L'édition, t'mtsJiigane» cl lu publicité
a) L'éditinn est conduioniiée par trois grands facteurs; I" [argent ; éditer est une opération commerciale. Elle i insère dans le cycle ocorienuq'ae et comme telle .11. de salaire», d'achats, d'impôts et de gains Elle ■ permis d'eVUfiei do grandes fortunes, 2" L*ln telligence; éditer est une opération d'ordre Intellectuel, mettant au «ervice de là vérité, des sciences, des le-tti --.. des arts, de l'éducation de» moyen» de diffusion par li livre i-i le document. 3° La propagondr . éditer permet de mettre en œuvre ces mêmes moyens an hénéfki di causer d'unir ■ poirfjcms, économique, social et politique. Dans l'édition l'intelligence a besoin d'être protêt- U fois confie l'argent et la propagande, soit qu'elle ait «es propres organes d'édition, soit qu'organisée elle-même pal influence ou pour traiter collectivement avec l'édition d affairea nu ilr propagande, il lin soit possible d'obtenir
une pari minimum de» marques de distin extérieure, la confusion des buts est un péril.
!•] Ln publicité joue un «mnd rôle dnrn. le lancement
'I Me ■■ . i -ii. Etuteui Inconnu peut
■■ tiiln s'il est sou ■ une publicité habile I i
pria oe I oindre publicité efficace est de plusieurs
milliers de francs. De vive» critique» s'élèvent contre l'organisation de ce qu'on a appelé le bluff littéraire On a dénoncé le « syndicat parisien de la littérature au inentaire ». Fondation de ptlx, iirncédés publicitaires. 1rs collections, le» beaux livrai faits de pauvres textes. I< grands papiers. Une maison recrute ses • poulains i >
DISTRIBl. ni
lei mi|.i.-i- : elle prétend créer l'événement littéraire. IJnr des coupa d'audace, elle coutiuieri le lecteur; avec i nîoitlé, ellr «'entend à le retenir.
Les DCUtetUI trop souvent bourrent le crâne en disant n le public aime (a* Les éditeurs ne doivent pas suivre ta foule, mais la précéder en publiant les écrivains qui pur leur personnalisme affirmé révèlent un esprit original indépendant.
c) D'outie pari, les cause* qui limitent la publicité de* imprimés destinés aux hommes spéciaux sont tirages trop restreints, hauts prix provenaru surtout d'un luxe exnge>e dans le» planches, insertion d'articles hots d«? leur vraie place nu dans des ouvrages et revues qui concernent des objets trop variés, absence de labiés propre» à faciliter les recherches dan» de longues séries.
d) [.édition au service de la propagande occupe
place ■■ i ii.ible. Il serait curieux de connaître les
ies dépensées directement ou indirectement par le» gouvernements a cet effet. Il n'y a pas seulement l'U. R. S, S. ni les anciens belligérants, En fêtant son Centenaire, lu I ihrairie Hachette a dit s'être mis eu service de la pensée française. Il y a les propagande* religieuses, celles de la Foi & Rome, la Société biblique de Londres II y a la littérature de tous les partis politiques el sociaux, de toute» le» associations à but social.
e) Des éditeurs sont engagés largement dons les I politique». Ainsi en Allemagne, pou» les ceuvti littérature «nciale, certain» comme Ernst Rowolr ava approuvé le mouvement de gauche, tandis que d'autres comme la Hansealischc Verlnirensteld fournissaient l'armature intellectuelle du mouvement national social"
8 — Org a niiot <on commercroie.
al Les maisons d'édition modernes »e sont donnée* une puissante organisation commerciale et hnan --■ Parmi les valeurs de placement, il en est peu qui offrent la sécurité d'une maison d'édition. En effet, alors qu'eu industrie la durée d'un brevet est limitée à 15 années li propriété littéraire ne cesse que 50 nm après la mort do l'auteur. Un fonds se constitue dont la valeur ne ■aurait décroître. Cette valeur n'a guère d'égale dan» d'autres branches du commerce ou tic l'industrie. La maison d'édition riche d'un fonds de propriétés littéraires, offre toute la sécurité des entreprises à monopole, un monopole multiple et de longue durée. (I)
b) Au début, les imprimeur* éditeurs publièrent indifféremment tout ce qui était offert à leur activité : livre» religieux, sciences, romans, etc. Ce n'est que dans le
(I) Wliat editors and publisîiets Wanl Liverpool l-ilerary Year Rouir pies», 1925.
(I) Prospectus la les Editions t\r \a Sire i
1 alruan Lévy te vu adjuger pour 500 franc», à la mon il'- Baudelaire, la propriété de* oeuvre» du porte vendues Par ses créanciers, Durant les cinquante années qu'en a duré la propriété littéraire, le seul recueil des ■ Fleurs du mol i, souvent réédité, a rapporté une centaine de mille francs.
>N DU LIVRE
courant i[ii „i. . ' ,,u„ |'£dileur ,r
cantonner dans une spécialité : enseignement, droit, dctinc. etc., au fur et à mesure du développement rfa la clientèle ri sous la pression de la concurrence.
c} La phénomène de In concentration «'est poursuivi dan» l'édition. Au cour» du XIX' siècle, on trouve en AHemajinr une spécialisation croissante de maisons inoV pendant» ; celte tendance atteint «on plein développement après la guerre grâce à l'adoption des principe» d<: la rationalisation moderne. Parallèlement, on observe un grand mouvement qui tend à imposer de plus en plu» .si et le cartel, mouvement déterminé non «eulcnirrit pat de» raisons d'ordre purement commercial ou littéraire, mai» aussi par une orientation nouvelle des façons de penser.
l'.ii France, ou a assisté à l'accaparement de loua ici débouché» commerciaux de librairies, de kiosques, de gares, de marchand» de journaux el même de maison» J'édilian,
Le» grands consortium» d'éditeurs et libraires sont souvent plu» nuisibles qu'utile», parce que dirigés inf.iillitili m. -ut vers des buts politiques ou financiers.
9 — Ortfanfinuon corporatite.
a) Dans ton» les pays les éditeurs ont formé des organisations corporatives, tantôt spéciauaées à la seule édition, tantôt comprenant aussi les librairie»,
\i) En France, In Société des Cens de lettre» concentre In présentation des œuvre» de ses membres aux éditeurs, aux revue», aux journaux. Les texte» de ce» œuvres sont généralement polycopié». Cette organisation ne va pas sans une certaine commercialisation de la littérature, et, le « tTaue n la ligne », où se complaisent tant d'auteur» professionnels, Les texte» reproduits donnent lieu en effet à un dtoît fixe de tant la ligne qui revient aux auteur» par l'intermédiaire de la société.
c) Il a été fondé un Congrès International des Editeur». Après une interruption de 1S années, il a repris se» travaux en 1931 (91' série): 16 nation» y ont participé. Le Congrès >'e«! réuni à Bruxelles en juillet 1933.