Histoire des Bibliothèques
u) L liistniit- des bibliothèques peut se diviser en quatre périodes : I" dons les temps anciens (Egypte. Assyrie, Rome); 2" au moyeu âne; l'oeuvre des moines ; 3« uU i ttnps moderne: 4° à l'époque actuelle (bibliothèques, en Amérique). (I)
Les plus anciennes bibliothèques en Egypte et en Mésopotamie OM été le* archives de» roi? et relies des I ernples On n'y retrouve preuve de lecture publiq e Même en Grèce où toutes le» formes de littérature ont au plu» haut point, el on l'habileté à lire et n écrire a étl :ené>ale, beaucoup pins de
personnes écoutaient les discours, les pièces de théâtre il l,i poésie qu'il n'eu était qui lisaient.
On pense i|u, c'est Asaurbanipal (568-628 av. J. CI. >l:i (ils de Serin ... I,i nli. .pii, le premier, fit une collection d'oeuvres littéraires el l'aménages de manière à pouvait s'en letvit Les débris de cette bîbliotièque forment une (Basse osseï considérable pour que lem
(I) Sur l'histoira dr» bibliothèques, consulter :
Lipsius, Justin : Hittotrt ohréfféti tfes Sifc/iol/ièques. An-
vers, Z- ta l''iv Savage, Ernest Albert: OU English
' rh/MMi's Urnseli, Alfred: Cetchiehte dur Bihliathe\en,
Gôttîngen, Hoebschurverlsg, 192V — Van Hœscn et
VVnller ; tiiblioRtaphy , p. 406, — Les articles généraux -ni le* l.ililiotbèques dans les encyclopédies comme I .4meric«nu. U fifilannieu, Meycr, Larousse, etc. — Consulter alitai le« traité- généraux de Crcesel. Creenwood, Edward», Spofford
contenu comprenne dans le [uimal des livre» moderne», de cinq cents vul unies de cinq cents payes, in 4" Il y h eu des bibliothèques en Chaldée, en Per*,e, en Egypte (Osymandias) et leur origine remonte jusqu'au i' niiïléiunrr. Le*, bibliothèque* étaient alors logée* dans lu temple» et avaient un caractère religieux, Athènes (PiniBltole), Bibliothèque d'Alexandrie (700,000 volumes.! "i il-- r'iTKnnir. \n IV' siècle, sous leo empereurs, il v «Vfttl 2') bibliothèques à Home. (Les immenses col lection» ((in existaient h Rome dans le Temple de la Pniï),
In chute de l'Empire romain amena la destruction de» bibliothèque». Au moyen âge. le» bibliothèques se reconstituent lentement dans les monastères et les écoles eritscopalcs. La fondation des Universités entraîna celle de* Bibliothèque* (la Sorbonne). A la Renaissance un grand développement se produisit grâce à la protection des roi* et des princes amis des lettres. La révolution nationalisa les bibliothèques (Bibliothèque Nationale). Les temps modernes créèrent la Bibliothèque Publique, dont le type le plus accompli a été réalisé dans les Etals-Unis et l'Angleterre.
Les bibliothèques chrétiennes du moyen â«c étaient principalement consacrées à des livres religieux. Quand l'Eglise devint puii'-miiiriile au point de vue temporel BUlsl bien que spirituel, les églises et les monastères devinrent des centres d'études laïques,
Omis les pays neuf» comme les Etats-Unis, les bihli>> llièijiiea ont été créées pour l'instruction et lo documentation de chacun. I e* bibliothèques le3 plus importantes M trouvant là otl II y a le plus de population agglomérée, En France, en Allemagne, en Italie, en Espagne, en Belgique, en Hollande, au contraire, le» bibliothèques sont de dates anciennes, elles sont encore des salles de musées de livres précieux ou curieux, fréquentées moins par le grand public que par des érudits. L'idée de la bibliothèque pour tous y est récente et n'a pris pied peu à peu. C'est beaucoup plus le hasard qu'une pensé. qui a piésdé à son développement
b) De* facteurs externes ont agi.
I évohilinn de la Bibliothèque s'est faite parallèlement ri relie du Livre, de l'Instruction et de la Culture inlelleci m Ile Mais son développement a influencé directement létal iiénëtol rie 11 mentalité publique et de la recherche scientifique,
La Constitution H l.i disposition intérieure des Hihlin thèquea ont louter. une évolution influencée pat le nombre croissant de* Livres existants et des lecteurs, obligeant h des mode» de plus en plus resserrés d'emmagnsinernenl, tout en permettant l'accès facile des livres.
Les anciens papyrus étalent disposés dans des casiers ; les manuscrits du moyen âge dans des coffres. Plus taid on dispose les volumes (grands in-folio) sur des pupitres et on les y enchaîne- Puis les livres, rendus à la liberté.
«ont placés dans de» armoire», le long nulle on » Formé d-s Alcôves et dee él > ont été séparés de la salle de lecture i lion* deviennent toujours plu» grandes. on a multiplié 1rs salles de lecture qii ti répartit 4 proximité des magasins apé
cj D'une manière générale, Ica Libltotl |iar plusirura etadev avant d'être telle» ttotu aujourd'hui I plus i>rrfcclionnées
|« itade : Les bihliolhêque» sont • épi le» murs des Temples et des Palais. — Eiottt&quG*. ao«| celles des souverain des Roi»! — 3' s'ode-: I ea public, ayant encore peu de livres et | ceux-ci étaient installés dans des salles livres. — 4f stade : I .en livre» t-t les Iect<
• ' crée une salle <!■ .oblique et livres séparé*. — 5" stade: Institution d nationale*. — . 6' nt.id'1 ; La salle de h mais mi l'aménage cil salle de travail t livrca de référenrrs qui cl tgMDMitt de le II» magaains (es. ; Bihliolhêque Nation du Briti>.li Muséum). — 7" «tndr : On
d ira--,»;! une salle pour le» cntalaguei bîhliogmphterues. — 8* stade: On ajmi travail spéciales, à proximité d« magnai des ouvrages de références et des dupllci ■liéciaiix (New York). — 9" stade: On rcîalIsBtiOQ, On rire des ca
p.iiticul!-:'!* pooi les travailleur» choisis
I i cfimuiltatîon ,ui tnilieu même des m
(Harvard) - ■ In bibliothèque
'uves, service de documentation (drws m- i aistt» en srrvicr spécialisé
lotion* qui «on! en ordie prn i I autre de ci La bihliotl
luiil I,' dottUtllM di- In doi'ilillfiil.'ilifin
2t>2.13 Développrnu-nt actuel des Bi hliothèque* dans les divers
Le iikiI bibliothèque est étustiqjue, il tiieiihle contenant quelques ouvrages on .1. millions de volumes telle que celle di rja Londres et de In Bïbu'othetms Nation
Les bibliothèque» se sont, de no» jot t multipliées, elles ont ajouté à Im
• ollectiona de livres se sont accrues, et li à elles en plus grand nombre, Exempl
-idani 4 millions de volumes (P desservant une moyenne de mille lei (Londres, Llrilish Muséum) ; disposant de 400 personnes (Washington. Librari ayant de» section» pour les imprimés, journaux, les manuscrit», Ira csl&mpea,
£ LIVRE ET LE DOCUMENT
BIBLIOTHEQ
de» mur*. En-
■a. Les magasina dont Ici propor- Plust récemment e l'on spécialise eiaux.
lequel ont passe
que s'offrent I
d'e.ittr'elle».
graphiques » sur - 2« stade : Le»
is (La Librairie je» s'ouvrent fin peu de lecteur» ; i au milieu des iute augmentant.
un nniiifisin :lr li-- Bibliothèques ■«'agrandit, il v Ini-iBiiiit de»
courir sans cessa aïe, Bibliothèque ajoute à In salle il la recueils le des «ailes île ns. On y dépose il i ■ '<- catalogues pousse plus loin hinels de travail et des « bol lagastns de livres
s'adjoint musée.
tes} ou vn cfleoiiprès cle-4 instiocrées à l'un ou I ainsi s'étend â
Miothëque*. Bî-
i pays.
■'applique ' un à âne collection
i Biilisli Muséum aie de Pniis.
jr», considérable us service*, leurs : public s'adresse les : bibliothèque haris, Nationale) ; cteurs par jour
d'un personnel Y of Congreas) :
les lévites, les , les photogra-
phies, la musique, les impressions pour aveugles (Washington, idem),
I i . magasins de livres (stocks) sont a peu près • rement métalliques; ils sont a étages très rappi •
(12 étages et plus) d'une capacité de plusieurs mi iL
de volumes (Washington). A la nouvelle Bibliothèque d- l'Université d'Harvard. 60 professeurs ont un cal personnel, au contact même de ce magasin, il» peuvent y récevoh leurs étudiants, Ul mit In clé de la blbllothèqtti ce qui leur permet d'y venir travailler la nuit comme te jour; d'autre part, 300 boxes munis de tables sont amédans le magasin pour permellrr le travail près d«-« rayons è deB étudiants gradués munis d'une nutori-Jiii,,,, spéciale. A l'étage supérieur, 34 salles de travail. av<-i bibliothèque spéciale de livre» d'usage courant, sont aminagées pour le travail des étudiants dans chacune de* sections nu départements (mathématiques, français. rr.and. sanscrit). Le Britisb Muséum a Londres, la P Library de New York, la Bibliothèque de Harvard. . ne 'ilcr que cellrs là. son! ouvertes de 9 heures du matin à 10 heures du *n'r. La Bibliothèque du Congrès a tin personnel de plusieurs centaines d'employés, celle Je Harvard en a plus de 100. On imprime les catalogues île lnhliditii-'iue su! Sens» et de Ltrandes salles de cîila!" précèdent les salles de travail. L'on tend vert des CO lions complétée». Par es. sur b) question de l'uefficiency». la Bibliothèque de New York a publié une liste de 1.201) litres et elle possède tous ce» ouvrages.
La Bibliothèque de Harvmd a 1,200,1100 volumes, celle de York 1.000,0110, celle de Columl.it» 550,000, La Centrale des Bihhuthèque.s de New York reçoit une moyenne nalicre de 10,000 visiteurs. Il est remarquable dr conBtaiei qu'on n pu rassembler, en un siècle, aune Etats-Unis ptw rua tOuta la production ïritellcctuelli que l'on tWÈ tles millier* d'années & erérr en Europe.
La Bibliothèque de New York mouvementé annuelle ment li million» de volumes, L'ens-mhle des Bibliothèques Nationale» de France oui à dépenser 3,500,000 Fra l.o Bibliothèque Nationale de Berlin seule a 16 million» de Fiança Iliaque bibliothèque d'université prussienne a mi un ctéetit moyen de 525,01"''
Le» bibliothèque» ont un système de succursale*, branches, at-ms. branches, station* (par ex. dans les écoles hôpitaux, le* prisons, etc.). Elles ont aussi commencé un système d'extension au dehors à la manière de t'extrunivenitaiie (Library «tension, service par correspon dance et colis postal). On a créé de» services régionaux de bibliothèque» (County library) comportant Une coller (ion centrale de livre» distribues dans toute ta région pal l'intermédiaire des. bibliothèque» locales, des pilotions du ■iirvii.- posta] ii de* wagons de livres Itinérant» (houkwagon),
a) Angleterre, — L'Anijietcrre possédait beaucoup de bibliothèques au moyen âge; elles furent en partie perdues
a la Réforme. Les bibliothèques d'Oslord et de Camhrid paraissent avoir précédé la fondation de» bibliolhèql universitaire» ailleurs Le Brilish Mua uni est le plus gra centre d'activité scient fique anglais. Il date de 1753 ■•Heciion» ns 1.- cèdent att'k celle» de la Nation,
En Angleterre, il y a 500 systèmes de bibliolhèqu installés dans un millier dr bâtiment», C'en! millions d',' vraies par an circulent dans les mains des lecteurs. Croydon par exemple, agglomération de 200.000 ha tant», 7lHI lecteurs; se présentent par jour aux bibl thèqui
L'AriKletcrre rt le Pays de Galle* travaillent à réalii un système de bibliothèque» embrassant l'ensemble pays. (I) Il comprend I" Un système de groupes loca centra» OU foyers formé» par des bibliolhèqL importantes Les campagne» elles-mêmes sont desservi. 2' Un ayateme de bibliothèque» spéciales » j „j , .- J i-,.--. leur» ressource» en commun par l'Association Spécial Library and Information Bureaux et l' Associai! of Lmtvenitj | ,,,. bibliothèque centri
devant suppléer aux besoins de f'rniemble, (ancien >l Suident, à transformer en une ins tution nalionale), Le tout repose KM le principe de coopération, volontaire et le desiderata que chaque bibli tlièque <!t".,:rrnni» se sente ' système génén
De 700 bibliothèques anglaises, la plus petite passé 5,000 volumes rt toutes ont une salle de lecture nv journaux et revues et beaucoup une salle spéciale po i n Fa ut».
b) L'fo » Unis 11» a tnng pour
thi es: i -intilire de volume», utilisai u m. petfeetl
œuvre pro|,ir Ml hi lu publique, pour la masse plutôt que pool tes recberch cientirîqt i, Mai» n doté, elle a créé aussi dr- bil,! ' ' - i'i ■ i ..li tuj .' '"■ .'. se? nnivelsités ri .1
•!ur«. La Library of Ce
volumes La New York Public Libra
en a | iNii.iii.il B ji) i.MM, bea et environ 400 .mires orij
ne» de di«t*ibuth>a. I a Lîbrniv of CongTes* comprenait i '"24 î m liions «le livre* et brochur-s, 900. 000 cartr I million • ■ morceaux de murique, 500,000 gi
vure» l| n été dépetné 8 railliotl! de dollars pour l'édifi,- IMon» poitl lu.-1 -ctions et ramenhletnei
députa 20 âne >ui million de dollars pour te servire et ! llnvaii*
Aux Stsvta-Unu il y avait, en 1915. 8,302 bibtiothèqu
dont - ssédaient an moins 5,000 volumi
(Carnegie, notamment), ont fi
( I ) Vi,ir à ce sujet le rapport de Sir Frédéric C Kenyo d'iecteui du Biiish Muséum H Président du Board
Kducniitin l Hee Public Library da
Liorery inutno'. I Januory 1928. p. II.