L instrument de l'écriture est la plume et le crayon
I a plume est placée dans le porte-plume : le crayon c«l placé souvent dans le porte-mine, et il est de toute couleur.
Aux irialrumrnls de l'écriture sont apparentés le» irmtiu ments du dessin: règle, équerre, «té», tire ligne, curseur, pantograplic, etc.
2. Antérieurement un ,-. écrit avec le stylet sur la pi* OS cire, avec l'arindo oq calante, avec In plume d'oie.
N n y n pas plu» d'une trentaine d'années, on écrivait encore en Birmanie nvec un stylet de fer appelé «Kanglt» sur dci feuilles de palmier, sans l'aide d'aucune encre I Bt Feuilles étaient ensuite roulées et placées dans un tube Iles pouvaient, paraît-il, conserver l'écriture Intacte pendant dos mitaine* d'années. Cette méthode est encore employée par certains Birmans, spécialement par les piètres.
3. Aujourd'hui l'emporu) le stylo (le slylographe). porte-plume i réservoir, éventuellement avec plume en
m on cri iridium.
Le premier porte plume réservoir a été conçu et réalisé par un capucin savoyard, le F. Candide de Moglard,
On a critiqué l'usage du stylo. > Pour bien penser, il Faut bien écrire s, l.i démarche même de notre pensée, sn recherclie de la vérité, le crible qu'elle doit fnii Nuis le» germa» d'errant que contient le raisonnement, se di '.-.ilqur-iii ,.,, ,|,i, l([ue sorte sur le mouvement du style, In poursuite du mot juste et la logique des articulations d'une rigoureuse syntaxe. Or. l'instrument de l'écriture influence l'écriture elle-même. L'usage moderne du »tyto ne permet pas à l'esprit la balte légère pendant 'aquellr OU plongeait >a plume dans l'encrier, ce qui donnait le loisir forcé de réfléchir sans agir. L'emploi de la plume d'oie avec sa lai'le intermittente doublait opportunément In durée de ce» repos nécessaires. Aujourd'hui on dicte au pnrlophone: c'est là sans doute le comble de la
(I) Voi, |e» belles études du Dr Locard. directeur du Laboratoire de police technique de Lyon. L'auteur en • donné un résumé dans la Keuae Générale de» Science*
'» t'iillet 1922.
BIBLIOLOGIE
rapidité, mais elle est trop souvent acquise au prix d'un inl relâchement de U pensée. (E, Giscard d'EstniuKl l„ vieille calligraphie, Imposa pot des coups de règle» SU! 1rs daists s'en c»l "Hée. Et récriture est tombée idées sociale» 4 son sujet ont évolué On » ie.,.m.u que In décadence avait commencé pur l"in1roduclion de la plume métallique, la plume pc.ii.lur inattumenl de martyre pour le jeune enfant, de même que I, , .,!„.-■ à réglure multiple. Toute la «pontanélté a disparu L'écriture rfoH rester dès ic début, comme le dessin, l'expression de lo personnalité, bien qu'avec de» qualités r»Srntielles de lisibilité, d'br.imonie et de tupi ,1,1,. |1) En Allemagne, il y a lieu de signaler U méthode ,1 la méthode Huligcr, ainsi que les nouvelles in Sonnecken.
Les plume* ont grande importance. Le» éducateur» ont i umlamné les plumes pointues qui conduisent à la tension nerveuse, puis à b crispation musculaire. Les «rosses plumes donnent plus de régularité et de lisibilité a l'écri- ,,„,• (Ex.: S 21 ou 20 ou 5 de SSnneckcn. n"s 23, 28. 29
dr Mnltnt )
Heinlïc et Blanckettz mil entrepris en Allemagne un
■„, pout la réforme de l'écriture. (Vcrlag Filt
Schriftkunoe, Berlin 44 Georgeulturthstrasse.)