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I. Cause» persanne/7es et particulières

On écrit pour les mêmes motifs que l'on parle; parce

pic- vivi.- . est peruer et penser c'est «exprimer par la patois mi I écrit. Ne plus parler, ne plus ecrilo, c'est descendre vivant dalla le silence du tombeau. On écrit pour exposer, raconter, expliquer, informer, prescrire, conseiller, exhorter, consoler, protester, admirer, chanter, prier. I homme écrit par besoin de s'exprimer comme il parle, comme il chante. 11 y est poussé par l'utilité, mai» nu3t; pour l'exercice normal d'une faculté.

Le philo ir-[j mi le guru hindou parle en se

pt-nchanl sur le disciple qu'il aime et qu'il connaît

Aux environ- au XVI siècle, on a commence h n pour remplacer le* prédicateur* dont on désirait occuper U chaire. Les prédicateurs parlaient à tout un monde, s tout un peuple rapt ie universel de

lise romaine, à qui le Umtt a enjoint de parler «riper facto.

• Même, quand ils ne s'aiment pas, tes hommes ont besoin d'épancher ce qu iîa sont en eux-mêmes; Je langage en est l'attestation. Cette communication se fait notamment au moyen du litre. C'est lui qui, sou» une forme particuliètc, rompt te silence qui nous est insupportable, a (Ed. Picard.)

Paul Marguerite écrit ; » L'ivresse de traduire sa pensée au long du magique til d'encre qui se dévide et qui tient nu cerveau et i la lélinc, fait voir, fait toucher, fait vivre les paysage» et les êtres. Le métiei d'écrivain, le plus noble, le plus beau, le: plu- firi qui soit. Que de fois j'ai contemplé avec émotion le petit bout de bois emmanché J une lancette fendue, lt- pour plume qui me sert et aussi selon les vers de Mallarmé, ... te Vierge papier que «r blancheur défend. Quoi, cela et quelques goutte* noires -s rit. Balzac CJKsjae sa i Comédie humaine », Victor Hugo sa I- ..cl chantante, Pascal griffonn.

« Pensées s, La Rochefoucauld burine «es t Maximes ». Question plus profonde: pourquoi agit-on et sous l'emde quels facteurs !e conscient et le subconscient sont-ils mis en mouvement î Pour Freud, et son école 1.1 sexualité est la bote certaine de la plupart des activités de l'homme, D. H. Lawrence (Fantaisie de l'InoOTUciertt) voit autrement : « C'est le pur désir du mâle humain de créer quelque chose de merveilleux hors de ta propre tête et de son propre moi, par la foi et le délice de sa propre âme qui met tout en m,iicKe. Le motif purement religieux est le premier motif de toute activité humaine. Le motif sexuel vient en second et il y a un grand conflit entre les intérêt* des derniers, i» Il y a donc chez l'écrivain le Ken» intérieur d'un but.

( 1 ) « Pourquoi écrivez-vous > • Enquête de Littérature. Paris, nov, 1919. 8. place du Panthéon. — Une enquête n aussi été conduite par les Ecrivains de l'U. R. S. S.

OPERATIONS, FOi

Dans l'antiquité et au moyen âge, le barde traditionnel rliantait pour son souper. Les auteurs écrivaient pai plaisir, pour des buta éducatifs ou dans l'espoir de dons as de privilège* de la part de patrons littéraire* qu d'hommes, public* influent*.

Quand on constate combien impérieux est le besoin . irlrr dans certaines circonstances, on peut se rendre compte que ceux epjî écrivent obéissent a un besoin analogue. Que de gens aimeraient mieux se faire couper la langue que de taire 1rs mots qui leur brûlent les lèvres; que d'hommes ont sacrifié leur situation et leur position au besoin de faire un mot d'esprit ou de lancer une phrase vindicative.

Mulva, l'écrivain prolétaire belge répond : î Bien malin celui qui Je connaît assez que pour dire en toute bonne' pourquoi il écrit. C'est un beaoin qui doit «voir des origines. Ma vie d'ouvriet m'a incité h écrire. Etant aen - de tempérament et mélancolique, je ne puis voir 1rs misères d'aulrui «ane aspirer à le* dire. Aussi dois-je vivre ce que i'êcns. Ma mémoire affective me sert beaucoup; le* souvenirs affluent en moi quand je les sollicite. Je n'accude à l'imagination que le champ indispensable il la tenue du récit, A Malva le mineur, chacun vient raconter des histoires. On lui dit ; « Toi qui écrit, eh I bien, tu devrai» leur dire ça. • (l)

« Pourquoi j'écris r Ce que j'ai dan» le cceur. il faut que cela sorte, et c'est pour cela que j'écris, s

(Beethoven. )

■ Je n'ai pas écrit pour produire une œuvre d'art, maipour prendre conscience de mon propre étal. »

(Remarque. I

! .es écrivains écrivent :

I" Patce qu'ils y sont poussés par une force inévitable

2° Pnrc<- qu'il* espèrent il.- cet exercice notoriété tk'.l'iirc\

3' Parce qu'ils espèrent Argent et profit.

4' Parer qu'écrire eut le moyen de matérialise! le laibcfl Intellectuel ■ T. - quelque nature aoit-il,

5" Patce que l'écrit souvent est lui même nu , forme de l'action, l'accompagnement, préparation nu con ,mi de l'actirut : l'influence de l'écrit, apprrcialiol politique et prestine social.

6" Paire qu'écrite est un moyen de découvrir de

idées, de les vérifier, de réaliser de Is clarté dan» le

n'érs, de les classer, de len éliminer du champ de 1

science pour laisse* celui-ci libre pour la productif

d'autres idées, pour établir de* base* solides d'où li

I ■'.usée s'élèvera plus haut tti plus loin.

7" Pour la gloire de l'esprit humain en soi. (La devisi

I I l'Ecole Polytechnique : Pour la Pairie, ht science '■. ta gioire.f

8" Parce qu'une force pousse l'écrivain à écrite commt Ici êtres dans la nature sont poussés n se reproduire

(l> Aoufe et Noir, 7-12-1932.

NCTIONS, ACTIVITES

mj

Ecrire pour cite délivré du faix de la pensée qui doit

'■îiser.

L écrivain, le savant, l'artiste, sont ainsi à leur manière des mystiques. Mais tandis que les vrais mystique* entrent en possession de l'objet infini de leurs désirs, ils n'y atteignent jamais et sont d'éternels mécontents ; ils snul fient de toute l'imperfection de leurs oeuvre». 2. Couses occasion nef/e»,

I- iï-uvre est ou spontanée an commandée. L'œuvre m nnelle. se produisant à l'occasion d'un (ail soit extérieur à l'auteui. soit usu de sa propre vie, ou I œuvre est esientielle, naissant du développement organique de sa pensée. L'œuvre est isolée ou elle fait partie d'un tout, d une -Mute cjua tir marque pas nécessairement le titre, Elle est autonome ou rattachée a un tiers ensemble : collection ou plan.

Beaucoup d'écrivains reçoivent de leur temps beaucoup de suggestion qu'ils renvoient: ■ îeur influence en beaucoup de cas est celle de* agents de transmission qui tnri teni La puissance conlatrieuse de leur passion et la puissance séductrice de leur talent au service des idées qu'ils servent et qu'ils n'ont pas créées. Il est malaisé de distinguer leur» aclioim rîu mouvement collectif et des autres efforts individuels qui vont dans le même sens

(Lanson )

L'histoire de la musique montre a quel point les oeuvres furent déterminées occasionnellement. Ceci esl marqué jusque dans leur titra. Dans le passé, la musique absolue, pour elle-même, a très peu existé. Aujourd'hui, le* occasions a écrire sont nombreuses. Ainsi les cours, les conférences, les thèses des ùindrants. les rapports divers h présenter.

3, Causes ginêrolct.

a) Parmi les causes générales du développement de !» production figurent: le développement des sciences; la diffusion de l'instruction ; le perfectionnement de l'imprimerie; la création continuelle de bibliothèques, aolt comme organismes indépendante, soit comme archives de société* ou d'institution» gouvernementales ou privées.

b) Des occasion» générâtes d'écrire ont existé. Ainsi, lait! I*a trois premiers siècles du christianisme, il y

eut un grand empressement vers la foi. Les païens ne dédaignaient point de combattre les arguments du christianisme et trouvèrent l'occasion de compoaer les plus magnifiques ouvrages. De la Us belles apologies de '«temps qui comptent parmi le* plus riches trésors de l'anlitjuiié chrétienne. Dans la période de conversion de» peuple* du Nord, on ne trovive rien de tout cela.

Le* temps modernes ont apporté avec le» instituts. 1rs administrations, le» revues, le» journaux, un élément de continuité dans la rédaction. Ce qui était réellement feuillo volante et livres lancés dans l'espace autrefois, devient sorte de source permanente de production de données de toute espèce actuellement, Ce sonl de grand* organismes

LE

rédactionnels qui ne constituent avec ces q ristiques collaboration étendue, rédaction col sion considérable, documentation auxiliaire i

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