‹ Traité de documentationChapitre 70 sur 725 · Hirtotre · texte numérisé non relu

Hirtotre

I. I ,r» rudiments primitif» et anciens du dessin, de sculpture, de la gravure et même de la peinture, q»J l'on tTOUV* chez les hommes des caverne», nul premier jalon vers l'écriture, vers le langage peUI ,n loua cas vers la civiïinatN.i,

I. écriture est passée par Irrus stades : a) Représentation figurée des objets et des idées. b| Représentation altérée et conventionnelle des objc cj Représentation phonétique pure des articulation de la voix humaine (écriture alphabétique) . .

La plupart de» peuples se sont attribués l'invention l'écriture. Les Chinois II rapportaient à leur em fou Hi Les Hébreux à Enoch, à Abraham ou h Moïse Grecs tantôt à Mercure, tantôt nu Phénicien Cndum. Li Scandinaves à Odin. Les EHyptien» à Thot. leur Herrnè On a vu successivemi-ni : IrM inscriptions sur pie égyptiennes, grecques «^ romaines; les tablettes lu e! plomb de» Romain» (plume et stylet); le» parchemin persans et turcs; l'écriture sur feuille de pal) Ceylari et du Siam; l'écriture des Japonais et des Chino (pinceaux) : les manuscrits sur parchemin du mu avec pltimr d'oie, l'éciiiure avec la plume d'acier (Sen felder),

!i ,-n e«t pour l'écriture comme pour le langage. début, un signe signifie une phrase ou, plu» .-rirn l'image d'une situation ou d'un incident pris dans totalité. Puis elle se développe en expression idéograph que de chaque (ligne pris isolément ; vient ensuite 1 >' lure alphabétique. Des unité» de plu» en plus nombre"' sont représentées par des signes. (JesperEen.)

2, Hiéroglyphe». — Les ancien» Egyptiens employaie pour écrire leur langue dr» hiéroglyphes. Ce syMème caractéristique met en œuvre, pêle-mêle, de» figu d'hommes, d'animaux, de plante», d'astres, en mot de tout ce qui peut être reproduit. Son nom .. hiéroglyphe " signifié » sculptures sacrées *, car de

,i l'époque tardive où tel voyageurs qui nommer, a

Écriture, visitèrent l'Egypte, elle était réiervér

ELEMENTS GRAPHIQUES

mi des temples. Elle était si intimement liée au paganisme dans la va'lée du Nil qu'elle disparut avec lui ri que l'an pui croire que le secret était à jamais perdu. Champollion, eu 1822, en découvrit la cti-l

I 'écriture hiéroglyphe, était proprement monumentale, (mil «lait l'usage public que dans l'usage privé. Sa cur employée dès le» temps le» plus anciens pour 1rs .11» rourant* de la vie. reçut le nom d'écriture hiératique nu .«cerdofafe. à une époque tardive où elle était réservée ,im livres saint» de* temples. Une simplification Bi l'écriture hiératique elle-même, adoptée à partir du VII' ilecie avant notre ère et devenue l'écriture normaje •m t- rnp» des voyageurs erec». reçut d'eux l'appellation ./émutiifue ou populaire.

Ecriture cunéiforme. — le. Sumérien» inventèrent un

uc d'écriture au début de l'âge du cuivre. I .es

élément» de rette écriture, purement pietogra-

',h ■ "l'Mscnlaient de» objets matériel., schématisé».

4 F«c« ou de profil. Bientôt, on constate l'insuffisance

de ce» signe, ct on invente l'idéographismc ou peinture

de» idées: l'objet figuré sert de symbole, soit pour d'autre

- matériel», soit pour de» idée» abstraites, la partie

itfliiée pour le tout, la cause pour l'effet et du

groupement de plusieur» idée, sortent des idéogramme»

composé»: JB .igné de l'eau place dan» le signe de |a

bouche, p., exemple, donne l'idée de boite. Ceci est

Insuffisant pour exprimer complètement la pennée;

' outre, marque, le. rapport» grammaticaux qui

•il le» diverse, partie, du discours, cWà-dtre 1er.

idéogrammes éveillent dan» l'esprit du lecteur

' nom, mimea de» objet» représentés : pour plusieurs

de.,,, a« ,,„ Fc|icnt seuUmen, u Hyl|abc .n.liale e( ^

•bilue ., |jfe indépendamment de la valeur id.\ ïr»ph,q„. Un tnême signe d'écriture sumérien peut donc ' I'1" l«UH valeur, distinctes, le» une» idéographi.,,,,,. « """•-' purement syllabiquc» ou phonétiques.

' Ha» la lecture, nn prend l'habitude de. plarer

fj" inattf, certain, idéogrammes devant ou

• le» noms appartenant à certaine» classes d'obiet».

»^| esernple |'ulage du poistm aïMt ]e njjm Jm po.^

!» parfois on ajoute a un idéogramme son eomplé «U phonteflue, c'est-à-dire U dernière de ses svl> ZtT1 n" onf «np'oy* Plu- àc 600 signe.. Il est toUI à fait impossible de reconnaître l'objet pri-

JW le plupart écrit» sur l'argile et il en est résulté ^« defom,tt,ion compihc jm .ma8M u roMau don(

pou, tracer le» »ign„ 1„ décompo.ail en

dÏT r'Ui 7"mW^»« * de» coin, ou à de. clou,.

rm» V'"'m "itlire »**f°nWI P« lequel nui» dé.i-

'e sumérienne, nom d'autant mieux ju.lifié

*«• ';-,- 1 habitude de copier naturellement le, ...

* * **« formé, sur l'argile et l'on finit par

abandonne, complètement le tracé primitif, d'épaisseur égale, tectilinéaire ou curviligne. L'écriture cunéiforme est formée d'éléments disposé» de 7 façons différente». Le* plu» u*Hé. sont le clou horizontal, le clou oblique de gauche a dro.te ou coin, et le clou vertical de haut en bas. Elle . été adoptée par le» Etamite». habitant» du plateau iranien, par les peuple, akkadiens, par le» Assyrien.,

Au début du f> millénaire, elle est connue en Caucase et »ur le plateau d'Anatolie; plus tard, elle se répand dan» les montagnes d'Arménie; le» Perses Achcménides enfin lu simplifient et inventent un .yllabilaire qui corn porte seulement 41 signes. C'eat grîce aux texte, de» Perse» que le déchiffrement des cunéiformes a pu être effectué. (I)

Le développement de l'écriture hiéroglyphique, résumée brièvement e»t ■ image», mot», utilisation de ces mots pottt la constitution de rébus, en Iran.formant le» signe» ou mots en .igné* phonétiques à trois articulations ou à deu, articulation», dont ut, petit nombre ont une tendance h s'atrophier, pour donner naissance a de» .yllabique» pro prenant dit», ayant une seule articulation consonanh mai» toujours avec l'impossibilité de noter les voyelle» qui sont là. cependant, a l'état latent.

II n'e.t pas invraisemblable que l'on constatera un ,„„, que la découverte de l'alphabet n'a pas été le résultat d'un développement lent et continu, d'une évolution, mais au contraire le fait d'une indication qui provoqua la brusque » mutation », (2)

3. L'emploi de l'alphabet a donné a la pen-éV humaine un essor fflleaUfc Les Phéniciens (autochtone., non terni le» et égéen») agglomérés sous le nom de Phéniciens, ont transformé l'écriture cunéiforme syllabique en une écriture alphabétique de 2fl signes. (XII 1» siècle avant J. C.)

1. alphabet qui est devenu commun a tous les peuples indo-européens, est d'origine sémitique et dérive de l'écriture égyptienne par l'intermédiaire de l'alphabet phénicien, Il a subi des modification» nombreuses.

Bien qu'on attribue aux Phéniciens l'invention de l'alphabet, il e»l établi que les premier, .igné, devenus ensuite de, caractères, remontent à la préhistoire. Cadmu» aurait importé l'alphabet phénicien chei le» Grecs rsol le transmirent aux Etrusques et par eux aux Romains L'alphabet romain est devenu le nôtre, l'alphabet latin. Comme le phénicien, l'alphabet grec n'eut d'abord que 16 lettres. 7 y furent ajoutées ensuite : g, h, k. q. ,, y, t. L'alphabet français n'est que de 23 lettres, jusqu'à ce que la distinction de l'i et du j. de lu et du v fut bien établie (XVfll' .iècle). L'alphabet de l'Inde, le plu»

Jt) M. Petit. — Histoire générale de» peuples la Mésopotamie, p. 22.

(2) Jean Capart : Quelques décounerfe. récente* relative, t rhntah, de I alphabet. Bull. Cla».e de, l-ttre» de l Académie de Belgique. 1920. n° 7-8. p, 408,

BIBLIOLOCIE

parfait, compta SO caractère. di»po«é« non pa» au hasard comme le nôtre, mai» d'un-- manie» rjjéthoeuqna.

| Dan! \r »y.tème d'écriture grec, le* inscription»

i. ,.!„„ Kwvent gravées sur marbre, sur airain, plu»

„rnt fur plomb. Véohmp e»l »u rétrograde, on bou,

,!,: ,.„ -toiehedon, (Chaque lettre était placée «ou.

[« lettre confondante | la ligne ïlipfeieaW: inscription,

,,„,., du V' -ièele ou en colonne, {ku.n.rtl.uO ; e'eit

le »v*tème ehtno» e> proto-assyrien ) Le plu» «uvent elle tUposée comme dan. nos livre», ma» la ponctuation etf absente ou capricieuse, le» signe, manquant, toujours „, |M mot, „.- vont pa, «parés. Le, fautes d'orthographe .i de gravure ne sont pas rare».

I « Runes «ont le» caractère» dont se servaient le- Scandinave, et le, autre. Gemeta* L*aJpUb« runique comporte 16 lettres et chacune e»l l'initiale du nom qu'elle porte * «produit ordinairement la forme de ., Magné par ce nom. Ulphilas. évêque Goth du IV" siècle, a complété l'elphab-M [uuiqoe p« quelejnes lettre, et composé l'alphabet gothique, don. il s'est servi | pour traduire I. Bible, Utatao» éthique moderne date du XIII" siècle : c est l'ancienne gothique aaMljeKU à de, I règle, fixe* et compose de traits régulier». U tend a W. pince devant l'alphabet latin, bien que la guerre a,t ralenti ce mouvement.

6. Le. anciens Turc (Ton.Kione, tribu de. Hioung Nou) avaient des contrais sous Forme d'entaille su. une planchette qu'il, «reliaient en y marquant l'empreinte d'un fer de lance, Ce* de leurs planchette, entaillée* qu'il, *e ,ervenl quand II. fout le levée de sert» de guerre

et de. cheveux et quand leur, roi. font acquitter I I

qui se compte de bétail, il» délivrent l'acquit par 1 ,5110». d'un scel marqué au fer de lance. (Cahun )

L'alphabet est indépendant de la longue Les dialecte, des groupe, turc» n'emploient pa» moins de six caractère. d'écriture différent» (sans compter le. transcriptions „»« l'alphabet russe), l'arabe-, le syriaque transforme par le» OlgOtt», l'arménien, le grec, l'hébreu et le chinois. aWtqtM». il Faut ajouter Vandenne écriture dite trW jique cru .uniforme, aujourd'hui reconnue pour turque. (I) I 'farituM nestorienne fut apportée jadi. ju»qu au Pe-l.ou

h monda ékttAW. Elle «impo» au monde turc et

mongol et résista même au bouéblMW * & I écr.ture chinois Ce ne lut qu'aprè. 1450 que l'Eglï* musulmane „ vi, MM Forte pou, se passe de ce. alphabet et irnpme. l'écriture nrabo-peene. E»«M te mongol et le inudchou l'ont-il, Gèremcnt et bravement conservée. L«erttUre chinoise a dévore et englobé les écriture, de 1 Inde, de l' Indochine, de U Corée et du Japon.

Le. ancien, peuple» du Pé.ou ne connaissent pa. précisent l'ée.i.u.e. du moin, suiv.tr, notre système phonétique. Mai. il» possédaient un nombre .«.peelnble

de procédés symboliques, comparable» n ceux de. biéro glyphe». et grâce auxquels il* pouvaient exprimer sur la trame de. étoffe, une Joule de notions, lia disposaient également de » Quipu. », sorte de cordes à no-uds de plusieurs coulerai, auaqweile, on attachait de i objet, et qui servaient aux fonctionnaires de l'Eut à éts- Mir leui comptabilité. En un mot. l'écriture était en voie de formation nu moment de la conquête espagnole et .„.„.„. Cjulchua pouvait se glorifier d'une littéral.,,.

orale.

L'écriture que Saint Clément appelle KtfrioJogJqr" expressive, mai» qui était imitative, offrait In charpenie de. mots, sauf le. voyelle» qui étaient facultative méthode kahbal «tique ..'employait que des Initiale* qui le» rendait des énigme» analogue, au* signe».

7, Ultérieuiement, on a pu assister à la nais.ance d'un. rue. Ce fut celle inventée d'une pièce par un iroquoi. ver. 1818. Le. Indien» avaient trouvé sur une personne une lettre dont le porteur fit une lecture inexacte. En délibérant sur cet incident, il. agitèrent la question de ,avoir si les pouvoirs mystérieux de la • Feuille par Unie » étaient un don que le Grand Esprit avait accorde à l'homme . blanc . ou bien une invention de l'homm' blanc Ittt-JOtae. Preaque tous H prononcèrent pour la première opinion. Mai, 5ee-Tn.h-joh. dan» une solitude

.. qui suivit le débat, ,e mit à réfléchir. Il • par le. cri» de. bête, féroces, par l'art de l'oiseau moqueur, par le. voix de ses enfant, et de »e. compagnon. I qUe le. «on, (ont p«.er le» sensation, et le. passion dune âme dan, l'autre. Cela lui donna l'idée de se mc.tr. | h étudier tous les son» de la langue iroquoi.e et brentôt auapoMt un alphabet de 200 caractère, pour le» r.

ptéKnter. (I)

8 De» inconnue, c, de. incertitude, existent encore ,ujet des origines et de l'histoire de l'écriture. Le. travaux Bc pourauivent. et bien de. hypothèse» continuent h et.

discutées

De. étude, récente, ont porté .u, le cl..»emen. .y* matique de tou, le, élément, d'éctiture de, population «totth», du globe. M. H. Wi.tl, en le. confronta,. . trouvé que tous ces signe. « ramènent a un seul sy tème datant de l'époque paléolitique. (2) «P^- .1.. U division de l'année solaire, le. signes de 1 alpha» dîneraient les point, bl-meu.uct. An lever et du cher du soleil en commençant par le «.''«ce d hW , ■rltméf ft«, divisée en 10 moi. aux époque, le. P» ancienne, et en 12 moi. plu, tard, on obtient a.n». 20

plu, tard 2+ signe».

Si le, prétendue» découverte, de Glowl av

vraie,, il eu. fallu conclure qu'une écriture évolue,- e«

tall dan. le. Gaule, oi seraient venue» pui.e, les rtv

,,, Léon Cahnn. 'nlradurtion .1 VHlMcire â* P^afe,

11) Catholiques de. Pavs Bas. lu V^t\ IB30. (2) Hrrmann Witth. De, fitlfgang du Hfen.cn Eugen Diederich. Jena.

ELEMENTS GKAPHK

lirm- méditerranéenne» Les Phéniciens n'auraient rfi

1- du tout L'écriture des Français serait née nui leut sol Gloze! aurait repré*i-mé une grande civilisation

■ 'lui s'étendie sut un vaste territ -

Les objets de Gîoiel, disaient les inventeurs, appartenaient an néolithique le plu» ancien; ils comporteraient des galn-> avec incision d'animaux et de signes d'écriture, lignes qui ont été dès 1e début de l'histoire des pi ■■ d'argile gravées de signes — au nombre de 120 — nnalo ignés chinois et phéniciens.

Le Clément de St Marcq ( Histoire générale des Religions) explique le mécanisme de l'histoire des cinq dernitl !.'•,, niies pur In lutte entre l'alphabet et l'écriture rhinoitr Pour lui, l'Au delà h préparc cl appuyé la dévolution alphabétique ou < hrétienne,

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