Censure religieuse, ProAibilion
n) L'Eglise a défendu aux fidèles l'accès direct aux écritures sacrées. Elle estime qu'une lionne préparation thénlogique est nécessaire. Elle craint les fausses interprétations, les citations erronées, les accommodations impropres vuire irrévérencieuses et même obscènes, Pour ne pus errer, il faut connaître, outre le latin, le gter. l'hébreu et l'aramaïque. (1)
b) On a assisté à de curieuse» interdielions. Cl par le Pape de réorganiser le» écoles de Fronce en I22S, le Cardinal te Couraoni, celui qui donna à la corporation de* maître» et étudiants d'alors le nom d'Université, autorisa renseignement de la dialectique d'Arislote, mais interdit sa physique et sa métaphysique. Il y a eu les expurgations au XIII" siècle, au moment où parut dans le monde chrétien les traduction* grcco-lntint-n et arabo- InlUies d'Arîstote. On voit le Pape Grégoire IX charger Itois théologiens de Paris d'examiner ces livres. Ils doivent en préparer un texte expurgé quî puisse être mis dans les mains des étudiants. La revision toutefois demeure a l'état de projet. Saint Albert le Grand et Saint Thomas d'Aquin ont continué à commenter le» ceuvrrs d'Arislole, dont la lecture était interdite sous peine d'excommunication.
<■) Pour défendre la vérité religieuse contre les attaques des hérétiques fut organisée l'Inquisition. D'après Llorente. l'Inquisition espagnole, de 1401 a IflOÔ. a jugé 341,021 individus, dont 31,912 ont péri sur le bûcher et 17, 6W ont été brûlés en effigie; les autres ont été condamnés b des peines moindres mais toujours graves. On prétend que la Bibliothèque de l'Escurinl renferme un exemplaire dt tous les ouvrages qui ont été hrûlés par l'Inquisition.
d) Une bulle de Léon X, tancée le 14 juin 1520, condamna comme hétérodoxe 41 propositions de Luther m lui accordant soixante jours de réflexion pendant lesquels il aurait a se rétracter sous peine d'encourir l'excommunication. Luther répondît en écrivant Contre la Bulle de V Antéchrist Le 10 décembre, il brûla la bulle d'excommunication avec le droit canon, le» écrit» d'Eck et d'Emscr centre lui et plusieurs ouvrages de scolastique et de casuistique en disant t < Parce que tu as affligé le Saint du Seigneur, soi» affligé par le feu Eternel ». M avait annoncé cet autodafé par une affiche publique,
e) Il y a des formes de critique nfîicirlle Le» propositions extraites des livres font l'objet de dénonciation s
(I) Giuseppe Ricciotti, Morcell iano. 1932.
B/fefeio e non Bihbia flreseia.
Roms ■■! éventuellement de condamnation. (El, Les .'i Rome au XVII" et XV 111" siècles au sujet de |UerCila des cérémonies chinoises.) Les Docteurs ni onne admetia otii ou condamnaient ex officia certaine» thèses . Quand ont paru certains ouvrages, le» Papes Ou bien tes ont condamnés, ou bien ont formulé de» propositions qu'ils ont condamnées en déclarant ensuit» qu'elle» se trouvaient dans l'ouvrage. (Ex. Lr Livre de Jansenius), De» docteurs ont tait it- marquer que l'Eglise BBSSi .i procédé négativement, disant contre les hététiques qui n'est pas son dogme mais qu'elle n'a pas exposé explicitement ce que contient celui-ci.
f ) I ,ii ceosKtfl religieuse existe encore sous la forme il !'<t;>probalion ou de l'imprimatur de livres ayant cnrnrlirc théologique ou ecclésiastique. L'imprimatur n'engage pas l'Eglise.
g) I. 'Eglise romaine a instauré I Index de» livre» pro- !id.rs (Index iibrorom ptohibitonim ) , Une congrégation romaine en est chargée. Si tel livre est mis à l'index et :•■) autre, qui est encore plus fort, cela tient à ce que l'attention de l'Eglise est attirée sur un livre, toit pat m> (Iiûiiinrintiiin qu'on lut a faite, soit par une
questi f li'oi l lui a posée, soit par une cimïpngnr uni
a été menée nu sujet de ce livre, soit surtmii \ i .Mise de léblïté de l'auteur.
257 Utilisation du Livre. La lecture.