‹ Traité de diagnostic et de sémiologieChapitre 4 sur 295 · PRÉFACE. VII · texte numérisé non relu

PRÉFACE. VII

dhes poumons. Si Thistoire de la médecine est juste et reconnaissante envers celui qui par son génîe a le plus contribué aux progrès du diagnostic, le siècle médical qui a vu naître l'auscultation devrait s'appeler le Siècle de I/iennec.

L'École française, si elle veut reconnaître dignement le service rendu à la science et à l'humanité souffrante, ne saurait rien faire de mieux pour honoi^r l'époque dans laquelle un homme lui a donné les moyens de passer tout à coup des ténèbres à la lumière et de l'incertitude à la précision.

 ces noms illustres — il faut ajouter ceux de Gzermak, pour le laryngoscope, de Helmholtz, pour l'ophthalmoscope, de Récamier, pour le spéculum.

La seconde partie est relative à l'étude des troubles fonctionnels de chaque partie du corps qui relèvent de l'observation clinique ; —à la constatation des phénomènes morbides accomplis dans les tissus; — à l'analyse microscopique, chimique ou spectrale des produits de sécrétion normale et pathologique. C'est dans cette recherche de l'anormal et de l'irrégularité physiologique que le médecin trouvera ce qu'on doit appeler des signes diagnostiques et ce qui lui permet de déterminer le siège d'une maladie, sa nature, sa période d'état ou de déclin, son pronostic et les indications du traitement à prescrire.

J'ai ainsi passé en revue les signes fournis au diagnostic par l'étude des troubles fonctionnels et physico-chimiques de chaque oif[ane ou de chaque système organique, en indiquant la signification probable ou absolue de chacun d'eux. Tel phénomène morbide étant constaté, à quelle altération ou à quelle maladie faut-il penser? Tel est le problème incessamment renouvelé que je me suis proposé de résoudre de façon à pouvoir résumer l'étude de chaque symptôme par un aphoris(ne concis et clair, facile à retenir.

Les premiers chapitres sont relatifs a V habitude extérieure des

VIII PHÉFvVCK.

utalades pour rétiide du faciès et (l(\s ditréiviites [jarlies du visaf^^e, ou de rattilude des malades et de ce qu'on peut appeler lu phl/sionomir. morhiilc. En eiïet, le médecin ne i)eut pas plus se délendrc du premier mouvement (jui consiste à dévisager le malade qu'il visite pour la première l'ois, (pie riiomme, dans ses relations avec^ le monde, ne peut Tempècher de lire dans les traits de son interlocuteur, ce qu'il y a chez lui d'intellii»ence et d'élévation d'esprit, de franchise ou de ruse, de douceur ou de méchanceté, de bassesse ou de distinction dans les appétits. Un médecin non physionomiste pourra être un savant, il ne s(»ra jamais un bon médecin, et c'est à l'hôpital qu'il faut aller pour apprendre à lin», sur la liiiure de ceux qui s'y présentent, ces expressions différentes et variées qui veulent dire : iîèvrr typhoïde, choléra, phthisie |)ulmonaire; pneumonie, croup : aniline tonsillaire; asthme cardiaque ou pulmonaire, sclérose cérébrale, ou hémorrhai2;ie du cerveau; chlorose, anémie, hépntite, hypochondrie; néphrite albuniineuse, rougeole, scarlatine, variole; syphilis des nouveau-nés, etc. Et non seulement l'expression du visa^çe est pour les vrais observateurs une condition de diai>noslic, mais elle est encore une^insi)iration du pronostic. Est-ce que l'éclat des yeux, le sourire languissant ou animé des m;dades,et l'intérêt qu'ils st^mblent prendrez à ce (pii les entoure, succédant du jour au lendemain à la prostration et à l'adynamie ty|)hoïde, pneumcmique ou autre n'indiquent pas à distance, et pjirun seul coup d'œil, l'amélioration de l'état local et l'espoii' d'une guérison prochain(\ — C'est par l'étude pliysionomique et muette que commence l'étude d'un malad(% et il ne faut |)as la né^li^er. L'interroi^ation vient ensuite pour la comiaissanee des phénomènes sensibles de la maladie, et l'exploration jdiysique achève ce que ren(|uôte a si bien commencé.

Après cette étude muette de la physionomie morbide et de l'habitude extérieure des malades, j'ai ex|)osé les signes fournis au diagnostic par la constatation des phénomènes morbides et

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des troubles fonctionnels de V appareil cérébro-spinal. J'ai commencé :

i'' Parles troubles de IHnlelligence en indiquant les signes fournis au diagnostic parle délire, — le vertige; — les hallucinations, etc.

2* Par les signes fournis au diagnostic par les troubles de la sensibilité : — douleur, — anesthésie et analgésie, — hyperes- Ihésie, — céphalée, — racbialgie, — fourmillements des membres, — abolition du sens musculaire, etc.;

3* Par les signes tirés des troubles du mouvement : — adynamie, paralysie, — amyosthénie, — ataxie, — syncope, — convulsions et contracture, — carphologie, — crampes et soubresauts de tendons, — réflexes tendineux, — tremblement, — hoquet;

4' Par les signes tirés du coma et de finsomnie.

Le chapitre suivant est consacré aux signes diagnostiques tirés des troubles de l'appareil circulatoire dans le cœur, dans les ar* tères et les veines. — Là se trouvent les signes que le médecin peut découvrir par la .pratique de la palpation^ de la percussion elieVausailtation du cœur; — les signes tirés de Idipalpation h la sphygmographie et de V auscultation des artères; — les signes fournis par Tétude des palpitations et des différentes espèces de cyanose.

Viennent ensuite : l*les signes fournis audiagnosticpar les troubles de V appareil vocal et respiratoire j tels que l'aphonie et l'aphasie ; — les altérations du cri et de la voix, — et V auscultation du larynx ;

9* L'étude des signes fournis au diagnostic par le rire^ — le bâillement j — Yétemuement^ — la (oux et V expectoration catarrhale et V hémoptysie ^ — la dyspnée;

3* L'étude des signes fournis par Vinspection de la poitrine^ — les déformations du thorax, — la spirométrie, — la percussion, — Y auscultation et la succussion des poumons; — enfin V auscultation de la voix bronchique.

Dans un autre chapitre j'ai placé l'étude des signes fournis au

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