Sociologie, (t
a) Us Sociologie a ramené à dix le» loi» du développe ment de l'orgairsation du travail social. (2)
On retrouve ces lois dan» le Livre dont on peut dire qu'il est un « aouslogism-
I Lu loi de& dinie isionj ou désir de s'étendre Le l.ivi. tend coiiHtnrnmeril à urundir ses dimensions en étendant les matières dont il Imite.
2" La loi de la fcfRM OU fonction de l'entrée coillmu. .1, nouveaux élément» qui s'amalgament aui élément» antérieurs. Le Livre aussi voit entrer tans cesse dans sa structure de nouveaux éléments qui ne supplanen, pas les premier», nuit, donnent Lieu à des formes «y ni hé i .(nés nouvelle», des structure» (tanches, qui «"ajoutent juï structures anciennes.
1 Lu Ici des groupe* orRanvplastiques qoi sont, en Su ciologie, l'union fatmliule et l'union sociale, ton» daun antagonismes durant toute l'histoire. En BibUotogu OU i orutate la coexistence et l'opposition du Livre monographlque et du Livre d'eiisemlile (traité, encyclopédie),
leur d'un livre au point de vue de son nssimiliation 11 est ■ I.:s ouvrages, plus ou moitié assimilables par le] ou leJ île lecteurs. 6. En conséquence on peut déduire des règles scientifiques auxquelles, en se plaçant au seul ■ de vue de cette assimilation, devraient obéir les auteurs afin d'obtenir le maximum de « lisibilité ». Ces. règles devraient constituer comme un développement de» régies de l'ancien ne rhétorique,; elles devraient synthétiser, en un seul corps (le doctrine, outre ces règles, celles in I "i; ;i ronimeiMT' il rliili'uer, les unes emphir|n. n Itt stttrtti scientifiqneint-nt, pottr capter et retenir l'utten-
i-T-idiiir:- de- émotiociM détourner des volontés *-i résolutions, faire romprendre des notions et cela iju'il s agisse d individu, de groupe ou de ma^se. C'est la péda- : re de ï'sdrcaser à l'enfant; l'art du propagandiste religieux, politique, du moraliste ou ctliiciett ; l'art -.cier, de L'orateur, et de tous ceux «pli pnilent en public; l'art du directeur cl du conseiller religieux ; l'art qui intervient d.n ■ n-ritiliipii-.
(Il La Sociologie Bibliologiqutt, dont il a été traité tous
le N" 153, a |, objal & I "iwidérer, dans l'cxplicil
■ — totale les (ait- ... rapportant au facteur «livre» ; et réciproquement de chercher à expliqua phénomènes du livre par des t m 'lu niions d'ordre socio logî«}aei,
(2) Mfiller-Lyer, History of social developmetil, p. 21S
4' Loi de coopération : La loi de coopération t'accroît aussi dans l'élaboration de toutes le» parties cl dans le fonctionnement de toute» le» branches du Livre.
5° Loi de différenciation. Les Livres von' éciali
sant et se différenciant de plus en plus.
fi Loi d'intégration Parallèlement à La différenciation, 1rs Livras vonl In l'intégrant de plus en plu» en un grand corps bibliographique qui «"étend à louie. In matière (matière biblif.lni;i.|iie) et ru constitue une expression tupé- ■
7" La loi de centralisation qui s'exprime par le de»n
d'uniformité dans In production. Le Livir leitd aussi à
s'unifier, sa production lend à s'amalgamer et à »c trualifier.
S La loi de concentration. — En vertu de celte loi, kijt organisme Lui effort pour concentrer ses forces et n ndre son travail plus efficient. Semblablemenl les organismes du livre économisent leurs forces en concentrant leurs opérations et dans les livres eux-mêmes il y a une plus grande concentration des matières par réunion de celles contenues da«n les ouvrages antérieur».
9" Loi d'imitation. — De» qu'une forme de livre» r tt créée, les auteur» «'empressent d'en faire des imitations.
10" La loi d'attociaion. — Ole résume en une seule toutes les loi» précédente» de développement et en vertu de laquelle il y a tendance croissante À accroître I:. a socialité », la « socialisation ». Dans le livre la même tendance est à l'œuvre, Tout ce qui originairement était individuel, isolé, dispersé, se rapproche et entre en i apport d'association.
b) La société esl un tissu d'action « interspirituelle •. d'états mentaux agissant k» un* sur le« autres, (1) tille est un accord interinenlat, une connexion mentale, un groupe de jugements cl de desseins qui se contredisent ou se contrarient le moins possible, qui se confirment ou s'entr'aideril le plus possible. La société ainsi est un système qui diffère d'un système philosophique, en ce qu h:,- états mentaux dont il se compose sont dispersée Battre ur grand nombre de cerveaux distincts au lieu d'être ramassés dans le même cerveau. Le livre est le moyen de régulariser, de généraliser, d'amplifier ces action» intersprrituelles. (2) (G. 1 arde. Psychologie économique, p. |.)
( I ) Les social ; d'itbard chezcîié h. in MiflBee
des société» un ftindcniroi de l'ordre in^r^ni^ur, Pout Quetclet (Le nyatème Kicial), le monde snc.iïl r»t ..m me oolaifa. Comte emprunte les divtlioni de b sociologie, n l.i im'caniqur (partie statique, p.. en dynamique) et il patrie de jiliysitjLLi" sut i aie. Cftrey un..
riEi«* une chimie soc iule, Sprneer fait de la toeiita, organisme et en retrouve chez elle tnuifi lea foiirimn ..
la tac va î * da n s la »oc ic té u rve fonctio n paye K tc| ne .
(2) Ibidem GMpâxa M : Lu valeur et les «CMMirrs *o cwni p, 63.
o) La Sociologie n min es lumière le caractère général d; la notion de valeur. I.o valeur cmbraw tout ce Qui est iiuinoiii el soc al Elle «si une qualité que nom .illri- M mu choses comme In couleur, mais qui eu Utte ciu en nous, .1 Un. At toute objectke. La valeur consiste dans l'accord cl- |u Muta collectif» que ooul portons sur l'attitude d™ objOU I êlre, plus ou moins. 1)1 |iai un plus ou moin» grand nombre de personne», .-m. désiré ou goûté. La valeur a0 divise en trois grande» L-nlégoriea qui sont les notions originales et Capitales rie !.. vie en commun : In vaieur-vérilé. la voleur-utilité vl ! . v.ileur-beauté.
le livre participe à ces trois ordres de valeurs pnr le I Je ce qu'il présente, | m mile qu'il apporte.
MS| de beauté qu'il matérialise.
512,8 Métaphysique. Métapsychiqtie. Théologie.
.il f.i> Livre peut aussi être d.t un « Théologiamc •. ( '.iiuue enregistrement, il est comparable à la Conscience Universelle que définissent le» spiritualisles de l'anc et de la nouvelle Ecole; à la Conscience divine défini la Théologie ou la Conscience collective définie par 1s psychique (conscience collective, pensée sans temps et sans espace où toute réalité est représentée; Dr. Osty).
b) Toujours plu» d'analyse est la loi de ["esprit. Et par la on a vu la phvsjque globale d'Anatole dissoudre son propre objet en se heurlam à la physique mnthéma-
• des modernes. Et par là on voit de nos jour» la
Sociologie dissoudre l'hypoalnse transcendant â la foule de ses membres au contact de la science statistique. A (xine con.tilnëe avec sa conception e| son objet propre, le Livre et le Document, la Bibliologie, science de '» même (ignée que In physîr|uc. la psychologie et la sociologie voit cet objet s'atomiser lui même sous l'action de Il même analyse.
e) La Bibliologie, selon qu'on la prend, aboutit a ait
lu ou s'en détourne. Pour elle également se pose
la question de ses rapports avec la métaphysique. Par I-
biblion, représentation plus ou moins adéquate de la
icnlité. c est au delà du langage que se pose le problème
du riominalismc et du réalisme. . L'esprit, la science.
ibe, le document qu'il exprime, peuvent-ils sa. sir
■ ! une étreinte intellectuelle l'absolu », ou bien. « le»
-.du savant ne vont-il» qu'à donner de toutes choses.
non pas une représentation adéquate, mais seulement
une expression de plu» en plus une et toujours eornmun-
ble d'un esprit à un autre, sur laquelle l'accord universel
de* esprit» puisse en fin de compte Se réaliser ? , [ I )
Voir, dans le livre, l'intelligence aux prises avec elle-
(I) E. Dupreel. — Traité de Morale. 1932. Voir aussi critique dc cet ouvrage par Marcel Decort, Revue catholique des idées et des faits, 4 août 1933.
même, avec ses doubles, apporter bien de» clarté» aux piits anciens problèmes de la métaphysique.
d) La notion métaphysique et théologique de la • rude (fin suprême, bien divin) distingue entre la ! rude objective de Dieu al la béatitude aubieclive ou autre put laquelle l'homme atteint cette fin suprême. Lu vision Inciale, dans l'éternité, est affirmée ne pas devoir abolir les conditions individuelle» qUi [ui sont compn.li1 Car alors rien ne serait moins monotone, moins divi-r- 'pue l amour de Dieu, qui en réalité s'épanche et [.lit retour h toi n travers le» élu», (i) De ce même point d : vue ne serait pas vain toui l'effort des litlétalures, lavoiisées dès qu'elle» deviennent écrites, pour créer les formes, les espèces et les types représentés dar» 'es lureg et sajsissable» par eux, En conséquence, tout ce qui nura été créé d'individuel paa I,- truchement du Blblfon n aurait pas à disparaître quelque )our, réeorbé dans l'infini.
Au contraire, la littérature aurait aidé a façonner U diversité des âme» et à .'opposer à la dénivellation logique qui existe entre l'objet supérieur el la possession d • cet objet. Ainsi trouverait un fondement l'immortalité levée par les poètes pour leui» œuvres.