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lii symphonie de son univers mental en ■!•■ vi-nir bibliologique, le cluriii innombrable des mots et de» image*.
Ij) I . nu le li r est 1 élément subjectif de la connaissance. D'un même événement deux auteurs feront deux récits dinYienls, II y a la une « équation personnelle «, expression courante en astronomie et dont le rapport déborde de cette science sur tous les ordre» de connaissances,
Paul Marguerite écrit : ■ J'appartiens désormais à l'univers rit frictions: observées et vues, à ce singulier dédoublement de 1 artiste qui crée avec du réel et de l'imaginaire, opère par une alchimie d'uidn-HnliU-s élérrents, l'illusion plus ou moin3 parfaite dans l'âme dri lecteur. Jr serai à certaines heure» le voyant éveillé d'un songe i'l même, lorsque je vivrai mes plus médiocres actes quotidienr., un travail inconscient ou mi-conscient f tera en moi, *
1 1 On peut cUsser par ordre les écrivains II en est de premier, troisième et dixième ordre. Ceux qui sont classés peur nous du dixième ordre, ont éié pal font pour les contemporains du premier.
t!) Notre temps a fait de la littérature un métier. Il ,i perdu le !-■ juxt de la chose écrite. Il verse dans In confusion entre lai écrivains <vt I** faiseurs de livres. .< D'invraisemblables monuments de niaiseries «ont qun- .ni'iuem présentés aux éditeurs. Et ceux-ci favo- I un débordement de médiocrités au milieu quelle* le» véritables valeurs sont noyées. »
2 I- nomme de science,
a) Presque tout homme de science a un problème central qui le passionne et à la solution duquel il consacre tous ses travaux particuliers. C'est pour lui qu'il ri, érudit ou savant. Pic de la Mirandolle essaya de prouver que li'a différents peuples de la terre sont redevable» de toutes leurs vérités religieuses à une révélation primordiale déposée dans tes livres de Moïse, et c'est à l'ardeur infatignhlr avec laquelle il poursuivit ce but qu'il dut ses vastes et solides connaissances dans les longues orientales.
Le désir impatient, la fièvre, la sainte folie de la rechei le la vérité avant tout et par dessus tout. Ceux qui ne possèdent pas dans leur âme ce feu sacré passent à travers le monde de la nature en lui jetant un regard distrait et superficiel: les savants de race s'arrêtent aux moindre» détails et cherchent la raison de toute chose. Ils passent le jour et In nuit à poursuivre l'idée qui les occupe, qtxï les préoccupe, qui ne leur laisse pas de trêve. C'est le Dehnda Catiago des hommes de science. C'est pour eux comme un cauchemar; aussi ne mesurent-ils pas leurs efforts, leur Fatigue, leur immolation parfois, {1J
Ceux qui ont l'âme du chercheur: c'est d'abord pour leur profonde satisfaction personnelle qu'ils l'attelleront dis
( I ) Jean Boeeardi : Les sciences d'observation a travers les âges. Reçue Scientifique 1933, p. 226.
utineea entières à une besogne solitaire qui ne provoquera aucun fracas retentissant, il autant plus qu'ils œuvrent siiiib bruit, sans relations, sans participer aux coteries en dehors desquelles il n'y a que b i liemeut des
e»; les repas ei le» réceptions nécessaires pour ne pas ignorés, ne sont point leur lait. Ils ne se livrent pas volontiers et on les nommera maniaques parce qu au lieu de trader brillamment et superficiellement une question, ils iront d'une manière uniforme aussi loin que possible oans l'acquisition, Le rentorcement ou la démolition d'une certitude. Ne s'en tenant point «ux apparences facrles, ils mettront en œuvre des années de patience pour aboutir ii un résultat dont l'importance paruitra peu proportionnée au travail dépensé, à 1 esprit de feux qui considèrent li science comme un roman brillant, sans avoir jaugé la nimmc formidable de connaissances minuscules nécessaires â la brusque synthèse quelquefois écrasante et souvent momentanée., (Jean PainlevéJ
b) Le savant appartient à deux la un 11 es. celte des analystes cloîtrés dans la spécialité, excellents observateurs et critiques très fins, niais redoutant les théories et lu observations ; celle des esprits synthétiques à vue» larges, grands amateurs de théorise, passionne» d unité, étendant toujours le champ de leurs investigations, tout en réduisant le nombre de principes explicatifs.
»i Nécessité de ces hommes <h' haute culture générale, de grande consciente, dominant les détours et les alentours de choque science, des hommes qui aient la faculté cl l'habileté de filtrer en quelque sorte la production mondiale pour ne laisser posset que ce qu elle contient d essentiel cl de bon, des hommes qui sachent dégager de leur gangue les faits importants pour les meure en valeur à leur vi aie place et les employer ensuite a l'édification de iheaas accessibles à tous, • (A. Lacroix.)