‹ Traité de documentationChapitre 93 sur 725 · Notation · texte numérisé non relu

Notation

1) La notation (la loime notée) prend place entre les mots de la langue (texte) et l'image, Elle exprime, sous une forme conventionnelle: I" des élément*, parties ou aspects (termes I: !'• leurs rapport» entr'eux (formules. question») ; 3° la classification des éléments et des rapports: 4" éventuellement leurs nombres et leurs mesures . 'V l'expression condensée des loi».

2) Arrivées a un certain développement, les sciences créent leur notation. Ainsi, le» notations de la mathématlque et de la chimie, Cette notation est plus ou moins développée, complète.

3) Une notation intégrale des sciences bibliologiques comprendrait ainsi les cinq ordre* d'éléments susdits. Des premières réalisations de ja notation bïbliologîque se trouvent : a| dans rétablissement de la Bibliométrîe; h) dans les formules de la Psychologie hibliologique : c) dans les Tables de classification bibliographique, priori paiement dan» celles de la Classification décimale,

4) Le nombre: se dit de signes ou ensembles de signes qui représentent une quantité.

Chiffir* : Le chiffre est l'expression matérielle d'une grandeur numérique, tout comme le mot est te signe d'une idée. L'un et l'autre répondent au même titre à une opération fondamentale de l'esprit et sont dès lors également indépendants.

Le système univcisel des unités a pris sa forme scientifique dernière en se fondant sur le centimètre, le gramme et ta seconde, et en «exprimant en ta fotme des nombres ordinaires suivant In multiplication et la subdivision décimale de toute» les unîtes (système décimal, système métrique, système C. G. S.),

Le numérotage en toute matière acquiert une grande importance. On numérote le» dynasties, les souverain», l«a Pontifes, etc.

5) La technique a créé une notation propre. Elle l'applique aux plans; elle l'applique parfois sur ta chose elle-même: machine, installation, locaux, Par ex.: la notation relative à l'électricité.

6) La notation chimique représente généralement l'atome d'un corp» simple par une lettre symbolique et la molécule de corps composé par des assemblages d un certain nombre de ces symboles. Do nos jours, la stéréo-

LE LIVRE ET LE DOCUMENT

chimie a créé un mode de irMi-êsetiialirui des rapport compati* par de* ligures à tioi. dimensions.

La notation chimique a une très longue histoire. EU* subit une transformation radicale avec Lsvoisicr et zeliua. Elle poursuit «an évolution.

7) La notation musicale nnit cliex les Grecs, Le moyen âge en perd la clé. Il créa «a notation à lui. ces neumes en i patte» de mouches • (pedet mascaram). Celle « danse de cousin » muckentanz, comme dit Ambros. désignait vaguement la direction vocale sam valeur ni même intervalles précis.

Le» neumes étaient des signes de notation musicale, usité» d'abord en plain-chant. plus tard aussi dan» la musique profane. A leur origine les neumes sont simplement les accent» qui en grammaire marquent les inflexions d; la voix dans le discours. Leur forme. d'alun d cursive et déliée, devient plus laige, plus anguleuse pour aboutir à la notation carrée. Chacun d'eux n un nom particulier : il indique que la voix doit monter, descendre ou »c tenir à l'unisson sans toutefois faire connaître la note d'unisson ou le degré précis de descente ou d'ascemion : In mélodie e»t supposée connue par l'iuage. Pour suppléer à l'insuffisance de cette notation. Gui d'Arerao, nu XI» siècle, introduisit l'usage de la portée, composée de quatre signes, sur laquelle il échelonna les neumes.

Ultérieurement, on en vint à la forme actuelle de note» correspondant aux temps, aux mesures et aux clés. Le chef d'orchestre dirigeant un grand opéra (de Strauss par exemple) a devant lui une partition allant jusqu'à 27 portée» syn chroniques correspondant chacune a une des partie», instrument ou voix. De» travaux considérables ont été entrepris d'une paît pour traduire en musicaux modernes In musique ancienne ou exotique, d'autre part pour substituer un système de notation plu" simple et plus rationnel au système devenu tradition nel. (I)

fl. Leibnibt dan» sa • characteristîca universalis » a imsfiiné un symbolisme pour exprimer Inute idé>, semblnblaux symbole* de l'algèbre Ce symbolisme s été réalisé dans les temps modernes par Boole, Peano. Buralr. Whiteliead. Russel. etc, (symbolisme logique, mathématique). On a appliqué la logique aux questions les plus controversées de In philosophie ancienne et moderne (J, Butler, Burke). — Le» symboles de l'algèbre et de la logique constituent une langue internationale semblable à l'Espéranto et k l'Interlingua.

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