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maison et dérobe; celui qui, posté en sentinelle, surveille les approches ; celui qui arrête les chevaux; celui qui se présente armé à la portière de la voiture, et demande la bourse, et ceux qui, sans rien faire ni rien dire, prêtent leur présence pour faire nombre et effrayer les voyageurs, sont tous codélinquants, les uns de meurtre, les autres de vol avec escalade ou effraction, les derniers de brigandage;
2** Ceux qui, par un fait matériel, de quelque nature qu'il soit, prêtent une aide pour l'exécution du crime, telle que, sans leur fait, le crime, dans sa spécialité, n'aurait probablement pas été commis.
Des rebelles s'emparent par un coup de main d'une place forte, en se dirigeant d'après les signaux que leur a faits un employé du génie militaire; cet employé est codélinquant.
Le domestique qui remet à des voleurs les clefs de la maison de son maître; celui qui, pendant que son maître enlève une personne, lui garde, près de là, une voiture, les chevaux, les déguisements nécessaires à la consommation du crime ; celui qui recèle les coupables ou les instruments ou les produits du crime, mais en conséquence d'une promesse antérieure, et d'une promesse faite aux auteurs du projet criminel en les voyant arrêtés dans l'exécution par la crainte de la découverte, sont tous des codélinquants, par participation i^ftj/siçwe, quoiqu'ils ne soient pas intervenus, quoiqu'ils n'aient pris aucune part aux actes constituant le délit.
Lorsque le ravisseur rejoint le relais gardé par son domestique, la fille mineure a déjà été déplacée du
DES PARTICIPANTS A UN GRllfE, ETC. 211
lieu OÙ elle avait été mise par ceux à Tautorité desquels elle était confiée. Si le ravisseur était arrêté à cinq pas du relais, il n'en serait pas moins condamné pour enlèvement de mineure; aussi le gardien du relais n'est-il pas, à proprement parler, un exécuteur du crime; mais il est cependant codélinquanl par acte physique du second chef, pour secours tels que le rapt très-probablement n'aurait pas eu lieu, du moins ce jour, et de la manière dont il a été exécuté, sans la certitude qu'avait le ravisseur de trouver un relais à peu de dislance du lieu de l'enlèvement.
Tous ces agents, quand même ils auraient agi pour le compte d'autrui, et n'auraient pris i la résolution du crime d'autre part que celle d'en avoir été informés, et d'y donner cette approbation qu'un mandataire donne à un mandat qu'il accepte, un domestique à J 'ordre qu'il exécute, un ami à la commission dont il se charge, n'en sont pas moins codélinquants.