IHSIOHIQUE
L'idée de réunii ■!,■<■% un seul ouvrage toute» les conl.ainsancc» humaine* ru loti ancienne. Les premier» livre» confondaient tout; calait des t>olygraphrea dans toute I* force du terme. L'œuvre du temp» a consisté à distrait"" le* genres, Aussi les anciens livres sacrés, la Bible minent, étalant de véritable!! encyclopédies. Moïse et aeurs. Les exposés de la oaophic antique, épanouis dano l'œuvre d'Aristote, ,i,i,, a une idée de I encyclopédie. Le» écrits des polygraphea arecs, ceux de Coton, Voron et Pline, ont un , Ticyclopédkin,.-. Au V" siècle de notre ère,
M mu* l'apellu réunit en un feu) livre les sept sciences
,,,, [posaient alors tout le savoi) huotain: grammaire,
,,,.,[. i.méirie, astrologie, arithmétique
a ùqu '..ml tL-iuM le moyen âge, on rencontre
,., v. lopédiea npécialement consacrée» à telle ou telle iciance et connue sou» le nom de ■ Summae i ou l Spécula I. Selomo», éveque de Constance, tenta au
i. le un Oicliononuni L/nioeiwle. L'œuvre littéraire
I ,,„.yi, ,.fle est l'encyclopédie d Albert Le
Grand, 21 volume» uilolio dan» l'édition Jammy (1615)
M 38 in-quarto dan» l'édition Ûorgnei (1890-99). Saint-
l'aotnaa d'Aquin produisit *a Somme qui a traversé le»
agr». Sous le régime de «oint Louis, au XIII* siècle, le
dominicain Vincent de Beauvais composa à la demande
du roi, ton Spéculum nrsiorta/c, noluroje, doctrinale e!
morale, vaste compilation destinée à reproduire le» notions
éparses don» les divers écrits. Cependant dans tous
■uvrages l'idée d'une encyclopédie demeurait encore
incumplèle. De» tentative» plus précises furent faites dès
iiimericement du XVII* siècle. En tbOo. un profes-
,1c Brème, Malhias Martin*, traça le plan d une
encyclopédie complète; Henri Alated publia à Herliorn
-I.ipi.-dia VU 7 omis dûrfmcfa (1620). Bacon, prit
sa classification -lue des connaissances humaines
(1620), sera le germe de ce qui devrait su XVIII" siècle
produite de véritables encyclopédies. Le dictionnaire
historique cl crifiqoe de Bayle (1696) a eiercé une
immense influence sur In direction des idées au XV lit"
siècle. On l'a appelé une œuvre a l'allemande, une
ipUation informe de passages cousus à la qurui- [ai
uns des au I ntteui ne cherchait qu'un texte, un
prétexte pour développ ;r ses propres idées.
La plus célèbre des encyclopédies fut celle fondée par Diderot sous ce titre « Encyclopédie ou Dictionnaire » foisonné dri sciences, des arts et métiers, par une » société de gens de lettre», mis en ordre par Diderot et
■ quant a la pari athématiqui [Ml d'Ajetnberl (1751
• 1772. 28 vol., WppL 1776 1777, i vol.; table analytique
■ et raisonné, Z vol, 1780), s
F.u tête de l'I ; lut donne le fameux Discoiif*
pré/imiftai>e, supérieur, dîsaifl Volume, à la Méthode de Ucscartcs et égal à ce que Bacon a écrit de mieux.
I. 'Encyclopédie ne traitait que de certain* sujets choisi* relatifs au* lettre», aux arts, aux sciences ou aux métiers, El < lie te« picsenlail don» Itur ensemble. Cet immense lecucil fui plusieurs fois réimprimé. Monuea humaines et de 1 esprit philosophique novateur, l'Encyclopédie fut no instrument de guerre en même trinp» qu'une œuvre de science. La Révolution y puisa la plupart de ses principes. Une infinité de publications du même genre ont paru depuis dan» divers pays.
Les Encyclopédies »c sont succédées en France, aprël.t premier* ! ., philosophiques de Voltaitt.