IN. ALTERATION
serait nattez langue patir en parcourir seulement I' s sources. Main, d'autre part, quçn serait -il de nous »i. depuis la fondation de ['Empire romniii, il y a 2000 ans, toute l'Administration, toute l'Histoire et toute la Science drs anciens avaient été écrites, cmcgîsirées, voire publiée»? Que lericma-tiuUH de toutes ces niasses de papier? A les lire et à les consulter, nous perdrions le temps de vivre notre vie.
Donc si le document est le moyen de se souvenir. In question revient en partie à se demander «'il est désirable que l'Homme conserve le souvenir de tout. Lu réponse exige réflexion. Voici, par exemple, le Christianisme, voilà Jésus-Christ ; contrairement aux fondateurs de religions, i! n'a pas écrit lui-même. Cependant, aux dires des Evangiles et de l'Eglise, il a passé sa vie à instruire se* ■ i -tifs en leur disant d'aller de par le monde redîrr son enseignement. Il n'a nullement désiré que les Evangile* soient le rectr, de sa vie, limités au nombre de quatre: il y cul d'autres récits tùuita qui disparurent, Mais combien DM écrits. Que ne seraient aujourd'hui pour h * Chrétiens la découverte de l'un d'eux. Cet exemple mémorable éclaire le rôle du document. Qui jugera de la destruction nécessaire 7 Pour juger ne faut-il pas commencer par tout recueillir >
c) L'élément intellectuel aura la durée propre soit à l'idée exacte et vraie, soit à une forme adéquate et harmonieuse, mil à l'une alliée à l'autre. Il y a des ouvrages périmés, il en est devenus inutilisables. Ainsi, il y » des travaux résultant de longues années d'étude» et qui font tient oublier loua les travaux antérieurs. Il s'établit un « «trugglc for life «. une lutte pour le meilleur livre.
C'est a tort que nous attribuons généralement a la littérature d'aujourd'hui des qualités de durée et de longévité qu'elle ne peut posséder dans son ensemble. Tout grand homme doit mourir deux fois, dit Paul Valéry • li seconde quand sou influence cesse de s'exercer, quand «on empire intellectuel et moral s" écroule
Il n'y a pas d'oeuvre éternelle. « Une oeuvre qui dure s/sl ntir reiivre qui gêne l'apparition d'eeuvres nouvelles. I ■•■uvie passée n'a plus qu'une valcm historique, elle ne peut servir qu'à permettre au chercheur de iiui quelles phases lu spontanélLe humaine ■> passé; niais elle n"a aucune valeur comme truvre d'an, parct» l'oauvre d'ail est un monument de lu grande vie humaine. l'humanité en Jouit plemetneoi un uiniuui, puis il passa à jamais et doit pour elle n'être plus rien Auirr et serait matérialiser l'cetivre d'art, en faire une chose à laquelle on s'attache, un souvenir obsédant de la
chair, (I)
(I) Ouvrages perdus! et retrouves. — Des quantité-; d 'œuvres de toutes les civilisations sont perdues. Nous Dr possédons plus qu'une partie dr l'antiquité are.
(I) Andié Deleage. — LtiiprU. 1932, p, I ïï.
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dont les trésors étaient immenses. Ainsi de tîvaux dan» la génie tragique, il n'en eut les oeuvres sont arrivées jusqu'à noua : Ex et Eurypide. Encore de ce» trois aulrm» nous qu'une faible partie de leur œuvre. I dan» Irn bibliothèques sont des « redécou on a retrouvé en 1891 lo Constitaihn A iï ilote, alors que l'on croyait cet na\ perdu. Par quel mincie furent reirouvï d'Anatole, au fond d'une cave, où les ru peu de chose, la bibliophile Apellicon ) de& livres, qui s'inquiétait peu de les poj nommé l'iieureu*. parce qu'il épargna la s'empara de la bibliothèque du banaonil la partir dons Rome en grand liiomplie.
e) H y a des ouvrages morts-nés, ceui annoncés n'ont jamais parus, alors que déj manuscrit a été élaboré. Il y a des < suite» qui, après quelques livraisons, n'uni 11 y a eu ta disparition aussi de bien d« virent jamais le jour et dont les manu* introuvables. Mais le contenu de ces H élé connu de savants en rapports avec ainsi avoir exerce une influence malgré par des intermédiaires,
f) Il y a peut-être des lots générales la destruction des livres comme à leur maisons et le» mobiliers ont été fempUM au cours des siècles. Les bibliothèques on1 par d'autres bibliothèques. Que de foii renouvelé ses science» et se» arts, se» lai musées: renouvellement, amortissement. <
g) La mesure de la raréfaction des donnée par le Gotomt Katalog des bibliol nés. On n constaté que les bibliothèque Bibliothèque Royale de Berlin possèdent que celle-ci ne possède pas. Donc les gl ques ne sont même pas des organismes U sauvegarde des livres.
259,23 Historique.
De tous temps, les livres ont été t contenu, aux systèmes religieux, philosop politiques dont ils étaient les expression! raison» de leur destruction. Les livres des détruits par tes païens, quand ils refusèret la religion de l'Etat et de sacrifier aux | l'Empire, ensuite les livre* des païens p Dès ÎBÛ à 1380, les fauteurs du teste re en ont détruit bien des exemplaires. a1<j caient d'en établir un texte unique sur la fois les païens avaient fait tous leurs effoi tes livres des chrétiens et des juifs. Dan