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LA PRESSE DANS DIVERS PAYS

I. Angleterre, — La presse anglaise n'eut pas une Jonsuc enfance. Dès le XVHI» siècle, elle présenta î.n caractère de virilité. Elle intéressa par des récits de voyage en feuilleton. Elle fut longtemps l'organe dr l'r.pi mon. son porte-voix sincère et authentique, le défenseur attitré des intérêts et des citoyen» anglais, l'incarnution de l âme anglaise. La presse est maintenant trustée, aux mains de quelques potentats et risque fort de dégénérer,

Let journaux anglais à l'inverse des journaux français,

lent avoir essentiellement pour but de renseigner vite

et bien. Peu de théories, peu de considérations générales:

des faits, des faits, des faits. Celte forme de journalisme

•Ulnt à elle seule à caractériser la société britannique,

Le journal anglais vise l'information, le lecteur n'y cherche point une direction de conscience. Le journal français est avant tout politique. Le. journal anglais dispose de forts capiteux, le Jautital français pas. Le jo.irnal anglais ne peut être vénal, il risque trop: le journal français est accessible aux tentations.

(1) Lors du vote de la loi scolaire par les ralhnliqiirs

■ '. 1fi!i4. L,- tournai de Bruxelles créa le Bureiu des démentis; en moins d'un mois on parvint à purger les Feuilles de» adversaires de la plupart des canards dont

■ II- h nourrissaient leurs lecteurs à l'occasion de cette loi.

(-) Le iout où nui- pourront Faire une nouvelle légis- «tion sur |,, Presse *é?ater la Presse littéraire si polit e In Pré»**- financière, nous aurons lait une heureuse ment. (Franck à la Chambre Belge. 1,1 "wrs |"22. p. 379.)

LIOGRAPHIQUES

2. Allemagne. — Les débuta de la Presse y ont été secs et impersonnels. C'est Frédéric H qui, en éveillant la r'jmtiencc nationale, a donné le premier essor à la Presse, bien que sa puissance d expansion date surtout de la révolution allemande de 1848. 11 y avait en 1928. 3,293 journaux il 4.730 revues. Cette Presse n'est pas centralisée comme en France; il y a de grands journaux de province.

Quand Bismarck Et voter une loi contre les socialiste» (1878) ils «'organisaient sous forme de sociétés sans but politique rn apparence, «cercle de fumeursi, cercle choral. Ils IransportèreM leur journal en Suisse, à Zurich, d'oi les exemplaires entrèrent en contrebande dans toute I Allemagne. Ils imprimèrent secrètement des feuilles volantes et continuèrent leur propagande.

A Berlin, Scfierl, qui fut un colporteur vendant livres et montres, a créé Ja H^ocne, puis le Localanzeiger. puis le / og. Le 7'o sJ. vers 1906, a deux éditions: polilisclie qui donnait la reproduction réduite du Local anzsj ger ; unlerhaltung, toutes espèces d'autres nouvelles, Tous les jours de la semaine le Tag a un autre supplément : agricole, littéraire, etc. Il tire à 100,000. Le gouvernement le subsiniait cm c'était précieux pour lui que le public assez rulhvè pour lire le / <tg demeure dans les opinions moyennés. En tète du Loea/nnieiger, on trouve en quelques mots le résumé des événements saillants du monde entier. La lecture de ce résumé donnait l'assurance immédiate que l'on pouvait être tranquille, qu'aucun événement ne forçait è modifier le cours de ses idées ou l'orientation de son activité.

En Allemagne les auteurs connus publient souvent leurs essais dans les quotidiens.

A Berlin il j avait environ 10,000 vendeurs de journaux à la rue, don[ 6.8015 niaient leur place stable.

Pendant la guerre. Ludendorff organisa la fameuse ■ Ktifgspre'seanit *. Wolf mentait, mentait toujours. « Le mensonge est un devoir patriotique n, telle fut la. devise. Le pouvoir militaire étant omnipotent, le pouvoir civil n existait plus. La propagande du Kriegspresseamt s'inspirait de deux principes : l'espoir et la Haine.

Il y eut tout un temps deux presses officieuses, celle de la Chancellerie et celle de von Tirpitz qui avait organisé au Ministère de In Marine un bureau de presse a. tendances prtngermanistes. La presse n'a guère été qu'un informateur officiel, obligé notamment d'insérer les articles préparés par l'autorité. Le gouvernement faist.il publier des articles par l'intermédiaire non seulement de ses organes mais de journaux indépendants. Le gouvernement a déclaré que les article» de source» officielles ont puur but de fournir aux petit» journaux des nouvelles inlri r-ssantes,

'•", ' '''■;..' m, . nouvelle » Tranzuccana n qui 0n-VOyS.il

• ivelles pur télégraphie sans fil au cours de la guerre,

les cibles sous matins étant devenus Inutilisables. Cette

steane par les industriels et Ides du gouvernement,

La législation -tif la Pressa en Allemagne. hi I i i-ssebureau, et la censure pratiquée en U t L confiance du peuple allemand, ,i Berlin da créer dan.* toute l'Allemagne

Lu ■ ■.' ■•■.m . en avoir l'air. En rffel.

u naliate allemand de rcmple ri paj m. texte accepte, Depui» l'avène In r*rr«»if connaît une concentration nui m veine mem.

i. Etait-UnU. — Le journalisme aroéricai

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il qui est connu comme moyen de k«8

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I ut nnitfe les émotions. (Par ex. Le Star, clr

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Le journal américain, cornnae irurtr

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Presse américaine e»l en général une [

■ niiincrciale. de parfaite i moralité, ejtploi

technique savante, rationalisée, mécanisée,

de la réclame, de l'information, du tepoi

trustée,

l a Presse des Elals-L'nis a une grande i -h.- i-i ea général inléresiame; • ruspérité, d'après Ici rapporta fouiun f> intérieur. ?6l,()0fl employés qui toucher de dollar» par an et Z8.000 homme» Iravaill Fl ■nulle», rien que piur lédiuer la- 20. OC ~es dont 2,300 sont rjuoltdienne». cl oi h. in pretfpje incroyable de 44 mtlliriri* ri t moyenne par jour. (Le nombre de livre» en une seule année prospère, a été de compris les livres d'école, etc.) Ou imprîn pas] jour aux Etats-Uni»; 312.000 journaux i journaux allemands. 536,000 Journaux en ■ lieu de remarquai que la plupart m juifrusse et allemande, quelqu'un grand nom déclarer qu'iU étaient polonais quand le» OBI vu naître étaient tombé» en défaveur

Il y • mu Etats-Unis plus de 2.300 jourr ci 14,600 hebdomadaire». Pratiquement i exemplaire par 5 habitants. Ce» journaux i capital de 1. 1S4.7S6.000 dollar occupe 2,066 personne», dont 48 lédacteurr l' in formation et 466 personnes au m

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nflurnce. Elle :upe, en temps «r le Mini, tète tt 2,5 milliards lent avec 5.000 10 publications nt une circula- ■xr'cnfilaire* rn divers puhliés.

227,495,000, y le en moyenne i..i,. ai, 334.1100 hébreu. M v i d'origine bre proféraient i pajii qui 1rs

mm quotidien* an compte un représentent un le ces journaux « au service de de la publicité.

Une soixantaine de journaux américains ont leur bureau à Pari».

IL y a quarante-quatre publications périodiques de langue française aux Etats-Unis, dynt 7 journaux quotirh- 2 tri-hebdomadaires, un bi lit-btlnmadaire, 24 hcbdoin.i dnire», 2 revues bimensuelles, o revues mensuelles. 2 revues trimestrielles, Le tirnge total des journaux quotidiens de langue française est de 43,700 exemplaires. I ,c Dnily Mail, le Neui-York Herald et le Crtinifo Tribune ont édition parisienne.

Un journal américain lattM 00 blanc »e» pages du milieu pour permettre ninii ou lecteur d'y emballer tartines,

4. Italie. — La Presse italienne fait une gronde part & la politique, au théâtre, à la critique littéraire et philosophique, aux articles d'idée générale. Le goût du pittoresque, du lyrisme même, parait le trait ca raclé ri* tique de l'information italienne; devenu industriel et conquéram l'Italien n'en continue pas moin» à considérer le monde en artiste, (Gabriel Arboin )

5, Hollande, — La Hollande possède de très grarirU journaux:; la Nieutce Rotlerdamscbc Courent, \'Algemeen I landehblad, le Talcgraaf, la Monsbode.

La Nieawe Rotterdarnwhe Courant (N. R. C.) fournit l'exemple le plus avancé de la Presse hollandaise. Le vendredi 19 niai 1939, <J, hiendhlad » 12 pages et le soir « Avondblad » 24, soit un total de 36 page». Il dounten moyenne 28 ou 30 page» par jour (8 ou 10 le malin, et 20 ie sok). Ausnî le IV. R. C. est le journal qui donne la plus grande place n l'atl ni général, non seulement à la littérature hollandaise, mais à la littérature de tous les pays, française, allemande, anglaise, russe, Scandinave, espagnole, italienne, etc.. etc.

6. Japon. — La presse japonaise est une de celles qui a le plus progressé. En 1860 le» Nippons connaissaient à peine les journaux. Ce *onr le* Européens qui ont fondé les premiers joumaut. Il y a aujourd'hui 115 grands joui nniix dont la molli- de II) pages par jour et

dont deux tirent 900,000 H 1,900,000 exemplaire* ("Tofeio- /Vichïnichi et Osnta-.Wiiimehi J. Avec les périodiques pn raissant plus de 3 foi» par mois, il y a 8,445 journaux. Les journaux sous forme de sociétés anonymes sont devenus de grandes entreprî«es capitalistes nu «erviee du eapito

llsme. H n'y a pas de gtand fourmi exprimant la culture

et l'idéologie de la masse prolétarienne.

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