841), et dans la diphthérile en i85^ : ei depuis lors on a vu <|ue toutes les septicémies et les lièvres •zraves pr»>sentaienl ce phénomène. — Aujourd'hui, il faut y ajouter la bactèvurit\ qui est la conséquence de la baricri(nni(\ c'est-à-dii'o la pn'^sence de microbes dans le sanii, qui passent dans les reins el dans les urines.

l)'aj)rès les éludes récentes, ces bactéries se trouvent non seulement dans l'urine el dans le sanp:, mais encore dans les reins, la rate, les ganglions, la peau, les mucjueuses, etc.

Il devient évidonl que la bacir'rurie n'est qu'une manifestalioiï do la bactériémio, {\(^ la septicémie et i\v l'état général infectieux produit pai' le> maladies i:«''noi'alos conlairiousos.

Kn dehors dos microbes do l'urine dont la présence est liée à un état général grave, on reii(M)ntro d'autres j)arasites dans ce liquide, mais leur existence n'entraîne pas toujours d'accidinils graves, sauf pour ce qui concerne le distonnf htvntultdt'ntw, espèce (\{' lilairo dos urines chyleuses et de rhérnaturio dos pa\s ohauds (I). (le parasite a été bien étudié par Wucberer, Lewis, ('revaux, otr. C't^sl un polit ver dont le corps allongé est terminé d'un i^i^)\c j)ar uno pi)iiilo, do r;iulio par un ronflement. Si on rexamiiie mort ou à Total iW roj)os, ou peut voir qu'il est formé d'une pellicule ronlorniant un proloplasni»' amorphe smus aucune trace de tube digestif. C'est plutôt uno larvo (ju'un parasite à l'état parlait. Lo jour, on ne le trouve pas dans le sang, on no l'y i-onconliv (jue la nuit seulement, en assez grand nombi'(^ pour (juo cha(|uo iruutlo en conlienne 1, ^1, :J, i. Vivant il e>l sinueux, ou (!oiilourno on spirale, ou simplement onduleux; tantôt il nage connue une anguille ou jirognsso on se dolendanl comme un ressort el en écartant dans sa niarcho los globules .sangums. Le meilleur procédé pour

(l) Voy. Bouchul, ^'ouvaiu^ ë^rnioits de pfiUnAo'ji-' grnèrale^ V édition, 188-, p. î*2.'».

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