‹ Traité de documentationChapitre 504 sur 725 · Orientation de» recherche* nouvelle · texte numérisé non relu

Orientation de» recherche* nouvelle

Nous ne qu'au début des élude» lui la lecture. Un immense matériel commenté a été rassemblé, il est insuffisant encore ri des expérience* surtout •OBI nécessaires. Signalons quelque» pointa.

a) Le livre eut i'ohjet intellectuel intermédiaire entre

l'auteur et le lecteur el t}Ue celui-ci doit comprendre. Le

;- in ni peul porter également sur le» trois

Et) Le livre et La lecture sont intimement Liés à l'avenii de l'Intelligence. Il paraît vraiment possible d'améliorer

I t-xpresaion de» choses darnt le livre lui-même et aussi la oimptéhension par l'esprit des . Iioses exprimé» bibliu urinent.

• i 11 faudiuil êludiri lrn réactions de l'esprit devant . ■ i tu m Formel aune même idée qui constituent une échelle à degrés continus: la choiie (l'oisenu pat ex.) h l'état réel dans la nature, la même chose dans Le» collection» ou musées ; Ir» moulages de telle partie, de tels appareil», de telles fonctions; les monniriapTii'--. l'image, Ir texte descriptif il Explicite; Ir texte sous In forme subtile de In poésie qui a pris la chose pour suiet.

d) L» lecture est une sorte de de vi nation: l'esprit guidé par l'œil, est toujours en avance sur la parole qui traduit ce. qui e-t écrit. On pourrait comparer tout texte aux vagues de la mer que doit franchir Le bateau. Si celui-ci est petit, il devra suivre tous les creux des vague»; s'il est grand, il pourra fendre les vagues et gagner airni sur le temps de l'itinéraire.

e) On lit horizontalement, mais aussi verticalement et diiiKotialetnent. On lit jusqu'à ce qu'on ail appris de quoi il s'agit. On saute le» lieux communs, le» redondances

répétitions. On saute ce qtl on sait déjà on ce qui n'a pas d'intérêt pour ce que l'on cherche,

f) On distingue entre la lecture sonore (externe) lecture silencieuse (interne). Au fond, la vmir distinction est entre la lecture explicite et la lecture implicite,

g) N'y a-t-îl pas une prédisposition héréditaire à la lecture? Le long effort des générolinne antérieure», surtout depuis que le peupla tout entier s* est mis à lire, ce ton^ effort n'n-t-il laissé quelque trace dans une structure

4e r\u cerveau ? (1) h) Comprendre plus, plus vile, plus complètement, plus profondément, c'est le but même a assigner à l'inlelli genre. Dès lors tou le amélioration de la lecture, laquelle,

(I) Ch. Ricbct. — Stabilité Je» carnctêrc» acquis. Aca demie des Sciences de Paria. 7 août 1933.

consiste n comprendic le contenu d'un document, condu à perfectionner l'intelligence.

0 Sont en présence ici la logique exprimée dans le livr à lire, el la psychologir selon les lois de laquelle procèd I esprit qui lit. La logique offre le procédé par lequel Ir licite meTne» des choses exprimer* par les termes du lar gage sont mis en évidence alors qu'ils n'apparaissent r directement ni spontanément. La Ingi pic procède diseurs veillent comme notre esprit. Si les rapport» enlre A el ' ne sont pas évidents, eu les rapprochant tous deux, dit-elli pat l'Intermédiaire de B, l'implication implicite itisqu'alo devient explicite, C'est la fonction du syllogisme Qui ; ramène n In formule. Si A est dam B et C aussi d.ms I alnts A est dan» C.

il Pour bien comprendre le mécanisme de la leclur il faut voir en lui l'inverse du mécanisme de l'écritur Une foi» bietl icinnu comment nous pensons, nous parloi et nous écrivons, une fois constaté que nous procédai pai simplification, intuition et sous la forme implicite, noua est plus facile de concevoir comment nous lisons.

H Que se passe t. il quand il v I compréhension? 1 cerveau procède à ou travail actif pour saisir le. lien ent deux ou plusieurs choses. Le cerveau opère à la manie. dont il e»t procédé a l'établissement dune liaison ent deux lieux physiques! on crée une route et celle-ci e la représentation matérielle dts lu liaison. Y a-t il dans cerveau quelque connexion anatomique ou phyalcJ.Of'r.cfi (. luimixtiire) qui se formerait matériellement pour rr! lîser matériellement la connexion psychique? I était ainsi, l'hérédité se comprendrait mieux comme oui la facilité de faire profiter une connexion établie a to les autres, de faiie même qu'un simple exercice intelle fuel, comme l'étude de» langues anciennes, serve à délî l'intelligence même, a la rendre plu» apte à lotîtes auti élude».

1) L'admirable de In compréhension des nombres I surfil d'avoir une fois pour toute» compris les dix chîlfr: les dix rangs de chiffres et leurs rapports les uns s autres, pour comprendre ensuite tous les nombres,

m] Le langage n'est peut-être que le développeme analytique et grammatical du cri qui lui est synthétiqt Une pluralité de voie» est ouverte pour exprimer u pensée quelconque (par ex. l'ordre différent des mo la voie active ou la voie passive!, ce qui tendrait à fa croire ft la prépondérance de In pensée implicite sur pensée explicite.

n| In fraîcheur d'impression et l'intuition est te pro( des natures simples. La fixation intellectuelle de I faite gence est produite pnr l'abus de la pensée explicite Cri ri enferme l'esprit comme en une carapace solide et lotir dont il a peine a s'évnder. Pensons à l'abus de la scol tique après les belles périodes du thomisme au mo> âge.

CE DU LIVRE

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o) Pensons- non» en forme de langage (mol» au image») qui exige un certain temps d'audition et même de vision) ou bien pcnuon» rinus ratait! vetwmt au moyen de quelque chose de très subtil, su/ gcneris, permettant de percevutt lanémrnl cl d'induire on de déduire «ans lenteur • . |ne nous avons perçu? En ce dernier cas que serait ce « Quelque chose n. et comment arriver a le fixer direcwin M pour, ai mi. parvenir n des complexe» plus puissants? la notation, qui est une véritable condensation d'idée, le •uhéma qui en esl une abstraction et une simplification nnus mettent sur le chemin de la décoc.

p) L'organisation peut prendre Iroia directions: !ea ifls titutions, les opérations, les fonctions. On voit la lecture l'exercer simultanément dnn> toutes les troix. Un vague sentiment peu n peu se formule et se ptéj.are en ces termes ; Qu'un humain qui ne Ut pns est un nomme aussi dangereux a lui-même et a autrui que celui qui n'cit pas passé par l'école. La lecture quasi-obligatoire est en voie de se réaliser par des moyena de persuasion et non de contrainte. On pourrait déjà palier d'un défn'l de turc continue. En langage des chiffres, on mirait le rlél.il heure Incîrvldu moyen, d'où un débit-heure national pour loin les individus du pays et mondial pour leur tolalit."- Ce débit (D) est facteur du nombre et de l'étendue de» (Ll, du nombre et de l'intensité de fonctionnemi-n!

des organis ■ eh dWriîwtfon (Librairie et Bibliothèque)

(Il I L), des dispositions d'esprit et du irtml des lecteur» If'.l. aint-i qiM du temps dont ils disposent (T)

D'où cette formule :

D-LxBxExT.

.Slius pouvoir le préciser par des chiffres, nu peut cependant «ffirmer que le débit mondial des lecteurs en 19Ï0 ,i dépassé le débit des année» antérieures, (1)

258 Influence du Livre. Amour du Livre.

Une fois produit et répandu, quelle influence a le 1 ivre ) L'examen de celte question soulève divers points : t,i diffusion plus ou moins rapide des écrits; la propnfonde et l'opinion publique: l'influence particulière de ht poésie .1 .lu roman; le livre et l'action s l'amour du livre et les diverses manières de s'y intéresser; la biWto pliilie et le mécénat.

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