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CRYPTOGRAPHIE

L I .a cryptographie est l'art des écritures secrètes. On lui a donné divers autre-s noms; cryptologie, polygraphk-, siégaueigrnphie, etc.

2. De tous temps, le» gouvernements, le» hommes d'Elat. les ambassadeurs, les hommes de guerre, ont utilisé ce qu'on est convenu d'appeler le langage chiffré A cet effet, on emploie des clefs, des grille», des livres à pages repérée», des jeux de cartes, des livres typogra pluques (Le Scarabée d'Or, d'Edgard Poë).

Pétulant la guerre, le Bureau des chi0rcz à l'Etat-M,, ... françoi» a été chargé de reconstituer le sens de tous les radiogrammes conventionnels.

En diplomatie, le chiffre a dû se dévelopi -i p*r«jUMement a l'usage du cabinet noir par où les gouverne auprès desquels les ambassadeurs sont accrédités toril souvent passer leur correspondance.

Des hommes de science se sont servi d'écriture secrète. Ainsi Franeis Bacon usait probablement de cryptographie comme un moyen d'enregistrement scientifique d. qu'il destinait fi la puérile scientifique. Ces vérité» auraient été inintelligible» pour les contemporains nu but révélation aurait été dangereuse pour lui. (Bewen-Shakeepeare. Afereure Je France, 15-IX-1922. ,

3. I es systèmes usités en diplomatie sont nombreux : méthode de Jules César, japonaise, par parallélogramme, de Scnlt. du Comte Gmnufetd. de Bacon, etc.

Le* combinaisons sont 4 l'infini. Le déchiffrerai ■ fait pat tâtonnement, basé sur une vinginine de règles (pat ex, celle du redoublement de» lettres).

4, La clef d'un chiffra est l'alphabet dont on est convenu On en distingue de plusieurs espèces r le eftifra ù timpte clef est celui dans lequel on se sert toujours d un même alphabet pour remplacer les divei - i d'une dépêche, et le chtflrc à double cic7 celui où on change l'alphabet » chaque mot. On se sait en outre de nulles, syllabes mi mëoie phrases Insignifiante*, que l'on mêle aux caractères significatifs. Pour augmente] e M

ELEMENTS GRAPHIQUES

., dillicultr de lire lu dépêche» en chiffres, on emploie grilla, r„Fion biîarremenl découpé à jour qui, dès qu il en |.lmé convenablement sur les dépêche», ne r...-ii .m i. que 1rs caractères nécessaires; car les CBiaelères de remplissage nom éié ajouté* par lYxpédij.i'eprè» qu'il a eu écrit In dépêche.

Le système d'écriture en chiffres le plus «impie cousi-ite ire les vingt-quatre caractère» de l'alphabet (le / non comprisj sur deux ligne, horizontale* cl parallèles. Quand on veut déguiser un mot, il suffit de représenter loi lettres de chaque mol par celles qui leur correspondent dans I autre ligne Ce n'em guère qu'un jeu d'enfant. Les systèmes usités en diplomatie «uni beat4coup plus compliqués.

Autre exemple d'écriture secrète. On a choisi un volume quelconque dont chacun des correspondants possède un exemplaire, On a décidé de faire u^age de nombres de 4 chiffre*, dont le premier est celui de la page, le •fin; de la ligne, te troisième du moi, le quatrième ■Jri I.> lettre. On obtient, par exemple, le cryptogramme

croffté" 6432. 7626, 3214. 8217, 8219. 2314 pour désigner

VERDUN Irï 64J2 .ignifie 6" page, 4" ligne, 3" mot. 2* lettre

5. La ressource des alphabets secrets esl devenue illucar le nombre des combinaisons eil liorné et d'habile» déchiffre urs finissent généralement par en trouver la • le. Ceci exige de nombreuses connaissances, la poa- .11 des langues, une patience à toute épreuve, car ce n'est qu'après une infinité de tâtonnements que l'on !■■ U| ilteindre le but.

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