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Influence de la poésie

a) De même que la lanterne magique illusionne la v" U poésie illusionne l'esprit, La tyrannie qu'exerce l'un gtaatfcm sur les intelligences incultes est ai grande, qu'i axtfanl ému par le récit d'Iustoires invraisemblable*, cel du Petit Chaperon Rouge, par exemple, pleure, ttemh de peur et s'impressionne au point de ne pas oser sor la nuit, pai crainte d'être surpris par le fauve; il si pourtant bien que les loups ne parlent p»s. (Macaula Eludes littéraires).

Le poète, dit Crosse, n dans la main le violon eneban du conte allemand : dès In première note, le guerri abandonne son épée, le travailleur laisse tomber Tout le savant ferme son livte, et mus par les mêmes sen menti, leur» cœur» vibrent h l'unisson, et s'identifie avec celui du poète. En poésie, écrit Shelley, on pas de l'admiraiion a l'imitation et de l'imitation s l'iden finition. En prose, quelle que soit la part de l'imaginatio il faut dnnner quelque chose à l'esprit, car c'est une rèj élémentaire de l'art oratoire, qu'on cherche vaineme à persuader l'auditeur, avant de l'avoir convaincu d avoir détruit les raisons qu'il oppose à la thèse, I poésie au contraire atteint aussitôt le but. elle pénètre i plus intime du Cceur, s'y enferme, s'en empare et dnmirie complètement ( 1 ) La poésie eat la musique d idées. Celles-ci. dit Monti, ne produiront jamais ui forte impression si elles ne son! accompagnées de 1 lu n.onie.

b) Les Spartiates n'admettaient point de poète» pari

• basant, d'après Plutarque. sur ce qu'ils éciivaic de» choses plus douces que salutaires, Platon, dan»

<r de sa République, proposait de défendre poésie, & ceux qui n'étaient point de» modèles de bnnn

(f) Lopez Peliter. Les rouopes cfn tlDtt, Cli. XV, 1 ia, p. 233,

sICE DU LIVRE

mœurs. Quintilien ne voulût pat qu'on expliquât aux enlanta Ica verH d'Horace et des autres poètes, Ctcéron reprochait aux poêle» de remplir l'rcprit de molleme et de briser le nerf de la vertu. Virgile, dan» sa dernierdisposition testamentaire, ordonne de livrer l'Enéide aax flr>mmes: Luther n'admet point dans 1rs classes Juvénnl, Martiol et Catulle,

C, • Une atrocité, dit Valera (Nuetio» esludia* criiieosf a maint d'Importance en vers qu'en prose, pourvu qu'elle toft dStt avec élégance. En veis, la moitic des lecteurs lie

t'attache point au ton»; rie twte que U- poète pas» bla* pliémer et maudire à son aise, se convertir en ma> ii.k-rnale qui lance des oraisons jaculatoires au diable cl des insultes à Dieu, tan.» que le lecteur soit perverti Wl scandalisé, car il ne lait guère attention qu'il la mélopée endormante du vers. Comme s il assistait à. une bataille San* y prendre paît, il e*l aveugla par la fumée, assourdi par le bruit, mnis rte Wit pcJttl où sont dirigés les coups i d) L'influence Ai ta poésie, remarque Macaulay, est plus grande sur le» imagination* enfantines que sur les adultes, comme elle fut plus puissante chez les peuple» primitifs et sauvages que cheï les nations civilisées. La prédominance des poètes actuels est bien inférieure k celle des antique* bardes, allemands ou gaulois. Nous concevons av-?c peine les effets terribles produits par le* tragédies d'Eschyle, les convulsions des rapsode» qui chantaient le* ver» d'Homère et l'insensibilité des Mohawk entonnant le chant de la mort.

258,14 Influence du roman.

a) Le roman est In production littéraire la plus rn vogue. Il occupe la première place dans les lectures; c'est aani contredit le livre qui compte le plus grand nombr? de partisans. Sur 100 ouvrage» pris au hasard dans le» bibliothèques publiques, il y n 80 romans; sur 100 livre* vendus, 95 appartiennent à la même catégorie.

h) Le roman e*t le genre le plus compréhensible et lu mieux approprié de notre siècle. Il remplit le ^délaissé pur h di-panlinn dr l'épopée. Il a «on fondement dans la nature même de l'homme: l'aspiration a l'idéal par la noblesse de l'esprit humain non satisfait de* mesquineries, des misères de la vie réelle. Sou» forme dr fable*, de conte», de roman», de fabliau*, de livres de chevalerie, il acquit dans tou» les temps et chez tous les peuple*: une grande baportance, mais il n'atteignit jamais une vogue comparable à celle dont il jouit dans notre société démocratique Le roman a remplacé l'épopée, incapable de contenir dans se* moules I idéal et la vie de* peuple* moderne», t! égale par «maequenl tout* n splendeur du genre épique dans le» temps anciens, (|)

c) Le» personnages du roman s'înpinuent peu n pou dan» l'âme Hu public qui finit par se convaincre que ce

(I) Lopez Pelarï ; Les rouages du liiie L'uni étudie spécialement les roi

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sont des tire* réel» et effectifs et peut-; foi intérieur, donnt-i-il plu» d'importance quà celle» de» Imnimr» qui l'entourent. (L d) La iittcintuir i oMieiupuraine est dai partie une glonliciUOn de l'acte sexuel, beaucoup de no» romancier* modernes, la plus noble, la ulu» élevée que puisse se pr humain, c'esi lu satisfaction d'un instinct commun ui'.-L l,.-s tnimaax. (F. Fayot. L lu Volonté).

•-) La loetUte Mtceative île» uruvrus qui constitue uns aorte de suicide spirituel, ca ia pensée propre, éloigne le goût des invcsl lilique*, raliawsc le sein du réel, exalte l'i dépens de* autres facultés, peuple l'esj représentations, trouble pur des images ira I attention, lu liicuitotiotl et la rérlr-Uon I étude et débilite les ftnefgiei de la volo di- mener à bout le développement logiq illustration, (Lopcî Pelaci).

(} La lecture des romans peut finit par , ment 1,1 régularité du Itiiii-liuiiueineiit des duire des troubles eérénrayai ah* i>rufonds.

cuusts iji t iill.-u' lu hjmé des femmes,

la multiplication des romans en ces d sues .iiiloiil i-imniviii des émotions i: lecture, (Tissot. ) Physialogiquranenl, léir •* coritiacuoii uu dilatation de» vaisseaux, des muscles organiques . ., comme aussi d «■! des dépressions, des clartés et des oWui l'esprit. (Don Knpliacl Salillos.) Il n'est le* femmes adonnées à ces lectures souffre .lient dra cauch'iuar» et, puur le plus futile : en sanglots nei . , avoir lu un rot

iinpiessioiinrea, iril.iiur. personnes senter n'obscurcir, perdant la mémoire et restent ( comme hébétées, suiis trop savoir où elles m • si pour certains une vérilalile suggestion i E0B1 ut ai tei i MinineU. [I)

g) L'étude deg trouble» même pkvsiolo par la lecture de* roman» est une voie pernu des relations rnlic le mot lu, sa reprisent et la réalité. J Psychologie hibliologique. )

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